Bonjour les Amis,
je vous souhaite un bon dimanche
Un Grand merci à Francisco
qui a réalisé, ma nouvelle bannière
Retrouvez-le dans mes liens favoris, il le mérite.
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mon blog et y avoir vu
56454 pages
La Citadelle
de
Saint-Martin-de-Ré

Le havre en contrebas, face à la Porte Royale
La prison de Saint Martin de Ré, qui peut accueillir 450 détenus est , je crois encore aujourd'hui,
la plus importante centrale de France. Autre certitude, avec ses 280 fonctionnaires qui en assurent la garde, l'administration pénitentiaire est le premier employeur de l'Île.

La Porte Royale
Depuis 1946, la citadelle de Saint Martin de Ré a recouvré son rôle de
prison.
Pendant la première guerre
mondiale, ce furent des allemands qui y hébergèrent, en tant que prisonniers. Et, durant la seconde guerre mondiale, ce furent encore eux... La citadelle devint alors, caserne pour les soldats allemands.

Le chapeau de la Porte Royale
Pendant des siècles, cette citadelle eut un rôle
principalement militaire, jusqu'à la Révolution et les périodes troublées, qui lui attribuèrent alors, le rôle de
prison.
Y furent transférés fin 1798, les 1023 prêtres réfractaires qui croupissaient sur les pontons de Rochefort avec 133 autres détenus. Ces 1156
prisonniers se retrouvèrent entassés, dans des locaux qui ne pouvaient en loger, tout au plus 500. Il y eut beaucoup de mortalité et ce n'est qu'après la signature du concordat le 14
juillet 1801, que ceux qui survécurent à ces conditions terribles d'incarcération, connurent la fin de leur calvaire et leur libération.
Sous l'empire d'autres opposants, notamment ceux qui refusaient les levées en masse, y furent enfermés. Puis , en 1820, ce fut le tour des soldats
fidèles à Napoléon, de peupler la citadelle.
Ensuite, durant un demi-siècle, elle devint garnison pour les militaires.
Le fronton de la Porte Royale
Ce fut ensuite la Commune et en 1871, la citadelle fut déclarée prison d'Etat. Quatre cents
communards y furent internés. Quand les derniers communards furent transférés en Bretagne, en 1873, la citadelle connut une nouvelle fonction.
Elle devint alors dépôt d'étape et lieu de rassemblement des prisonniers de droit commun, condamnés au bagne.

Battant droit de la Porte Royale,
en bois et cloutée
Des personnages passés à la postérité y furent enfermés, avant leur départ pour le bagne. Il y avait je crois, deux
départs par an.
C'est de ce pénitencier qu'Alfred Dreyfus, Guillaume Seznec, et Henri Charrière surnommé "Papillon", embarquèrent pour le bagne de Saint Laurent du Maroni, en Guyane.
Pich