Mercredi 22 novembre 2006
3
22
/11
/Nov
/2006
00:00
Bonjour les amis,
Merci beaucoup, pour tous vos coms.
Hier, vous étiez 12713 à avoir visité
mon site, pour y avoir vu 46003 pages.
Pich
L'île d'Aix
et
FORT BOYARD
(suite)
Son utilisation militaire ne fut jamais
celle qu'elle aurait dû être !
Il
s'agissait bien d'un projet militaire grandiose, le fort étant conçu pour faire face à une flotte entière. Il devait accueillir 260 hommes, sans contact avec le continent, pendant deux
mois, plus les services d'intendance. Ajoutez à cela , 300 mètres cubes d'eau douce en réserve, des magasins à poudre et des soutes à munitions. Ces parties sensibles du fort devaient être
scindées en petits îlots, afin d'éviter qu'une poudrière touchée par l'ennemi, ne détruise l'ensemble. Ajoutez-y encore 66 casemates qui devaient recevoir des canons à longue
portée.
Quand le soleil se couche sur le vaisseau de pierre
Mais, il ne fut en réalité équipé que de 30 canons de seize...Et, quand le gros oeuvre fut achevé ses armes de défense, furent dépassées. Les
canons, dont la portée avait beaucoup augmenté, avaient fait leur apparition.
L'utilité de Fort Boyard s'en trouva remise en cause. Pourtant, lors du dépôt du procès-verbal de fin de travaux en 1866, le prix de revient établi
officiellement , atteignit 7.083.000 Frs.
Pour vous donner quelque équivalence, cela correspond, peu ou prou, aujourd'hui, au coût de construction de 120 kilomètres d'autoroute
.
Mais... qu'allait-on pouvoir bien faire alors, de ce navire de pierre ?
Il
devint prison pour les communards, en 1871, en attendant qu'ils soient déportés, vers la nouvelle Calédonie. Y furent conduits les chefs de la commune: Assy, Jourde et Rastoul, ainsi que le
journaliste Henri Rochefort.
Mais les conditions de vie des prisonniers et surtout celles des gardiens, dans le fort, s'avérèrent vite, trop dures. Ajoutez à cela, des
conditions d'accès difficiles. C'en était assez pour qu'il soit mis un terme, à son rôle de prison.
Les vedettes de croisière Inter-Îles vous emmèneront
pour une promenade en mer , avec approche de Fort Boyard
(au départ de l'embarcadère de Sablanceaux ou de Saint-Martin)
Il eut
ensuite pour occupants les services du "marégraphe", les matelots de Rochefort qui étaient chargés de la surveillance des torpilles dormantes du pertuis, les ouvriers chargés par les
services de l'hydraulique de Rochefort d'assurer l'entretien des bâtiments.
En 1913, l'armée s'en sépara et les canons furent vendus. En 1925, les ferrailleurs vinrent en prendre possession. Ils durent cependant, utiliser de
la dynamite, pour pouvoir les récupérer. Et, durant la Seconde Guerre mondiale, Fort Boyard servit de cible d'entraînement aux armées
Allemandes.
Puis,
bien que classé monument historique, il fut laissé un temps, plus ou moins long, à l'abandon , et vit son petit port progressivement démoli, par les vagues et les tempêtes.
En 1961, les domaines mirent le fort en vente aux enchères, avec une mise à prix de 7500 Frs. Monsieur Eric AERTS, dentiste à Avoriaz s'en porta
acquéreur, pour la somme de 28500 Frs. Son projet, était de transformer Fort Boyard, en Hôtel de Luxe. Mais le coût des transformations nécessaires, fut tellement élevé, qu'il renonça à son
projet.
Fort Boyard servit aussi, par deux fois de décor, pour le cinéma, la première fois en 1962. Tout d'abord, dans "Le Repos du Guerrier", un film de
Roger Vadim, ayant pour acteurs principaux: Brigitte Bardot, Macha Méril et Robert Hossein. Sorti en salles le 5 septembre 1962, on y pû voir, qu' une vue rapide du fort.
La deuxième fois en 1966, ce fut dans " Les Aventuriers", un film de Robert Enrico, avec pour acteurs principaux: Alain Delon, Lino Ventura, Serge
Reggiani et Johanna Shimkus. Sorti en salles le 12 avril 1967, on y vit des séquences tournées à Fouras, sur l'Île d'Aix, mais surtout, la
scène finale, tournée à Fort Boyard.
Ensuite de quoi, le calme revint sur le cuirassé de pierre, perdu en mer, n'ayant plus alors, pour locataires, que cormorans, goélands et mouettes
.
Coucher de soleil sur Fort Boyard
Enfin, las de cet achat sans suite, Eric AERTS, le vendit au département de la Charente- Maritime, pour 1,5 million de francs.
Puis, grâce à la volonté du service marketing du conseil général, la télévision s'y intéressa.
Quant à la suite, vous la connaissez, sauf qu'aujourd'hui, il ne peut pas être visité, mais vous pouvez tout de même en faire le tour, comme je l'ai
fait, en bateau.
Photo 1, 3, prises de l'Île d'Aix
Photo 2, prise à bord de l'Océane IV
Source: Oléron-Guide touristique de référence
Pich
Par pich
-
Publié dans : pichtou
-
37