Mercredi 13 décembre 2006
Bonjour les Amis,
Un Grand merci à Francisco
qui a réalisé, ma nouvelle bannière
Retrouvez-le dans mes liens favoris, il le mérite.
Hier, vous étiez 16481 à avoir visité
mon blog et y avoir vu
58223 pages
Le "Bagne"
de
Saint-Martin-de-Ré
Anse d'embarquement de la citadelle, face à la Porte Royale
En fait, il n'ya jamais eu de bagne , à vrai dire , sur l'Île de Ré. C'était un centre de transit où étaient rassemblés
et enfermés les forçats, en attente de leur départ vers le bagne. Il y avait, en moyenne, deux voyages par
an.
Ce furent, tout de même, plus de cinquante mille détenus qui séjournèrent
dans la citadelle, de 1873 jusqu'au 28 novembre 1938, qui fut le jour du dernier départ, vers le bagne.
De 1873 à 1900, les forçats furent conduits en Nouvelle Calédonie, sur
l'Île de NOU dans la baie de Nouméa.
A partir de 1901, les condamnés partirent pour
Saint Laurent du Maroni, bagne beaucoup plus connu, sous le nom de "Cayenne".
Escalier d'accès pour les bagnards
Extraits de leurs cellules des Maisons Centrales Françaises, les condamnés étaient dirigés vers la citadelle de Saint Martin de Ré.
Jusqu'en septembre 1933, ils transitèrent par La Rochelle. Ils étaient alors embarqués, dans des wagons cellulaires de dix neuf places, qui traversaient la
ville, sous les regards des curieux. Ensuite de quoi, ils étaient convoyés par bateau à aubes ou à vapeur, jusqu'à l'Île de Ré.
Hautes sont les murailles
d'enceinte de la citadelle
Débarqués encore habillés en civil, menottes aux poignets, ils remontaient à pied, sous bonne garde, le chemin poussièreux du petit bois de la
Barbette, qui mène à la citadelle.
Et, bien que les militaires en garnison dans l'Île de Ré, n'eurent pas la
charge des forçats, ils participèrent à la conduite des colonnes de condamnés, en renfort des gendarmes et des surveillants. Aussi , postés sur les hautes murailles, des clairons,
prêts à sonner, guettaient tout mouvement suspect.
Quitter la citadelle, et sur la mer, embarquer pour le bagne.
Liberté, liberté chérie...!
De 1873 à 1885, les convois de forçats furent assurés par des frégates à voile et à vapeur de la Marine Nationale. Puis , suite à un appel d'offres
lancé par le Ministère de la Marine et des Colonies, la Compagnie Nantaise de Navigation à Vapeur fut déclarée adjudicataire pour ce transport.
Il n'est pas inutile de rappeler que dans les années 1880, les forçats travaillaient à la mine en Nouvelle Calédonie, avec au pied un boulet que
retenait une chaîne. Ils constituèrent une main-d'oeuvre, laquelle, pour une très grande part, est à l'origine de la prospection et de l'extraction du minerai de nickel.
Source:
. Association des journalistes bretons
et des pays celtiques
.Voiliers et navires de Nantes