Vendredi 6 juillet 2007
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Choisissez
le Sel de
Ré
Avant le 25 avril 2007, le sel rétais n'était pas encore considéré comme un produit alimentaire. Depuis cette date, un arrêté publié par le ministère de l'agriculture reconnaît enfin, officiellement, la valeur alimentaire du
Sel de Ré.
La publication de
ce décret a mis enfin, un terme à de nombreuses années d'attente, de la part des professionnels du sel de l'Île de Ré, qui avaient demandé cette reconnaissance dès 2001.
Ce n'est donc, que juste récompense pour la centaine des sauniers rétais. D'autant qu'une étude récente, effectuée par l'Agence française de sécurité
sanitaire, reconnaît que le sel de l'Atlantique contient plus de calcium, de magésium et de potassium que les autres types de sel.
La coopérative des sauniers regroupe aujourd'hui 90 adhérents. Elle les rémunère en fonction des ventes et non pas en fonction des
récoltes.
Pour moderniser le site de la dite coopérative installé à Ars, plus d'un million d'euros ont été investis, ces quatre dernières années. La coopérative
en a financé la moitié. L'autre moitié des fonds provenant de l'Europe, de l'Etat, de la Région et de la communauté de communes de l'Île de Ré.
Comme on vient de le voir, plus la coopérative vend de sel, mieux les sauniers sont rétribués. Mais, quoi qu'il en soit, actuellement, cette activité
n'est vraiment viable qu'en tant qu'activité complémentaire.
La coopérative, dans un souci d'équilibre, a demandé à ses adhérents de respecter des quotas de production, tant pour le gros sel que pour la fleur de
sel.
Les investissements ont permis notamment la mise en place d'une chaîne de conditionnement moderne, avec cribleuse, séchoir et ensacheuse, pour
emballer les différents produits salicoles : gros sel, sel fin, sel aromatisé, fleur de sel.
La traçabilité totale est garantie pour le produit le plus noble du marais salant, qu'est la fleur de sel. Elle est stockée dans des conteneurs qui
sont munis d'étiquettes avec l'identification du saunier qui la produite, les dates de la récolte ainsi que le lieu où se trouve le marais.
Et devant les perspectives de développement qui sont ouvertes maintenant, plusieurs sauniers ambitionnent de ne vivre que de leur travail sur le
marais salant, dès 2009.
Pich
Par pich
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Publié dans : pichtou
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