Samedi 20 mars 2010
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Quinze jours après le passage de Xynthia qui engendra le 28 février dernier, un
raz-de-marée inondant 1200 habitations insulaires, la mise en sécurité de l'île est dans sa phase terminale. Cette opération de grande envergure a mis en oeuvre de gros
moyens, pour que l'île puisse être "hors d'eau", avant les prochaines grandes marées des 29, 30 et 31 mars 2010. Le plus fort coefficient de 112 devant être enregistré, le mardi 30
mars.
Pour que soit réalisée cette prouesse technique, en si peu de temps, ce ne sont pas moins de 13 entreprises
de BTP, épaulées par les membres de l'Association syndicale des étangs et marais, plus le concours de l'armée, qui sont entrés, très rapidement, en action.
un des engins dont dispose les hommes du génie
d'autres engins de TP
Une vingtaine de militaires du génie, équipés de deux gros bulldozers et de six
tracto-chargeurs sont en action depuis le 11 mars dernier.
ce sont 25.000 mètres cubes de sable
qui ont été déplacés en tout juste dix jours Sur la Plage du Peu Ragot à La Couarde, les hommes
du génie, avec leurs engins, ramènent à marée basse, la plus grande quantité possible de sable, avec lequel ils constituent des buttes, qu'ils poussent et étalent ensuite, pour
réensabler la plage et reconstituer la dune.
Sur la plage Sud de Rivedoux, un autre procédé est utilisé pour réensabler la plage.
la dragueuse en action à Sablanceaux
Ce n'est pas un anaconda géant
sorti des profondeurs du Pertuis Breton et venu s'échouer sur la plage de Sablanceaux...
mais un "pipeline" qui achemine le sable tout le long de la plage Sud de Rivedoux, pour la réensabler et reconstituer la dune.
C'est une drague qui extrait le sable dans la mer, à Sablanceaux et le propulse dans une sorte de
"pipeline" parcourant la plage.
engin de TP
réensablement de la plage Sud de Sablanceaux
Puis, le sable est étalé pour réensabler la plage et poussé pour refaire la dune, à l'aide d'engins de TP.
le relais de Thalassothérapie à Sainte-Marie-de-Ré
À Sainte-Marie de Ré, des roches ont été amenées pour protéger le relais de Thalassothérapie et la dune a été
rechargée.
apport de très grosses roches

De très importants travaux de consolidation
de la digue du Boutillon ont été réalisés par l'apport et la mise en place d'énormes roches.
des cages en fer remplies de pierres

forment un mur qui réhausse la hauteur de la digue du Boutillon
La digue a été réhaussée par la mise en place de grandes cages en fer remplies de pierres,
lesquelles, mis bout à bout, constituent un véritable mur de surélévation du niveau de la digue.
Le cordon dunaire a reculé de 13 mètres après le passage de Xynthia et même s'il y a des endroits de notre
littoral qui ont été plus touchés que d'autres, il suffit de se rendre sur les plages, pour le constater.
plage de Gros Jonc
La descente en béton qui conduit à la plage de Gros Jonc a été
à moitié démolie par la tempête.
comme sur l'ensemble du pourtour de
l'île, le cordon dunaire a reculé
de telle sorte, que ce blockhaus est descendu au niveau de la plage La dune a reculé et
le blockhaus qui était, il n'y a pas si longtemps dans la dune, a glissé sur la plage.
la plage du Petit Sergent au Bois-Plage
Au Bois-Plage, village le moins touché de l'île de Ré, la tempête a cependant complètement détruit, le
long chemin balisé, fait de lattes de bois, qui longeait la dune de la plage du Petit Sergent, pour la préserver.
du côté du phare des Baleines, comme partout, la dune a reculé
et près du sémaphore..., ça ne va pas très fort !
non ce n'est pas un casier pour crabes géants, oublié par les pêcheurs, mais un blockhaus déposé là
A Saint-Clément-des-Baleines, la dune a également reculé et plutôt dangereusement dans la partie
où est érigé le sémaphore. Et, comme sur la plage de Gros Jonc, le blockhaus qui était là, se retrouve au niveau de la plage.
Le coût de l'opération de mise en sécurité de l'île de Ré, qu'il a fallu réaliser dans l'urgence (pas le choix !), est estimé à 5 millions d'euros.
Personne ne doute plus aujourd'hui de la fragilité de nos digues, de l'immense puissance de l'Océan et de la nécessité de revoir tout le dispositif de protection des
personnes et des biens, sur l'île de Ré. D'autant que les raz-de-marée (que les rétais
nomment aussi vimers) jalonnent les annales de géographie et d'histoire
de l'île de Ré. En effet ce sont vingt vimers qui ont été recensés dans les archives, entre le XVIème siècle et le XIXème siècle. Deux autres ont été enregistrés au XXème siècle, en 1924
et en 1940. En 1941 me rappelait encore hier, mon ami Paul Héraudeau, alors qu'il avait tout juste dix ans, la mer pénétra sur l'île. Les conditions étaient cependant bien différentes car
il n'y avait pas de vent. Cependant l'eau continua de monter à marée haute, puis se retira, laissant paraître les dégâts occasionnés.
Mais, les amoureux de notre île peuvent être certains, que tout est mis en oeuvre actuellement, pour qu'ils puissent être accueillis, dans les meilleures conditions, pour leurs séjours et leurs
vacances, et ce, dès Pâques.
Pich
Par Pich
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Publié dans : mer et bateaux
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Quel travail, c'est désolant de voir ca !
Ca ne pouvait pas etre fait avant ce travail de consolidisation ?
j'espère que vous serez prets pour l'été
Très beau reportage à voir pour ceux qui n'y sont pas. Là, au moins on suit l'évolution des travaux. Parce que les infos n'en disent rien du tout.
pour les engins, tu peux enlever le B, TP suffit. :-)
bise
Nous avons une location prévue la semaine prochaine à st clément des baleines. Le loueur bous dit qu'il n'y a aucun risque bien évidement (ce qui compte pour lui ce sont les euros... :((
Mais avec des enfants en bas-âges, nous sommes plutôt préoccupés. Est-ce vraiment sécurisé pour résister à la très forte marée prévue le 30 ?
Est-ce que cela vaut le coup de prendre le risque compte tenu de tous les dégâts encore visibles ?
(N'oublies pas de me dire comment tu sais que je t'ai vu le mardi à la haute mer sur la plage de la Couarde!)