Les bâtiments-école de la Marine nationale, au nombre de huit, ont hérité
des noms d'animaux carnivores que portaient les contre-torpilleurs qui s'illustrèrent au début de la seconde guerre mondiale. Basés à Brest, ils s'appellent: Chacal,
Guépard, Jaguar, Léopard, Lion, Lynx, Panthère et Tigre. Ces bâtiments de type "Léopard" ont été admis au service actif en 1982 et
1983.

Le "Chacal" faisait escale ce week-end à La Rochelle, amarré dans le bassin des
Chalutiers, en face de l'aquarium.

Il était possible de visiter la passerelle et de se faire expliquer le
fonctionnement d'un gyrocompas, un instrument qui permet de calculer le cap du bateau.
dimanche matin, l'élève aspirant Guilho était de
faction
dans son bel uniforme
Le "Chacal" attendait les visiteurs, et l'aspirant Guilho, qui était de
faction, était là pour les accueillir.
le "Chacal" en mer
De par leurs noms, le groupe de ces huit bâtiments-école a été surnomé la
"Ménagerie".
Ils ont tous les mêmes carcéristiques: longueur de 43 mètres, largeur de 8,30
mètres, déplacement à pleine charge de 470 tonnes, tirant d'eau de 3,65 mètres. Dotés d'une autonomie de 5000 nautiques à 12 noeuds, leur vitesse maximale est de 15 noeuds. Deux moteurs
diesel Wärtsilä de 1100 chevaux entraînent deux hélices à pales orientables et réversibles, qui assurent leur propulsion.

Pour attaquer ou se défendre, ils n'ont pas de griffes acérées, mais sont armés de deux mitrailleuses de 12,7 millimètres. Leurs équipages comprennent un officier, dix officiers-mariniers et
quartiers-maîtres et matelots. En tant que bateaux-école, leur capacité individuelle en élèves est de dix huit, à laquelle il faut ajouter quatre officiers ou officiers-mariniers
instructeurs.
Leur mission principale est d'assurer
l'instruction pratique à la navigation et à la manoeuvre, des élèves-officiers, mais également du personnel des spécialités de conduite nautique, que sont par exemple, les chefs du quart, les
timoniers et les manoeuvriers.
Consacrés essentiellement à l'apprentissage de la navigation côtière, les bâtiments-école longent les côtes françaises. Ils évoluent le plus souvent dans les eaux bretonnes, qui sont
parmi les plus exigeantes qui soient, en matière de navigation. Mais ces bâtiments effectuent aussi des missions plus longues, qui permettent aux élèves, de s'initier à la navigation
hauturière, sur des eaux plus lointaines.

En permanence, ces bateaux-école participent à la surveillance et à la sauvegarde de nos côtes. En cas de pollution, leur capacité d'épandage de dispersant constitue un moyen important de
lutte antipollution.
Pich