Lundi 5 novembre 2007
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19:33
Le Rokia Delmas
Plus d'un an... déjà !
L'année dernière, le 24 octobre 2006, je découvris le Rokia Delmas, légèrement couché sur le flan, en face de la plage des Gollandières
au Bois-Plage, sur l'Île de Ré.

Suite à une panne machine, il avait dérivé pendant quelques heures avant de s'échouer là, vers 5 heures du matin, sur un fond marin de sable
et de roches, à 2,5 kms environ du rivage.
Battant pavillon panaméen, le porte-conteneurs de 185 mètres de long venait d'Espagne où il
avait quitté le port de Vigo, pour rejoindre celui de La Rochelle. A son bord, 26 membres d'équipage, un chargement de bois, de cacao et 378 containers.
Tôt le matin, des opérations d'hélitreuillage avaient permis à 20 des 26 membres d'équipage
d'être pris en charge par la municipalité de La Couarde. La salle des Fêtes avait été mise à leur disposition, mais le commandant du navire et ses adjoints, étaient
restés à bord.

Un an passé après, le chantier de découpage de l'épave se poursuit, même si visuellement du rivage on ne voit
guère plus que les barges-grues sur le chantier. Malheureusement lors du découpage et du transport de l'étrave, une pollution de faible ampleur a été constatée.
Des restes de fuel lourd ont été libérés au cours des opérations de découpage et des galettes de fioul ont été retrouvées sur les côtes rétaises, entre les Grenettes et
La Couarde. Sur les plages, on voyait bien encore, la semaine dernière, les traces des roues des quads qui ont sillonné les plages. Il s'agit de quads qui sont spécialement équipés pour se
déplacer sur le sable, afin de repérer les galettes de fioul, pour les enlever.
Personnellement, en allant prendre les photos de ce qui restait de l'épave du Rokia Delmas, j'ai trouvé une petite galette que je garde en souvenir.
L'étrave du porte-conteneurs, pièce énorme de 1750 tonnes a été transférée
le 11 octobre dernier, au mole d'escale de La Pallice pour y être déposée, par la mastodonte grue Rambiz.

Tentative de dépose de l'étrave sur le quai le 11 octobre dernier.
(Photos de la Marine nationale)
Mais arrivé sur place, ce gigantesque morceau du navire s'est avéré plus grand
que prévu et les opérations de dépose, très délicates à mettre en oeuvre. Décision fut prise alors, d'immerger l'étrave du Rokia Delmas, au fond de l'anse de Chef-de-Baie, toute
proche.
Transfert de l'énorme étrave du Rokia
Delmas
et dépose sur la barge. C'était le 29 octobre dernier.
(Photo de la Marine
nationale)
Oui mais, dans le fond de l'anse de Chef-de-Baie, à l'endroit où l'étrave avait été
temporairement immergée, du fioul s'est déposé sur les enrochements de la jetée sud, sur trente mètres environ. Des barrages anti-pollution ont été mis en place et le fioul qui restait dans
l'étrave a été pompé. Quant à celui qui s'est déposé sur l'enrochement, il a été enlevé grâce à des jets d'eau chaude sous-pression.
Mais, tant que le chantier ne sera pas terminé, des fuites, même de faible ampleur, peuvent toujours se produire. Entré dans sa phase finale, le chantier est aussi dans une phase critique,
même si tout risque majeur de pollution semble écarté.
Heureusement que les 560 tonnes d'hydrocarbures que contenait le Rokia Delmas, ont été pompées à la fin de l'année dernière. Mais , comme on le voit, il n'a pas été
possible de les pomper jusqu'à la dernière goutte...il en reste toujours un peu.
Vivement pour Ré la Blanche, que ce chantier titanesque, soit enfin terminé.
Pich
Par pich
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Publié dans : mer et bateaux
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