Vendredi 7 août 2009
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Dans le cadre des soirées du conseil général "Sites en scène", les flottais et les flottaises,
s'apprêtent à rendre hommage, durant la nuit du 9 au 10 août 2009,
à Nicolas Martiau qui naquit en l'an 1591, dans la paroisse de La Flotte, sur l'Île de
Ré.

le buste de Nicolas Martiau, oeuvre du sculpteur
Désiré Bardot
Issu d'une famille de notables, riches armateurs et négociants rétais, Nicolas Martiau
n'est autre, que l'ancêtre du Premier Président des États-Unis, le célèbre George Washington, qui naquit le 22 février 1732 dans le comté de Westmoreland en Virginie. À l'occasion de cette nuit américaine, un vibrant hommage sera rendu, à cet illustre
rétais.

Il sera procédé à 21 heures, à l'inauguration de la statue en bronze du buste de Nicolas Martiau, oeuvre de Désiré Bardot, au jardin de la barbette situé sur le front de
mer, face au port. La cérémonie se déroulera en présence de Léon Gendre maire de La Flotte, du conseil municipal de la ville, de la population et des nombreux vacanciers. Elle sera
présidée par Henri Masse, préfet de Charente-Maritime, en présence de Kenneth A.Fortier, consul des États-Unis et de Patrick Casin, président de l'association "Nicolas
Martiau".
De 21h30 jusqu'à 2 heures du matin, un hommage musical aux troupes américaines sera rendu par les 23 musiciens de l'orchestre "The Glenn Miller Jazz Band", placés sous la direction de
Dominique Rieux. Entre temps à 23h30, un spectacle pyro-musical "La France de 1944 à 1950", spécialement conçu par le grand artificier Jacques Couturier, habillera le port qui, pour
un temps, ôtera sa robe noire.
Lorsque Nicolas Martiau vint au monde en 1591, l'île de Ré comptait
environ le tiers du nombre d'habitants qu'elle dénombre aujourd'hui. Les 6000 rétais résidant alors sur l'île, vivaient essentiellement, de la récolte du sel, de la pêche et du travail du bois qui servait à la
construction des bateaux. Les ports de La Flotte, de Saint-Martin et d’Ars accueillaient de nombreux navires anglais et hollandais qui venaient s’y
ravitailler. A proximité de La Rochelle où Jeanne d’Albret, reine de Navarre et mère du futur Henri IV, avait établi une de ses places fortes, cette dernière favorisa
l’expansion du calvinisme, dans toute la région. C’est dans ce contexte que le jeune Nicolas Martiau, né dans une famille huguenote (protestante), apprit à lire, en étudiant les Évangiles
et la Bible. Tout en s’imprégnant de la doctrine de Jean Calvin, il apprit également à parler l’anglais, comme c'était la règle à l'époque, dans les familles
aisées.
En signant en 1598, l'Édit de Nantes, le bon roi Henri IV avait
effectivement accordé la liberté de culte calviniste en de
nombreuses villes, dont La Rochelle.
Mais, après son assassinat en 1610, c'est
Marie de Médicis, fervente catholique qui assura la régence du royaume. Durant cette période, l'influence des Ordres religieux catholiques, ainsi que celle d'une majeure partie de
l'aristocratie française, prit de l'ampleur, à telle enseigne, que les huguenots se sentirent, de moins en moins, en sécurité.
Peut-être fut-ce pour cela, qu'à l'âge de 22 ans, Nicolas Martiau émigra en
1613, en Angleterre, où il fut accueilli par la famille du Comte d'Huntington? Puis, il obtint la nationalité anglaise. Après qu'il eut gagné la confiance du Comte d’Hutington, il se vit confier la gestion d’un immense
territoire, dans les colonies anglaises d’Amérique, en Virginie. Nicolas Martiau embarqua le 6 mai 1620, afin de rejoindre sa nouvelle patrie. Deux mille Huguenots français
firent de même, pour échapper aux persécutions religieuses.
Une fois arrivé en Virginie, Nicolas Martiau fut confronté à de
fréquentes et dévastatrices incursions indiennes dans la jeune colonie de Jamestown. Pour assurer la protection des terres dont il avait la charge, il les entoura de palissades en bois.
Cette mesure s'avéra très efficace.
En 1622, Nicolas Martiau épousa la veuve du Lieutenant Sir Edward
Berkeley, dont il eut plusieurs enfants. En 1630, il fit l'acquisition de 520 hectares de terre, sur un promontoire de la presqu’île de Pormunkey (York), sur lequel il installa sa
famille en 1631. Cette propriété devint Yorktown où, par le fait du hasard, le descendant de Nicolas Martiau, George Washington, remporta la victoire sur les Anglais, en
1781, victoire qui devait aboutir à l’indépendance des Etats Unis.

Entre autres mérites qui reviennent à Nicolas Martiau, il faut rappeler
qu’il organisa la venue en Virginie de huit vignerons du Languedoc, porteurs de plants de vignes, qui donnèrent naissance, aux premiers vignobles du Nouveau Monde. Mais, le plus marquant
de ses mérites, fut d'être le père d'une fille prénommée Elisabeth. Laquelle fille, mariée au Colonel George Reade, fut l’ancêtre du Général George Washington et du
Gouverneur Thomas Nelson.
Les généalogistes auraient d'ailleurs découvert que la reine d’Angleterre
Elizabeth II, descendrait également de Nicolas Martiau, par sa mère Elizabeth Bowes-Lyon, apparentée à Nicolas Martiau, au onzième degré.
portrait de George Washington - huile peinte en 1795 par Gilbert
Stuart
Généalogie de George Washington:
Nicolas MARTIAU
(né en l’île de Ré en 1591. Mort à Yorktown en 1657)
-
Marié à la veuve Jane BERKELEY
-
Elisabeth MARTIAU
épousa le Colonel George READE (1608 -1674)
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Mildred READE
épousa le colonel Augustine WARNER (1642-1684)
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Mildred WARNER
épousa Laurence WASHINGTON (1661-1698)
-
Le Colonel Augustine WASHINGTON
épousa la veuve Mary BALL (1708-1789)
-
George WASHINGTON
(22 février 1732-11 décembre 1799)
Premier Président des Etats Unis d’Amérique
Pich