Jeudi 20 novembre 2008
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Après avoir passé un front violent avec des vents de 50 noeuds au près, tout
semblait aller pour le mieux pour Yannick Bestaven sur Aquarelle.com, qui naviguait en bonne place au milieu de la flotte du Vendée Globe.
le cockpit d'Aquarelle.com
Puis vers 16 heures lundi après-midi, au lendemain du jour du départ, le
vent tourna brutalement passant nord-ouest mollissant 20 noeuds. Yannick Bestaven vira de bord travers au vent, pour faire route vers le Cap Finisterre, dans une mer très
formée. En renvoyant le deuxième ris, il se touvait en pied de mât quand, après avoir passé deux grosses vagues qui balayèrent le pont, le bateau retomba derrière la troisème, occasionnant la
sortie du mât de son emplanture. S'en suivit la chute violente du mât, qui se brisa en trois morceaux.
Par chance dans son malheur, la longe du harnais retint le skipper,
tandis que le mât s'écroulait à côté de lui sans le toucher. Dans la nuit noire, le mât, poussé par les vagues, donnait des coups de boutoir dans le bateau. Le skipper fut contraint de
couper les haubans et les étais et de les jeter à l'eau. Il ne put rien récupérer. Et, sous grément de fortune, contraint et forcé, il prit le chemin du retour aux Sables d'Olonne, à 250 milles de là où il se trouvait dans le golfe
de Gascogne.
Peu de temps avant lui, dans le groupe de tête de la flotte, Kito de Pavant sur
Groupe Bel venait de connaître pareille mésaventure. Il
n'avait pas eu le temps de dire ouf que Groupe Bel se retrouva couché à 90° sur l'eau. La Vache qui rit "faisait la gueule", dans cette posture. Sans paniquer, Kito de Pavant redressa la quille
et reprit le sens de la course. Il se dit qu'après, Groupe Bel allait glisser de plus en plus vite et rester dans le goupe de tête. C'est alors que le vent de nord-ouest revint plus
fort, 25 noeuds, mais avec la mer de face, le skipper pensa qu'il allait pouvoir faire route directe vers le sud-ouest.
Sous un nuage le vent accéléra, groupe Bel aussi. Alors qu'il se trouvait à la
table à cartes, en train de téléphoner, Kito de Pavant sentit le bateau monter sur la vague abrupte, puis redescendre au fond du trou, puis... ce fut le bruit assourdissant du mât
qui tomba, se fracassant en plusieurs morceaux.
Pour ces deux skippers, c'était déjà la fin du Vendée
globe! De retour à 3 heures du matin, en
pleine nuit aux Sables d'Olonne, nombreux étaient les
sablais et les amis venus attendre et applaudir nos deux infortunés marins, à leur arrivée. Il faut ajouter Marc Tiercelin sur DCNS à la liste des skippers victimes de
démâtage. Quatre autres skippers, le suisse Bernard Stamm sur Cheminées Poujoulat, le canadien Derek Hatfield sur Agimouss Spirit of Canada, le français Jean-Baptiste Dejeanty sur
Maisonneuve et le britannique Alex Thomson sur Hugo Boss, victimes d'avaries, ont été obligés de faire demi-tour aux Sables d'Olonne, pour réparer.
Pourtant, réussir à se présenter sur la ligne de départ du Vendée Globe,
relevait un peu de l'exploit pour Yannick Bestaven qui avait été lâché par Cervin Enr, son sponsor, deux mois avant le départ de la course. En effet, dans ce court laps de temps, il
avait réussi à mobiliser de nouveaux partenaires: Aquarelle.com, fidèle à ses projets, mais également, le Conseil Général de Gironde et la station de La
Clusaz.
Yannick Bestaven
Pour Yannick Bestaven et son équipe technique de six personnes, ce
projet était commun. Il consistait à apporter la preuve que l'on pouvait enrouler la planète bleue, sans recourir à l'utilisation d'énergie fossile, en exploitant la force du
vent, la lumière solaire et le mouvement de l'eau sous la coque du bateau, pour alimenter les instruments de bord.
Aquarelle.com est aussi équipé de panneaux
photovoltaïques
Titulaire d'un DUT génie civil, Yannick Bestaven a poursuivi la tradition
d'innovation, en mettant au point l'hydrogénérateur qui devait lui permettre de boucler le périple du Vendée Globe, sans utiliser le moteur d'Aquarelle. com, et d'ouvrir ainsi une
nouvelle voie écologiste à la course au large et par extension à la plaisance. En gros, l'hydogénérateur est une turbine qui utilise la vitesse du bateau, pour créer de
l'electricité, par l'intermédiaire d'une hélice immergée. Testé avec succès lors de la Transat anglaise en mai dernier, l'hydrogénérateur intéresse plusieurs sociétés
nautiques.
Après avoir terminé à la 6ème de la Transat anglaise, Yannick
Bestaven aurait bien aimé, à l'occasion de sa première participation au Vendée Globe, pouvoir relever le défi, en prouvant que l'hydrogénérateur permet de créer suffisamment
d'énergie pour pouvoir effectuer un tour du monde. Ce n'est que partie remise, mais quel dommage pour ce skipper novateur.
Vendredi dernier 14 novembre, j'étais au nombre de celles et ceux, venus accueillir Yannick Bestaven, pour son retour à la "maison" à La Rochelle.
Le temps était gris et la brume enveloppait le chenal menant au
port. Partie de Vendée à 5h30 du matin, la coque d'Aquarelle.com émergea alors qu'il
était 16 heures, la silhouette du skipper debout à la barre apparut. Des applaudissements saluèrent son entrée dans le bassin des chalutiers et l'on put lire un léger sourire sur les
lèvres de Yannick Bestaven, qui leva le bras et salua ceux venus à sa rencontre.

Puis, aidé par ses coéquipiers, le skipper amarra son voilier "gravement blessé", en face de l'aquarium.
Yannick Bestaven interviewé par des
journalistes
Après avoir pris quelques photos, je laissai Yannick Bestaven aux médias,
à ses amis, à ses proches et à sa famille.
Car, comme l'on dit: "- Le Vendée Globe continue !"... et les 26 skippers
encore en course, ont encore beaucoup de chemin à parcourir.
Hier, c'était autour du skipper britannique Alex Thomson sur Hugo Joss
d'abandonner, tandis que Loïc Peyron caracole en tête depuis 7 jours maintenant. Il avait ce matin, un peu plus de 40 milles d'avance sur Sébastien Josse à la barre de BT. Jean-Pierre Dick
aux commandes de Paprec-Virbac2, pointait à la troisième place.
A tous les skippers du Vendée Globe:"Bon vent !".
Pich
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Jeudi 13 novembre 2008
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18:31
Pour autant qu'il m'en souvienne jusqu'à ce jour du 11 novembre 2008, je n'ai jamais vu si belle commémoration de l'Armistice.


Le maire de la Flotte avait convié les Flottaises et les Flottais à participer au 90ème anniversaire du 11 novembre 1918 et au vibrant hommage qui serait rendu aux combattants et à leurs
familles. La population a répondu présente, malgré le mauvais temps et il y avait foule sur le port, lieu de rassemblement.


Il faut dire que ce fut un événement exceptionnel qui se déroula sur le port et sur toute la périphérie du Cours Félix Faure, à La Flotte.
Malgré le temps pluvieux, ce sont certainement plus de mille personnes qui étaient présentes, pour honorer les 41 soldats flottais morts au combat durant la guerre quatorze-dix
huit.
Un hommage tout particulier a été rendu par le Conseil municipal aux combattants,
à leurs familles et à leurs descendants, à l'occasion de ce 90ème anniversaire.



Cette commémoration était marquée par la présence de trente deux soldats du 519ème régiment, des porte-drapeaux des dix communes de l'Île de Ré, de cinq cavaliers et de cinquante trois
musiciens, tous habillés en tenue bleu horizon.




Au travers de ses écoliers, de leurs enseignants et de nombreux anonymes, la population flottaise s'était jointe à la fête, celle de la victoire célébrée dans la solennité et le respect dû
aux combattants.



Vers 16 heures, alors qu'un coin de ciel bleu déchirait la grisaille, précédées par les musiciens et les cavaliers, les troupes militaires en tenue d'époque "bleu horizon" arrivèrent
sur le port, suivies des porte-drapeaux.


Puis une voiture et son chauffeur déposèrent Monsieur le Maire. En queue-de-pie et coiffé d'un haut-de-forme, Léon Gendre fit revivre la mémoire de Charles Biret, le maire qui inaugura en
1922, l'actuel monument aux morts de la ville. Fidèle à la mémoire de ce jour de victoire, Léon Gendre choisit de citer le discours que prononça Charles Biret, il y a 90 ans.


Après que Monsieur le maire eut terminé son allocution, des écoliers par groupe de deux, citèrent l'un après l'autre, le nom et le prénom de chacun des 41 soldats tombés au champ
d'honneur. Le premier enfant citait le nom, le prénom et l'âge du soldat, le second ajoutait:"Mort pour la France". Des roulements sourds mais très doux de tambour accompagnèrent les voix des
enfants, durant toute la durée de l'énumération des soldats tombés au champ d'honneur.





Suivit l'honneur à l'étendard et l'hommage de la population à ses morts et à ses combattants, avec dépose de gerbes et de bouquets de fleurs pour nos héros, après la sonnerie aux morts.

La Marseillaise fut interprétée, en soliste, de façon magistrale et prenante par Sophie Laze, accompagnée à quatre voix par la chorale et la musique de l'harmonie
municipale. Pour cet événement exceptionnel Sophie Laze avait regroupé les chanteurs de la chorale Les Hautes Raises qu'elle dirige depuis deux ans, mais aussi le groupe vocal Ré-sonance, ainsi
que celui de chanteurs marins Les Gaillards du Pertuis, dont elle avait pris occasionnellement la direction. Ce fut de toute beauté ! Mais pour arriver à un tel résultat, ces trois groupes
ont travaillé ensemble le répertoire choisi et harmonisé à quatre voix par Sophie Laze, depuis deux mois.
Entre chaque chant, l'harmonie municipale assura musicalement le relai. Après La Marseillaise, la chorale interpéta Le Chant du Départ, La Marche Lorraine,
et La Madelon. Laquelle "Madelon"fut bissée et réinterprétée. Tous les choristes évoluèrent dans un décor de costumes de l'époque.
Il devait être aux alentours de dix sept heures lorsque les participants défilèrent autour du Cours Félix Faure, faisant à pied deux fois le circuit. Ensuite de quoi, un apéritif d'honneur fut
servi sur le port. A 18 heures 45, un feu d'artifice tricolore troua le voile de la nuit déjà tombée, sur cette journée de 90ème anniversaire de l'Armistice, à La Flotte.
Pich
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Vendredi 24 octobre 2008
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21:01
Le port autonome de La Rochelle est
devenu "grand port maritime", depuis le 10 octobre dernier, en application de la loi du 4 juillet 2008 portant sur la réforme portuaire. Ainsi, il vient de rejoindre à ce rang, les ports de Bordeaux, Dunkerque, Le Havre, Marseille, Nantes Saint-Nazaire et
Rouen.
Le port de la Rochelle-Pallice est le seul port en eau profonde sur la façade Atlantique, ouvert sur l'océan et protégé par les pertuis Charentais.
Globalement, le port a enregistré en 2007, un trafic proche de 7 millions six cent mille tonnes.
grumes tropicales
Il est notamment, le premier port français importateur de produits
forestiers et le premier port européen importateur de grumes tropicales. En 2007, les importations de produits forestiers se sont élevées à 894 532 tonnes, dont 507 827 tonnes de pâtes à
papier, 182 349 tonnes de grumes et 204 356 tonnes de bois travaillés. Pour cette activité du bois, le port dispose de 28 000 m²de surface de hangars et de 246 000 m² de
terre-plein.
Second port céréalier français, le
port de La Rochelle est aussi le premier port français exportateur de céréales de la façade Atlantique.
Le quai modéré Lombard, accueillait le "Kysikos" venu charger 26 000
tonnes de blé en vrac.
Batterie de silos à
céréales
Les silos,
d'une capacité de 270 000 tonnes, sont connectés au système de chargement du quai modéré Lombard. Il faut y ajouter celui situé à Chef de Baie, de 130.000
tonnes.

Sur le quai de Chef-de-Baie, une noria de camions-bennes alimentait les
sauterelles(1) qui transféraient les céréales dans la cale du " Global Alliance".
En
2007, 2 326 481 tonnes de céréales, blé, orge, maïs, sont sorties du port autonome.
Autre secteur d'activité important du port, celui des produits pétroliers. Grâce à son appontement pétrolier construit en pleine mer, dans le prolongement du môle d'escale, le
port de La Pallice a une capacité d'accueil de pétroliers jusqu'à 120 000 tonnes.

le pétrolier FS MILA
Le FS MILA (en bleu), accosté à l'appontement pétrolier, vidait sa cargaison d'hydrocarbures. Il cachait en grande partie l'ESCHIPS AGAMID (en
rouge), qui vidait aussi ses soutes.

Vue partielle sur l'un des dépôts d'hydrocarbures
Trois oléoducs desservent l'ensemble des dépôts pétroliers, d'une capacité de 450 000 mètres cubes,
situés à 2 kilomètres.
Le trafic pour 2007 a atteint 2 561 750 tonnes d'hydrocarbures raffinés.
Le grand port maritime de La Rochelle dispose d'un pôle de Réparation et de Construction Navale, avec un quai de réparation à flot, deux formes de radoub de 176 mètres et 107mètres et un
terre-plein de réparation à sec de 6000 m². Pour la manutention des bateaux , le port est équipé d'un élévateur à bateaux de 300 tonnes, qui permet de lever des navires de 35 mètres de long
et de 8 mètres de large. Une grue de 35 tonnes complète le matériel de manutention. Les ateliers spécialisés pour la maintenance et la réparation des navires sont nombreux.
Autre activité et non des moindres, l'accueil pour escale, des bateaux de croisières et de leurs passagers.
vue aérienne du môle d'escale
Très nombreux sont les bateaux de croisières à venir s'amarrer au môle d'escale, tout au long de l'année.
le Queen Elizabeth 2
Au nombre desquels on peut citer: l'Alexander Von Humbodt II, l'Astor, l'Azamara Journey, le Balmoral, le Black Watch, le Delphin
Voyager, l'Europa, le Maxim Gorkiy, le Nordnorge, l'Océana, l'Oriana, le Prinsendam, le Queen Elizabeth 2, le Saga
Ruby, le Seabown Pride, le Sea Cloud II, le Sea Princess, le Silver Cloud, le Summit et le Ventura...et des dizaines de milliers de passagers.
(1) ponts mobiles de chargement
Pich
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Lundi 20 octobre 2008
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17:50
Le chalutier "Stemada" rentrait au port de Chef-de-Baie, tandis que le hauturier
"Le Lutin des Mers" en sortait pour aller pêcher.
retour au port de Chef-de-Baie
départ pour la pêche
Le tonnage et le chiffre d'affaires du port de pêche de Chef-de-Baie (La
Rochelle) sont en légère baisse pour les neuf premiers de l'année 2008, comparés à ceux de l'année précédente.
Deux cent soixante douze tonnes de poisson ont été débarquées à la criée durant le mois de septembre dernier, contre 278 l'an passé. Depuis le début de l'année, le tonnage débarqué à la
criée atteint à fin septembre 2298,9 tonnes contre 2321,2 tonnes l'année dernière. La grève des marins-pêcheurs du printemps dernier est certainement la raison de cette légère
baisse.
Toujours en ce qui concerne les choses de la mer, le port autonome de La Rochelle, en application de la loi du 4 juillet 2008 portant sur la réforme portuaire, est devenu "grand port
maritime", depuis le 10 octobre 2008.
ce matin, au port autonome de La Rochelle
Il rejoint ainsi les ports de Bordeaux, Dunkerque, Le Havre, Marseille,
Nantes Saint-Nazaire et Rouen.
Pich
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Jeudi 16 octobre 2008
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Mercredi 15 octobre 2008
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08:40
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Dimanche 12 octobre 2008
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19:16
Le bleu était à l'honneur ce week-end, que ce soit la couleur du ciel ou celle de
la mer.
Des conditions climatiques vraiment exceptionnelles pour la
saison.
Pich
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Mercredi 8 octobre 2008
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13:21
Le dernier des "Lapérouse", opèrait à proximité de la côte, au large de la
plage sud de Rivedoux sur l'île de ré, en ce début de semaine. Dédié aux sondages bathymétriques, aux recherches d'épaves et d'obstructions, il était en train de mesurer les profondeurs
marines de la zone proche du chenal, qui conduit au port en eau profonde de La Pallice.

Admis au service actif en avril 1988 au sein de la flotte du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine nationale, il est le troisième bâtiment à porter le nom du comte de Lapérouse.
Avant lui, deux autres bateaux militaires portèrent ce nom prestigieux. Le premier fut un croiseur de première classe, mis sur cale à Brest en 1875 et lancé en 1877. Ce croiseur fit
naufrage à Madagascar, le dernier jour du mois de juillet 1898. Le second fut attribué à un bâtiment hydrographique, mis sur cale à Penhoët en 1938 que nous saisirent les allemands en 1940. Il
fut repris à Saint-Nazaire en 1945 et opéra dans l'océan Indien. Puis, il revint à Brest en 1965 où il fut mis en réserve, avant d'être désarmé en 1977.

Dimanche, quand j'aperçus sa silhouette en traversant le pont qui me ramenait sur l'île de ré,
je crus tout d'abord qu'il s'agissait du "Chacal" qui venait de quitter
le bassin des Chalutiers. Grâce à mes jumelles, je vis que ce bâtiment de la Marine nationale portait le matricule A791 et non pas A753 (celui du "Chacal"). Renseignements pris, il
s'agissait du bâtiment hydrographique "Lapérouse", qui navigue au profit de la mission hydrographique de l'Atlantique. Ses mesures et ses recherches permettent la mise à jour des cartes
marines.
Les caractéristiques de ce bâtiment sont: longueur de 59 mètres, largeur de 10,90
mètres, déplacement à pleine charge de 980 tonnes, tirant d'eau de 3,63 mètres. Doté d'une autonomie de 6000 nautiques à 12 noeuds, sa vitesse maximale est de 15 noeuds. L'énergie dont a
besoin ce navire est fournie par quatre groupes diesel alternateurs. Deux moteurs diesel de 1250 chevaux chacun, entraînent deux hélices à quatre pales orientables, qui assurent sa
propulsion.
Son équipement scientifique comprend à la fois un
système de localisation, des sondeurs et une chaîne de traitement de l'information bathymétrique recueillie. La localisation est assurée par GPS différentiel.
Au niveau armement, le navire est doté de deux
mitrailleuses de 7,62 mm.
L'équipage comprend 45 membres soit 3 officiers,
10 officiers de marine, 17 quartiers-maîtres et matelots, et 15 hydrographes. Heureusement, le "Lapérouse" est équipé de 47 couchages.
Pich
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Lundi 6 octobre 2008
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11:26
Les bâtiments-école de la Marine nationale, au nombre de huit, ont hérité
des noms d'animaux carnivores que portaient les contre-torpilleurs qui s'illustrèrent au début de la seconde guerre mondiale. Basés à Brest, ils s'appellent: Chacal,
Guépard, Jaguar, Léopard, Lion, Lynx, Panthère et Tigre. Ces bâtiments de type "Léopard" ont été admis au service actif en 1982 et
1983.

Le "Chacal" faisait escale ce week-end à La Rochelle, amarré dans le bassin des
Chalutiers, en face de l'aquarium.

Il était possible de visiter la passerelle et de se faire expliquer le
fonctionnement d'un gyrocompas, un instrument qui permet de calculer le cap du bateau.
dimanche matin, l'élève aspirant Guilho était de
faction
dans son bel uniforme
Le "Chacal" attendait les visiteurs, et l'aspirant Guilho, qui était de
faction, était là pour les accueillir.
le "Chacal" en mer
De par leurs noms, le groupe de ces huit bâtiments-école a été surnomé la
"Ménagerie".
Ils ont tous les mêmes carcéristiques: longueur de 43 mètres, largeur de 8,30
mètres, déplacement à pleine charge de 470 tonnes, tirant d'eau de 3,65 mètres. Dotés d'une autonomie de 5000 nautiques à 12 noeuds, leur vitesse maximale est de 15 noeuds. Deux moteurs
diesel Wärtsilä de 1100 chevaux entraînent deux hélices à pales orientables et réversibles, qui assurent leur propulsion.

Pour attaquer ou se défendre, ils n'ont pas de griffes acérées, mais sont armés de deux mitrailleuses de 12,7 millimètres. Leurs équipages comprennent un officier, dix officiers-mariniers et
quartiers-maîtres et matelots. En tant que bateaux-école, leur capacité individuelle en élèves est de dix huit, à laquelle il faut ajouter quatre officiers ou officiers-mariniers
instructeurs.
Leur mission principale est d'assurer
l'instruction pratique à la navigation et à la manoeuvre, des élèves-officiers, mais également du personnel des spécialités de conduite nautique, que sont par exemple, les chefs du quart, les
timoniers et les manoeuvriers.
Consacrés essentiellement à l'apprentissage de la navigation côtière, les bâtiments-école longent les côtes françaises. Ils évoluent le plus souvent dans les eaux bretonnes, qui sont
parmi les plus exigeantes qui soient, en matière de navigation. Mais ces bâtiments effectuent aussi des missions plus longues, qui permettent aux élèves, de s'initier à la navigation
hauturière, sur des eaux plus lointaines.

En permanence, ces bateaux-école participent à la surveillance et à la sauvegarde de nos côtes. En cas de pollution, leur capacité d'épandage de dispersant constitue un moyen important de
lutte antipollution.
Pich
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Vendredi 3 octobre 2008
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23:20
Le deuxième plus gros navire militaire français, après le porte-avions
"Charles-de-Gaulle", a fait une courte escale au port de La Pallice. Il s'agit du bâtiment de projection et commandement "Tonnerre", long de 199 mètres et large de 32 mètres.
Basé à Toulon, le "Tonnerre" a fait une
courte escale à La Rochelle
Durant sa courte escale de 24 heures, les 29 et 30 septembre dernier, il a procédé à l'embarquement de troupes, de véhicules et d'hélicoptères.
Avant son accostage le 29 septembre, deux "Gazelles" et deux
"Pumas" du 1er Régiment d'Hélicoptères de Combat de
Phalsbourg se sont posés sur le pont d'envol du navire, d'une superficie de 5200 m². Le lendemain, 72 véhicules et 300 hommes de la 9ème brigade légère blindé d'infanterie de marine ont
embarqué grâce à quatre chalands de transport du 519ème régiment du train de La Rochelle.
Les troupes embarquées proviennent du RICM de Poitiers, du 2éme RIMA du Mans, du 6ème Régiment du Génie d'Angers et du 11ème RAMA de La Lande Doué. Ces forces vont participer à l'exercice
interallié "Joint Warrior", au large de l'Ecosse.
L'exercice commence aujourd'hui samedi 4 octobre, au large de Faslane, au
nord ouest de l'Ecosse, et durera jusqu'au 16 octobre prochain. Il fait intervenir des moyens maritimes, terrestres et aériens importants de divers pays membres de l'OTAN dont notamment,
l'Angleterre, la Belgique, le Danemark, les Etats-Unis, les Pays-Bas et la France.
La manœuvre, à forte dominante amphibie, consiste au transfert de
forces, depuis la mer vers la terre. Cela, dans un contexte de gestion d'une crise armée, dans une région sous menace terroriste.
Un important détachement du 17 Port & Maritime Regiment de l'armée
britannique était également présent à La Rochelle, avec notamment le cargo "Mounts Bay" L3008 ( Royal Fleet Auxiliary).
le"Mounts Bay", bâtiment long de 176 mètres, large de 26 mètres.
le
"Mounts bay" vu de la plage sud de Sablanceaux, sur l'île de ré
C'est également un gros bâtiment militaire, destiné au transport de troupes, de
véhicules et de matériel militaires.
Pich
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