Mardi 14 juillet 2009
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Les retenues d'eau collinaires sont des aménagements réalisés par les hommes. Certes, quand
ils ont été créés, ces vastes plans d'eau ont modifié le paysage, mais ils alimentent en eau les terres agricoles, en période d'étiage des rivières. Ces réserves permettent à l'activité
agricole de vivre et d'évoluer, tout en respectant l'environnement.
L'institution interdépartementale pour l'aménagement hydraulique du bassin de l'Adour dénombre 21 retenues collinaires. Leur capacité globale de rétention est de quelque 55 millions de mètres
cubes. La plus grande, celle d'Arrêt-Darré a une capacité de 11 millions de m3; quant à Bourgès la plus petite, sa capacité n'est que d'un demi million de mètres cubes.
Durant mon séjour dans les Landes, je suis allé voir deux de ces retenues collinaires, celle du Broussau située à Aire-sur-Adour et le plan d'eau du Lourden, sur la commune de Duhort-Bachen.

La retenue du Broussau réalimente l'Adour. Le plan d'eau couvre 37 hectares.

vue du lac du Broussau, depuis le
barrage
Mis en service en 1995, sa capacité de stockage est de 1 million 850 milles mètres cubes.
460 mètres de long
La longueur du barrage est de 460 mètres pour 13,50 mètres de hauteur.

berge du lac du Broussau
Les berges boisées sont par ailleurs fort accueillantes, que ce soit pour un pique-nique ou une partie de
pêche.

Le Plan d'Eau du Lourden a été mis en service en 1987. Cette retenue collinaire réalimente le Lourden et l'Adour.
un beau plan d'eau
Sa capacité de stockage de 5 millions 100 milles mètres cubes représente près de trois fois celle du
Brousseau.

avec des berges arborées, de
feuillus

mais également de pins
Ces deux retenues collinaires sont belles à voir, car très bien intégrées au paysage.
Dans le département des Landes, ce sont plus de 80.000 hectares de terres agricoles qui sont irrigués, à près de 50% par le Bassin de l'Adour. La région est, par ailleurs, très riche en nappes
souterraines qui sont sollicitées pour l'irrigation. La plus grande partie étant fournie par la nappe des sables qui couvre la partie nord du département. Les rivières contribuent à près de
35% aux besoins en eau pour l'irrigation. La moitié des cours d'eau sont réalimentés, soit par des stockages (retenues collinaires), soit par des transferts entre rivières, soit
par des eaux souterraines.
Pich
Par Pich
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