Lundi 20 novembre 2006
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Bonjour les amis,
Merci beaucoup, pour tous vos coms.
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Pich
ÎLE
d'AIX
L'île aux deux musées
Le Musée Africain
Les Gourgaud firent l'acquisistion de nombreux bâtiments sur l'île d'Aix , pour les sauver. Ils
les restaurèrent et attribuèrent un certain nombre d'entre eux à des familles de l'île, contre un petit loyer.
Napoléon baron Gourgaud
Portrait du peintre Manuel-Angeles Ortiz en 1926
(Photo des musées nationaux)
Ce petit-fils du général Gourgaud qui accompagna Napoléon dans les heures sombres qui suivirent la défaite de Waterloo, s'était beaucoup attaché à
l'île d'Aix.
La marine ayant désarmé sa garnison en 1924, le village se retrouva privé de son casernement militaire.
Les Gourgaud ne ménagèrent pas leurs efforts, pour maintenir une activité dans le
village et y créèrent leurs musées. Avec son épouse, le baron Gourgaud réunissait sur l'île, tout ce que Paris et la France comptait, de sommités et de personnalités importantes.
Passionné de voyages, le baron Gourgaud parcourut l'Afrique où il s'adonna à sa passion, la chasse.
Portrait en buste du baron Gourgaud
Fusain et sanguine de 1931
(Photo des musées nationaux)
Président
de la Société des Amis de l'île d'Aix et maire de la commune de 1933 à 1937, il voulut présenter au public, les collections zoologiques et ethnographiques, qu'il avait rapportées de ses
nombreux périples. D'où, la création du musée africain, en 1933.
Modeste par sa taille, il est installé dans d'anciennes maisons de pêcheurs, blanches, aux volets verts. Deux galeries formant une équerre, recellent
les trophées rapportés de trois grandes expéditions en Afrique. La première en 1913-1914, la seconde en 1928 et la trosième en 1930-1931.
Au cours de ces chasses, il tua de nombreux animaux (c'était l'époque de l'Afrique coloniale des années 30). Il les fit naturaliser, par le plus grand
taxidermiste de l'époque, Rowland Ward, de Londres.
Afin de pouvoir les présenter, dans le cadre de leur pays d'origine, il fit réaliser par un peintre- paysagiste, plusieurs dioramas illustrant la
faune, la flore et les paysages d'Afrique Orientale. On retrouve ainsi, le Mont- Kenia, le Kilimandjaro et des paysages du Soudan. Le baron Gourgaud reçut en cadeau de la part d'un de ses
compagnons, Armand Van Mons, pour son musée, de nombreux objets ethnographiques. Parmi ceux-ci, une exceptionnelle collection d'armes blanches, de boucliers, et de masques du Gabon.
Rhinocéros noir du musée
africain
(Photo des musées nationaux)
On y
trouve tous les spécimens de la faune africaine, regroupés par zone de voisinage. S'y cotoient crocodiles et lions sur fond de bras de rivière, d'où émergent deux hippopotames. Des kyrielles
d'oiseaux de toutes les couleurs, de toutes tailles nous montrent la richesse des espèces d'oiseaux d'Afrique.
Trône en bonne place dans les galeries du musée africain, le
dromadaire de l'Empereur.
Le dromadaire de
l'Empereur
Monture de Bonaparte pendant la campagne d'Egypte en 1801, après
avoir vu les pyramides, il a fini ses jours au jardin des plantes. Ce très noble animal a été distingué par le sort et a rejoint la postérité.
Ce musée, sur les conseils du directeur du Muséum d'Histoire naturelle de La Rochelle, fut aménagé par l'architecte parisien Léo Polin. Il a
conservé sa présentation très caractéristique des années 30, telle que l'avait voulue, le baron Gourgaud.
Photos 1, 2, 3 et
Source d'information: musées nationaux
Pich
Par pich
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Publié dans : pichtou
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