Vendredi 5 janvier 2007
5
05
/01
/Jan
/2007
07:15
L'érosion des côtes
Certaines plages rétaises
sont en danger
110 kilomètres de côtes protégent l'Île de Ré des assauts incessants de l'océan atlantique. Bien sûr, on
dénombre 54 kilomètres de digues. Les digues ne sont pas les seuls remparts, pour assurer sa "défense", contre la mer. Les falaises, les dunes et les plages, sont autant de boucliers,
contre les vagues.
Mais l'érosion ronge des plages, des dunes, ainsi que des propriétés, qui sont menacées par la mer.
L'état de la plage et de la dune
de Trousse-Chemise est préoccupant. Mais, elle n'est malheureusement pas la seule à subir les affres de l'océan. Les plages, "le Peux Ragot"
à La Couarde et "la Salée" à Sainte-Marie, en portent aussi les stigmates.
La plage et son bois du même
nom, chers à Aznavour,
c'est par là...
Je n'étais pas revenu sur cette plage,
depuis la fin du mois de juin dernier. De retour sur place, j'ai eu à constater combien depuis, elle avait souffert des assauts répétés du vent et des vagues, lors des précédentes marées à
fort coefficient. La dernière tempête du 8 décembre dernier, qui succéda à celle du 23 octobre (qui vit le Rokia Delmas s'échouer sur nos côtes), a laissé des traces. Cela fait plusieurs
années que les agressions de l'océan atlantique, mettent à mal ses dunes et la plage.
Il n'y a pas si longtemps, que
ces racines
étaient encore recouvertes par le sable de la dune
A
chaque grande marée, les assauts conjugués du vent et des vagues de l'océan, détruisent un peu plus la dune.
Inexorablement, le système radiculaire
de certains arbres, est progressivement mis à nu
Après que
les racines des arbres aient été mises à nu, les pins ainsi fragilisés, sous les coups de boutoir des rafales de vent, tombent sur la plage, lors des tempêtes.
sous les coups de boutoir des rafales de vent,
les pins tombent sur la plage
Quant ils ne sont pas déjà morts avant, d'inanition, n'ayant plus pu puiser leur nourriture dans le sol, depuis longtemps.
la forêt domaniale est menacée, mais aussi des propriétés
Une partie de la dune de Trousse-Chemise, celle qui la sépare de l'anse du Fourneau a déjà été engloutie. La mer, sur environ une trentaine de
mètres, a envahi le bois, derrière la plage.
Comme ils le souhaitaient et l'avaient demandé depuis quelques années, les élus rétais pourront bientôt intervenir en urgence et assumer la
gestion et l'entretien d'une partie des travaux de défense des côtes de l'île.
Cette année, la communanuté de communes a prévu un budget de 50 000 €, pour entretenir les 9 kilomètres de côtes dont elle a la
responsabilité. Elle a également prévu l'embauche, à temps plein, d'un technicien qui sera chargé de la défense des côtes rétaises.
D'ici à 2009, le département dépensera par an, 1 million d'euros, pour les travaux
de nouveaux tronçons d'enrochement et de réparation des digues. Et, petit à petit, la gestion et l'entretien en reviendront à la communauté de communes. Ce qui ne manquera pas
d'occasionner des dépenses supplémentaires. Cela va de soi !
Pich
Par pich
-
Publié dans : pichtou
-
30
et qu'y pourront nos faibles moyens d'humains..
enfin..
belle journée quand même mon cher Pich !
des grosses bises.
Bonne journée
De passage sur ton blog, j'ai regardé, j'ai lu et je repars en laissant mes voeux de bonne année 2007.
Je reviendrai.
@ bientôt,
Arawak
bonne année sincèrementet bonne santé
J'espère que les efforts des hommes seront efficaces pour sauver ces plages et cette végétation.
A bientôt
Merci Pich
Bisous
Je viens de rendre une peite visite sur ton blog,que je trouve super.
Lord du dernier article,lorsque l'on voit la dégradation de toute cette beauté,on peut se poser la question:Mais ou allons nous?
Amicalement.Aimée
50 000 euros.. oui c'est une somme respectable mais compte tenu des travaux à réaliser il me semble que ce sera largement insuffisant ....mais ce sera le debut d'une action qui semble devenir inévitable ...
excellente année pour vous
Oui c'est vrai DIMITRI aime mieux la température de Marseille , et nous aussi , bien que nous soyons marlgrés tout de la région est NANCY pour moi , METZ pour Sabine et Christian , mais nous avons eu vite fait de nous déshabituer du froid , parce qu'on est si bien quand il fait meilleur. Mais tu sais BORDEAUX est froid plus par son Humidité que par son froid , cela te transperce les os.
C'est là bas que j'ai attrapé toutes mes douleurs articulaires , et Sabine et DIMITRI Sont tout le temps enrhumé en hiver. Désespérant.
Voilà les dernières nouvelles du jour.
Grosses bises des marseillais.
Mamiekéké, cricri d'amour , aidé par DIMITRI.
Bonne soirée
A bientôt. Mado.
Inexorable les effets du temps....
Bonne soirée à toi
C'est vrai que Trousse-Chemise est tristounette ces derniers temps. On ne voit guère la plage et l'océan sous cet angle... Il serait temps de protéger les côtes. L'Ile de Ré est si belle, si agréable.
La voir comme cela aujourd'hui me rend toute chose...
Bisous Pich et bonne nuit.
Fleur de Sel
Merci de l' avoir si bien démontré .
merci pur le reportage
mais cela m'aura permis de voir l'envergure des racines de ces arbres et la si petite profondeur à laquelles on peut les trouver
A bientôt l'ami.
michel.
Juste un petit mot à ceux qui subissent les dommages de l'érosion!
Il y a environ 25 ans, je travaillais avec mon beau-père Alexandre Steampfli. Nous avons construit Port Ripaille, cité lacustre à Thonon les bains.
Alexandre avait déjà construit port Choiseul près de Genève.
Il avait mis au point un système d'ouvrages en béton armé pour la protection des ports et des côtes. Nous étions sur le point de refaire le port de Monaco avec son "système Steampfli". Malheureusement, l'ingénieur chargé de cette affaire à Monaco(Mr. Derrien)est décédé alors que cette affaire était sur le point d'aboutir. Le nouvel ingénieur chargé de ce projet s'est opposé.
Bref, mon feu beau-père était au courant du problème d'érosion à Biaritz et ailleurs sur cette même côte. Il a fait des propositions très calculées et donné des propositions avant-gardistes qui ont été rejetées faute de moyens financiers(soi-disant)
Les sociétés d'enrochements ont remportés les adjudications si bien qu' ballet incessant de camions déverse des rochers qui peu a peu sont emportés par la violence de la houle, comme de vulgaires morceaux de sucre dans un verre d'eau.
Le prix payé pour ces cailloux depuis ces 25 ans, date où mon beau-père a fait ses propositions aurait payé plusieurs fois les ouvrages en béton armé qu'il proposait de faire.
Mon beau-père était ingénieur hydraulitien, spécialisé en résistance des matériaux, ayant testé son brevet (aujourd'hui libre) au prix de sa magnifique propriété Suisse au bord du Léman. Il n'avait pas pour habitude de berner les gens!
Il n'existe plus aujourd'hui d'hommes capables de tels enjeux en hydraulique, dommage!
Il eut fallu saisir l'oportunité à l'époque.
Mes connaissances personnelles ne me permettent pas de lui arriver à la cheville, n'ayant joué qu'un rôle commercial et de chef de chantier, fabrication de maquettes aussi et dessin.
Certains des sites de la côte atlantique auraient pu bénéficier d'ouvrages magnifiques et rassurants!