Jeudi 29 juin 2006
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Comme promis, je me suis rendu au village des Portes-en-Ré, avec Mémé Hari. J'ai parcouru, à pied, sur des
kilomètres, les longues plages qui mènent au Bois de Trousse Chemise. Ce fut d'abord la Plage du Marchais, puis celle du Gros Jonc. Là, je fis une halte, pour découvrir la
Chapelle de la Redoute.
La Chapelle de La
Redoute
Notre-Dame des Flux et des Reflux
Notre-Dame du fond desÂges
Notre-Dame du temps qui passe
prends pitié de nous
Une messe y est célébrée, le 15 août à 18 heures, en plein air, tous les ans. Il
fait toujours beau, m'a -t-on affirmé, et il y a beaucoup de monde, qui assiste à cet office religieux.
Il faisait un temps superbe, du
bleu partout, celui du ciel plus clair et de la mer, plus soutenu. Le sable était bien chaud, et par endroit même, me brûlait la plante des pieds. A telle enseigne d'ailleurs,
que je rechaussais, de temps à autre mes mocassins mephisto, pour aller en bord de grève, les rafraîchir, dans l'eau.
La mer avait entâmé, à peine, son reflux. Une écluse à poisson dessinait un arc de cercle. En bordure de mer, le haut de l'anse formée par l'écluse arrivait jusques aux bateaux.
J'ai dû prendre d'assez loin cette photo, pour avoir en entier
l'arc de cercle que forme cette écluse
Vu de près, voilà la taille du mur d'enceinte, d'une écluse à poisson
Il reste très peu d'écluses à poisson aujourd'hui sur l'île de Ré. Tout au plus, une dizaine, sur les 140 qui,
jadis, furent dénombrées! Depuis le Moyen Âge, les écluses ou pêcheries en pierre, témoignent d'un art de construire et de pêcher irremplaçable. Il fallait, de 10 000 à 20 000 heures de travail,
pour construire une écluse. Celles qui subsistent encore, sont les témoins d'un savoir-faire ancestral, car elles réclament encore aujourd'hui, un entretien permanent. Indépendemment de leur
fonction première, elles brisent la houle et, de ce fait, protègent, à leur manière, le littoral.
La Providence
Puis, j'arrivai à la Plage de la Loge, et enfin au fond, en arrière plan, se profilait le bois de Trousse Chemise, mais je n'étais pas encore au
bout de mes pas...!
C'était le début de la Plage dela Loge
En bas du chemin de sable, la Plage de la Loge
La dune, juste avant d'arriver à la Plage de l'Anse du Fourneau
Quelques mètres plus loin, apparurent des bateaux au mouillage
J'arrivais enfin sur la Plage de Trousse Chemise, qui borde le bois du même nom. La mer n'était pas grise, mais
bleue. Mais, j'étais fatigué un peu.
La Plage de Trousse Chemise
Avant d'entrer dans le bois, je me disais que, mine de rien, je venais de parcourir, à pied et dans le sable,
souvent meuble, au moins, six kilomètres. Mais ce fut un plaisir, tout de même.
J'étais bien arrivé au bon endroit
J'entrais dans le bois pour voir
à quoi, il ressemblait ...
Le bois de Trousse Chemise
Calme, soleil, et frondaison
Un banc public, qui n'aurait pas déplu, à l'ami Georges Brassens
Mais, comme j'avais autant de chemin à refaire en sens inverse, aussi, après une bonne demi-heure passée dans le bois, je me rapprochai de la plage, pour
prendre le chemin du retour.
Le bois de Trousse Chemise, en bordure de la Plage du même nom
De la plage de Trousse Chemise, presque recouvert par la mer, le Banc du
Bûcheron était encore visible. Il s'agit d'un banc de sable, où il est très dangereux de séjourner trop longtemps, lorsque la mer monte. C'est un lieu très prisé pour y pique-niquer. Les
imprudents peuvent se retrouver encerclés par les vagues, et nombreux sont celles et ceux, piètres nageurs, qui s'y sont fait piéger...!
Le Banc du Bûcheron
C'est encore le Banc du Bûcheron
Sur
le chemin du retour, le paysage marin avait changé. La mer était pleine, et certains repères, avaient disparu, provisoirement, sous les flots.
Taches blanches, de deux voiles à l'horizon
Taches blanches, des mouettes en bord de mer
et de trois voiliers, au fond
Il était 18 heures passées, quand je retrouvai Mémé Hari. Pour me
conduire à elle, j'avais emprunté le chemin de sable qui débouche sur la route principale.
Je quittai la mer et retrouvais la végétation du bord de mer, et ses fleurs sauvages.
Retour au point de départ à pied
Sur l'une d'entre elles, un papillon, voulut bien, quelques instants, me déployer ses ailes.
Merci, joli papillon !
De retour à la maison, après avoir pris une bonne douche, je m'accordai quelques instants de relaxation. Et,
comme, j'estimais que je l'avais bien mérité... je débouchai une bouteille de Trousse Chemise Rosé, bien frais, et en bus une coupe... à votre
santé!
Il s'agit d'un vin champagnisé, produit par les vignerons de l'Île de Ré. Il existe également en blanc, brut ou demi-sec.
Il est utile de rappeler que tout abus d'alcool nuit, bien sûr, à la santé.
Mais avant de vous quitter voici ce que comte la légende sur l'origine du nom de ce petit bois.
Pour ce qui concerne l'origine du nom de Trousse
Chemise, la légende raconte, qu'en 1627, les troupes anglaises d'un certain George VILLIERS, Duc de Buckingham, furent attaquées par Toiras, Maréchal de France et gouverneur de l'Île de
Ré, après avoir retraité en bon ordre vers Loix. Après s'être rembarquées à Loix, pourchassées, les troupes sortirent du fier d'Ars, et passèrent au large du dit bois. Explosion de joie chez les
Rétais et les Rétaises, lesquels, troussèrent leurs chemises, montrant leurs culs, à l'ennemi anglais.
Quant au Duc de Buckingham, parti le dernier avec ses capitaines, il regretta de ne pas avoir rempli de sel, les cales de ses bateaux. Au moins, cela aurait remboursé une partie des
frais de son expédition. (Tiré de la petite histoire de l'Île de Ré de Marcel Delafosse).
Pich
Par pich
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