Partager l'article ! Coup de filet: Ouille ! Ouille ! Ouille ! Qu'elle était froide ! A reculons, nous dépliâmes le tramail sur toute la largeur du ...
Ouille ! Ouille ! Ouille ! Qu'elle était froide ! A reculons, nous dépliâmes le tramail sur toute la largeur du Barangeon.
Nous commençâmes par la pose du tramail. Après avoir "tombé" le short, Gilou et moi rentrâmes dans l'eau. Ouille! ouille! ouille! Qu'elle était froide! Elle ne devait pas dépasser les quinze à seize degrés! Je tenais le filet et Gilou lui, l'un des deux piquets en fer. Nous traversâmes le cours d'eau sur toute sa largeur. Nous avions de l'eau jusqu'aux aisselles. Arrivés à la rive opposée, Gilou enfonça le piquet de fer dans la terre de la berge, à l'aide d'une grosse pierre qui se trouvait là. Puis, il y noua solidement les attaches du tramail, pendant que je le tenais.
A reculons, nous le dépliâmes avec précaution, sur toute la largeur du Barangeon. La longueur du filet nous amena, à moins d'un mètre de la rive, côté pré des parents. Tandis que je le maintenais, Gilou planta l'autre piquet en fer et y arrima le tramail. Nous l'avions certainement bien posé, car il resta bien tendu malgré le courant. Pour un premier essai, nous étions contents! Il fallait maintenant mettre en place la ligne de fond.
Là, ce fut plus compliqué, car nous devions dérouler le cordeau, accrocher un verron vivant à l'hameçon de chaque bas de ligne, enfiler la boucle dans l'émerillon et maintenir le cordeau dans l'eau, tout en faisant suivre le sceau qui contenait les vifs. Et il y en avait trente à mettre. Poser le tramail nous avait demandé, à peine un quart d'heure, par contre, la mise en place de la ligne de fond, nous prit beaucoup plus de temps, puisque nous ne fûmes de retour à la maison, qu'à vingt et une heures. Nous étions satisfaits mais impatients de savoir si tout notre attirail allait bien fonctionner et répondre à nos attentes?
A six heures, le lendemain matin, nous fûmes levés. Pas de toilette, pas de petit déjeuner, mais nous prîmes avec nous la petite remorque, pour ramener tout notre barda...et, en route! Pour plus de facilité, nous passâmes chacun d'un côté de la berge, pour ne pas avoir à nous remettre à l'eau. Gilou avait la remorque avec lui du côté riverain, et nous décidâmes de relever en premier, la ligne de fond, car à supposer que des poissons s'y fussent pris, ils avaient encore des chances de s'en décrocher, le soleil sortant tout juste de son lit!
Quand nous fûmes à pied d'oeuvre, l'un en face de l'autre, je détachai méticuleusement, la ligne du piquet de fer auquel elle avait été fixée. Gilou, après avoir attaché la bourriche autour de sa taille, en fit autant. Nous sentîmes immédiatement de fortes tensions dans la ligne. C'était bon signe! Et, tandis qu'il ramenait vers lui, les uns après les autres, les trente bas de ligne, nous vîmes apparaître, sortant de l'eau en se débattant, d'abord une grosse perche commune, facilement reconnaissable à ses deux nageoires dorsales dont la première est épineuse, puis une truite fario de belle taille qui n'avait pas encore perdu toutes ses forces dans la bataille qu'elle avait dû mener pour essayer de se libérer. Pendant que je maintenais tendue la ligne, Gilou décrocha ces deux prises, l'une après l'autre et les mit en lieu sûr, dans la bourriche. Nous finîmes de rembobiner le cordeau de la ligne de fond sur son support en carton, décrochant un à un tous les bas de ligne restants. Après en avoir enlevé les verrons encore accrochés et les avoir remis à l'eau, les hameçons furent remis en place sur les bondes en liège.
Nous ne rentrerions pas bredouille, c'était une certitude! D'autant qu'il nous fallait maintenant relever le tramail!
Pich
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||