Mon petit
Prix d'Amérique
(séquence souvenirs)
Photo Scoop Dyga publiée par ParisTurf, le quotidien du cheval
Place aux jeunes trotteurs...
Une semaine après que le championnat du monde des trotteurs montés, le Prix de Cornulier ait été remporté par un mâle de 5 ans One du Rib entraîné par Joël Hallais, c'est encore un 5ans qui a remporté le Prix d'Amérique dimanche.
Et cela me fait très plaisir, que ce soit Pierre Levesque qui ait gagné avec Offshore Dream, trotteur ayant rejoint son écurie, l'année dernière.
Offshore Dream a été 12 fois au départ sur l'hippodrome de Vincennes. Il fut les 12 fois à l'arrivée avec 5 succès à la clé, dont le Critérium Continental des 4 ans, couru à Vincennes, la veille de Noël.
En grand champion, il a remporté la 86 ème édition du Prix d'Amérique, couvrant les 2700 mètres de la grande piste, sur le pied de 1'12", battant au passage le record que détenait Késaco Phédo.
Pierre Levesque n'avait que 6 ans lorsque son grand-père, Henri Levesque remporta son unique Prix d'Amérique, en 1967, avec la célèbre jument Roquépine.
Pour Pierre Levesque, qui est dans le métier depuis 25 ans, c'était dimanche sa première victoire aussi dans cette grande épreuve, en tant qu'entraîneur-driver.
Bravo "Pierrot" et félicitations.
J'ai toujours aimé les chevaux et j'ai connu, à un moindre niveau, les joies que peuvent apporter les succès de chevaux dont on a été propriétaire, ou éleveur, ou les deux. J'ai connu aussi les soucis qui vont avec. Une médaille a toujours son revers. Mais, n'ayant pas souhaité mourir complètement idiot ou rempli de regret, j'ai toujours essayé de faire des choses, qui me passionnèrent. Même si ce ne fut pas toujours facile...
Ainsi, dans les années 80, je m'intéressai de très près aux trotteurs. Je fis tout d'abord l'acquisition d'Olibrius, un mâle qui était encore foal. Je finis de l'éléver chez moi à la campagne, puis il partit chez un entraîneur pour le débourrage.
Ce ne fut pas un crack, mais j'eus quand même la satisfaction de le voir finir second à La Capelle et de le voir gagner à Paray le Monial.
Souvenir...souvenir, c'était le 23 mai 1983.
drivé par Michel Govignon, Olibrius remportait sous mes couleurs,
le Prix de Bad Durkeim, avec une confortable avance
Je me rendis vite compte, après cette première expérience, que ce qui me plaisait le plus en fait, c'était d'être au contact des chevaux, de les nourrir, de les soigner, de les élever quoi.
Je fis ensuite l'acquisition d'une poulinière lors d'une vente aux enchères. Elle était pleine et mit au monde, un joli petit poulain, que j'appelai Rocco Boy.
Rocco-Boy au premier plan avec sa mère
Votre bloggeur sur le chemin
Rocco-Boy, une fois sevré
Rocco-Boy ne fut pas un trotteur pécoce. Qualifié à l'âge de 3 ans il ne commença à courir qu'à l'âge de 4 ans. Il lui fallait deux ou trois courses pour pouvoir retrouver la forme.
Après quoi, il était régulièrement placé ou gagnant.
Rocco-Boy, remportant le Grand Prix du Courrier Picard
sur l'hippodrome d'Amiens, sur le pied de 1'15"
Le 11 août 1990, le poulain que j'avais élevé, remporta en nocturne le Grand Prix du Courrier Picard, sur l'hippodrome d'Amiens. Les courses se déroulaient pendant que nous dînions avec mon épouse , ma fille Aline et Christophe son mari, au restaurant panoramique de l'hippodrome. Ce fut une merveilleuse et inoubliable soirée.
Pour moi, ce fut comme si le poulain que j'avais élevé, venait de remporter mon petit Prix d'Amérique.
Pich
NB: Désolé pour ma médiocre qualité des documents publiés, mais je n'ai pu que scanner mes phos.