mer et bateaux

Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 09:45

La Transat de Sigrid

Arrivée à Funchal
Capitale de Madère

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Première étape de cette transat à destination de Bahia: la Rochelle/Funchal.

"L´inévitable arrive, je suis sous petit spi à fond au surf depuis bien 8 heures, je n´ai pas encore dormi, je commence à être épuisée.

J´ai fait de nombreux départs au tas car je m´endors à la barre, cela signifie que le bateau se couche, il faut relâcher le spi pour rétablir le bateau à plat et repartir.

Jusqu´à présent, j´avais assez la pêche pour récupérer le coup, mais cette fois, je ne réagis pas assez vite pour récupérer mon écoute. Le spi claque, puis s´entoure autour de l´étai, du brélage anti-cocotier que j´avais mis en place, et va même chercher la drisse de grand spi dans la descente.

En gros, ça a formé un noeud énorme, je m´acharne toute la nuit à défaire cette "saloperie" de noeud mais, avec 25 noeuds de vent et une mer démontée : IMPOSSIBLE ! Du coup, j´alterne entre siestes et détricotages de spi, en vain ! J´avance quand même à plus de 7 noeuds sous grand voile arisée seule.

Au petit matin, je peux mieux constater l´ampleur de la catastrophe... Au final, j´ai mis 12 heures à défaire ce cocotier.

Il était hors de question de rentrer au port dans cet état, c´était impossible, alors je m´acharne. J´entends maintenant de nouveau David et Beber à la VHF, je suis sûre qu´ils vont me rattrapper, tout ces efforts pour rien, je retourne une 100ème fois essayer de défaire tout ça, j´en ai les larmes aux yeux...

Je finis enfin par tout dénouer et je renvoie aussitôt le grand spi. La mer s´est calmée, le vent mollit aussi.

Je me sens super bien en mer, le souvenir des galères s´effacent à une vitesse surprenante, l´arrivée de la première étape est proche, l´archipel de Madère est magnifique, rien ne me manque sauf un peu de sommeil et, ce n´est pas ce soir, que je vais encore dormir...!


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Arrivée de Sigrid et de Yemaya à Funchal

Funchal est surprenante, des maisons colorées perchées dans les montagnes, une végétation assez aride, je vois la digue, donc la ligne d´arrivée, puis, j´aperçois mon premier sourire familier sur un zodiac, mon pote cigogne qui nous a suivi sur un bateau accompagnateur, le pouet et les black eyed peas qui résonnent tout à coup dans tout Funchal...

Quel bonheur cette arrivée, telle que je me l´imaginais ! Carole, la secrétaire de la classe mini et tous les potes  sont sur le ponton. Une bonne bière bien fraîche, des bisous, des félicitations, un magnifique bouquet de fleurs locales et c´est parti pour refaire la régate au bistrot !"

propos rapportés par Pich

Vous étiez hier, mardi 13 novembre 2007, plus de 60.000  à avoir visité ce blog. Merci, ça fait toujours plaisir et ça encourage pour continuer !
      
            Pich
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 20:50





La Transat de Sigrid
"Lachez les 89 fauves !"
Go to  Salavador da Bahia

Mardi 18/09 

Jour J pour Sigrid et les 88 autres skippers...

"Réveil 5h du mat, j´ai bien dormi, je rassemble mes dernières affaires à embarquer, heureuse de partir enfin. Mon neveu âgé de 3 ans et demi, mon plus grand fan, se réveille pour me donner un dernier baiser, mon coeur se crispe un peu. Il fait encore nuit sur les pontons et bizarrement il n´y a pas encore effervecence. J´embarque ma soeur pour la sortie, ça me fait vraiment plaisir de partager ça avec elle.

Tellement concentrées à monter la grand voile, on ne voit même pas le reste de la famille venue nous saluer. Voilà c´est parti, l´impression étrange de ne pas encore complétement réaliser ce qui va m´arriver ces 2 prochains mois, juste l'envie de vivre ça à fond."


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C'est parti pour la Transat 6.50 Charente-Maritime/Baihia,
qui fêtait son 30ème anniversaire.
(Photo Pierrick Garenne/Grand Pavois)


"Je prends un départ "merdique", bloquée derrière Vincent et Thomas, ma drisse de génois est coincée dans les 4 minutes, j´arrive donc en retard sur la ligne et je ne peux pas me placer comme je le souhaitais.

En fait, je crois que j´étais plus stressée que je ne me l´avoue !
Je continue sur ma lancée catastrophe et je « tricote » assez mal jusqu´à la bouée de dégagement.

Qu´importe, je fais la couverture du numéro 26  du magazine Course au large, c´est pas la classe ça ? "

 Mercredi 19/09

"Je passe l´après midi avec Bénédicte (Graulle) et la nuit je suis entourée de mes petits camarades. On essaie de glisser au sud sous spi, pour sortir le plus vite possible de la dorsale.

 
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le grand spi de Yemaya

J'aurais du renvoyer le grand spi plus tôt, j´ai perdu un peu en fin de nuit : à l´attaque !"

 Jeudi 20/09

"Ce matin, je suis passée sur un filet de pêche. Aussitôt, je me pends dans les filières mais, pas de trace de filet dans ma quille. Sous grand spi, peu de vent, je me traîne lamentablement, le spi de Garcimore passe, de l´état de point vert derrière moi, à devant.

Il y a un problème, j´affale mon spi et je saute à l´eau pour vérifier ma quille, je coupe une première partie du filet mais mon bateau avance toujours et je n´arrive pas à atteindre la quille, je remonte pour affaler aussi ma grand voile, puis je replonge pour terminer le nettoyage.

Je rage de ne pas avoir réagi plus vite. Je passe la nuit suivante sous petit spi, le bateau est plus stable et je ne perds pas en vitesse."

Samedi 22/09

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"D´après les positions données ce matin, je ne suis pas loin de Béné (Bénédicte Graulle), Véro (Véronique Loisel) et Lolo (Laurence Chateau) : tout est jouable, le couteau entre les dents.

Merci Fi pour le kilo de son dans mon ipod, ça aide à garder la pêche et à rester réveillée la nuit.

Je viens de passer Cap Ortegal, un peu sale journée niveau classement. Véro a passé la pointe en fin d´aprem et touche 20 noeuds, alors que moi, je reste dans la molle jusqu´à 20 heures. C´est drôle, tout le monde parle à la VHF et du coup, il y a pas mal d´infos pour tactiquer.

Je suis alors à 798 milles de Funchal, rien n´est joué, je compte bien attaquer cette nuit, au milieu des cargos..."

Dimanche 23/09

"Hier soir, j´ai fait une cocotte dans mon spi, une fois de plus, parce ce que je me suis énervée ! Je suis en contact VHF avec David et Jean-claude qui m´encouragent. Dans la théorie, il suffit d´empanner et de laisser les tours se défaire tout seuls en fausse panne. Mais il fait nuit noire, et je ne parviens à le défaire, qu´au petit jour.

J´ai perdu du temps. Aujourdh´hui, c´est attaque sous grand spi avec 20 noeuds à bloc dans les surfs ! Dans l´après midi, je remonte un mini sans spi, c´est Titou qui a cassé son bout dehors. Il a fait un bricolage pour renvoyer son spi, mais attend un peu moins d´air.

Le vent monte encore, je passe sous petit spi, je ne suis plus qu´à quelques milles de l´arrivée.

Le vent monte encore, mais surtout, la mer devient mauvaise... Je ne suis pourtant pas sur un plateau, je pousse encore un peu, je fais des surfs de "malade", j´avoue que je ne fais pas la maline, Yemaya saute de vagues en vagues et je "pète" mon record de vitesse avec 17,85 noeuds.

36 km/h, c´est ridicule comme vitesse, mais je vous jure qu´en mini ça fait serrer les fesses. Comment se sent-on à ce moment précis ??? On fait de l´huile. Mettre le pilote pour affaler me semble impossible, alors je m´accroche à ma barre et m´émerveille de la stabilité du bateau, de son ardeur.

Et oui, c´est pour ça qu´on a signé: un surf de 8 heures en pleine nuit, à l'approche d'une île 
paradisiaque où tous les potes nous attendent ! "


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"une île où  tous les potes nous attendent"
(Photo Pierrick Garenne/Grand Pavois)

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   Port de  Funchal, capitale de l'Île de Madère

propos rapportés par Pich

à suivre...
     
        Pich
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 22:01

Flash-back
sur la Transatlantique
de Sigrid Longeau


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Pour Sigrid  le début de l'aventure commença le 11 février 2006. Ce jour-là, elle achetait un Pogo2 qu'elle  baptisait Yemaya, du nom de la déesse des mers et des alizés.


C'était parti pour 2 années de courses sur le Circuit Mini avec pour objectif final, la Mini Transat 2007 !

Départ de La Rochelle, arrivée à Salvador de Bahia, au Brésil.

Entre les deux ports... 8400 kilomètres, 80 concurrents, 40 jours de mer, 160 heures de sommeil, 1300 litres d'eau, 80 rations d'aliments lyophilisés, 4 tablettes de chocolat, une radio et un podcast de blagues de Chabat !

Qualifiée en septembre 2006, elle serait bien présente au départ de la transat 6.50, le 16 septembre 2007.

D'ici là, il lui restait un ultime challenge à relever : embarquer des partenaires pour foncer avec elle, acheter une nouvelle garde robe pour Yemaya, supporter les divers frais de courses, entraînements, chantier et  disputer la Mini Transat ensemble.


Laquelle Mini Transat (qui n'a de mini que le nom)  compte à son palmarès entre autres skippers devenus célèbres : Ellen Mac Arthur, Lionel Lemonchois, Isabelle Autissier, Laurent & Yvan Bourgnon.

Aussi Sigrid a la bonne idée de nous faire revivre son aventure. C'est avec grand plaisir que je lui laisse nous la narrer.


Préparation de la "bête", du 1er  au 18 septembre 2007.


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Yemaya la "bête"

"- Mercredi dernier en rentrant Yemaya dans le bassin à flot avec Fabien, je regarde les autres bateaux autour de moi et je me retrouve projetée 2 ans en arrière pour le départ de Fred et Pepíto.

 
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Fred Roux participa à la transat 2005 sur Pepito, un bateau en bois

J´avais aidé Fred à préparer Pepito les 2 mois précédant sa Transat et c´est en partie grâce à eux que j´ai décidé de me « jeter à l´eau » moi aussi.

Avec ces histoires de qualification, de jauge, de liste d´attente, de budget non bouclé, de chantier ultra long pour une novice aux 2 mains gauches comme moi, c´est donc uniquement 10 jours avant la transat que j´ai compris « ça y est ma vieille, tu vas réaliser ton rêve », bah oui je ne percute pas vite !


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Sigrid et Fabien


Mon top préparateur/pote/coproprio Fabien, m´a donné heureusement un sacré coup de main et une bonne dose de conseils pour finir de préparer Yemaya, j´ai l´impression jusqu´au départ de ne jamais être complétement prête, l´étais-je vraiment d´ailleurs ???

J´enchaîne les différents contrôles : sécurité, voiles, pharmacies, survie, rien n´est laissé au hasard. L´organisation de GPO laisse à désirer et nous met parfois dans le jus, mauvaise heure pour le baptême et notamment la visite de l´école de Laleu pour laquelle j´ai été prévenue 15 minutes APRES leur arrivée...j´espère que les enfants étaient quand même contents. Malheureusement, les enfants de l´école de Fontcouverte qui ont réalisé le dessin de ma grand voile n´ont pas pu se déplacer, j´irai donc les rencontrer à mon retour en janvier, ils m´ont envoyé des kilos de messages, plus mignons les uns que les autres, j´ai hâte de les rencontrer !

Le soir, le chapiteau de Marie la bohême, magnifique créature qui charme autant les humains que les serpents, anime nos soirées avec des concerts, des sculpteurs de bidons et spectacles de clown.

Jeudi 6 septembre, ce fut la soirée Bistrot du marin  à Saint-Martin-de-Ré, pour récolter quelques deniers avant de partir : une super réussite ! Cadre idyllique, Jean-Claude, le patron du bistrot a déplacé les foules. Gégé, une fois de plus, nous a mis le feu aux platines. Que des sourires et des gens passionnés et passionnants dont Jean Michel VEQUE qui va participer à la prochaine course rame-guyane et qui m´a fait visiter son bateau pour l´occasion, un sacré trip aussi !

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Baptême de Yemaya

Samedi 15 septembre au matin, baptême de Yemaya avec Francis Berthault, son parrain qui a paré ses flancs et son spi d´oeuvre d´art. Le magnum de champagne a eu du mal a se briser et j´ai été moi aussi largement baptisée au champagne. Comme la tradition brésilienne le veut, j´ai moi aussi honoré Yemaya en lui offrant un bouquet de roses.

Au briefing de 18h, Denis, le directeur de course nous annonça que le départ était reporté au mercredi. Pas vraiment de déception, de toute façon nous étions sûrs de partir et après l´expérience de la Transgascogne où nous avions essuyé jusqu´à 50 noeuds, personne ne râla ! Nous sortirons quand même dimanche, pour un petit prologue sans vent, décidemment éole nous en veut...!

Samedi soir, ma soeur  organisa un barbecue pour les potes, au calme, parce que sur les pontons, nous sommes souvent sollicités et pas super disponibles. Et même si nous ne partirons que mercredi, j´ai déjà partiellement la tête ailleurs, j´oublie tout, j´écoute sans entendre, je perds tout, jusqu´à mon téléphone, une organisation de ministe coiffée d´une cervelle de blonde quoi..."

 à suivre...

       Pich
 
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 19:33
Le Rokia Delmas
Plus d'un an... déjà !


L'année dernière, le 24 octobre 2006,  je découvris le Rokia Delmas, légèrement couché sur le flan, en face de la plage des Gollandières au Bois-Plage, sur l'Île de Ré.


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Suite à une panne machine, il avait dérivé pendant quelques heures avant de s'échouer là, vers 5 heures du matin, sur un fond marin de sable et de roches, à 2,5 kms  environ du rivage.


Battant pavillon panaméen, le porte-conteneurs  de 185 mètres de long venait d'Espagne où il avait quitté le port de Vigo, pour rejoindre celui de La Rochelle. A son bord, 26 membres d'équipage, un chargement de bois, de cacao et 378 containers.

Tôt le matin, des opérations d'hélitreuillage avaient permis à 20 des 26 membres d'équipage d'être pris en charge par la municipalité de La Couarde. La salle des   Fêtes avait été mise  à leur disposition, mais  le commandant du navire et ses adjoints, étaient restés à bord.

Un an passé après, le chantier de découpage de l'épave se poursuit, même si visuellement du rivage on ne voit guère plus que les barges-grues sur le chantier.  Malheureusement lors du découpage et du transport de l'étrave, une pollution de faible ampleur  a été constatée.

Des restes de fuel lourd ont été libérés au cours des opérations de découpage et des galettes de fioul ont été retrouvées  sur les côtes rétaises, entre les Grenettes et La Couarde. Sur les plages, on voyait bien encore, la semaine dernière, les traces des roues des quads qui ont sillonné les plages. Il s'agit de quads qui sont spécialement équipés pour se déplacer sur le sable,  afin de repérer les galettes de fioul,  pour les enlever.

Personnellement, en allant prendre les photos de ce qui restait de l'épave du Rokia Delmas, j'ai trouvé une petite galette  que je garde en souvenir.

L'étrave du porte-conteneurs, pièce énorme  de 1750 tonnes a été transférée le 11 octobre dernier, au mole d'escale de La Pallice pour y être déposée, par la mastodonte grue Rambiz.

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Tentative de dépose de l'étrave sur le quai le 11 octobre  dernier.
(Photos de la Marine nationale)

Mais arrivé sur place, ce gigantesque morceau du navire s'est avéré plus grand que prévu et les opérations de dépose, très délicates à mettre en oeuvre. Décision fut  prise alors, d'immerger l'étrave du Rokia Delmas, au fond de l'anse de Chef-de-Baie, toute proche.


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Transfert  de l'énorme étrave du Rokia Delmas
et  dépose sur la barge. C'était le 29 octobre dernier.

(Photo de la  Marine nationale)


Oui mais, dans le fond de l'anse de Chef-de-Baie, à l'endroit où l'étrave avait été temporairement immergée, du fioul s'est déposé sur les enrochements de la jetée sud, sur trente mètres environ. Des barrages anti-pollution ont été mis en place et le fioul qui restait dans l'étrave a été pompé. Quant à celui qui s'est déposé sur l'enrochement, il a été enlevé grâce à des jets d'eau chaude sous-pression.

Mais, tant que le chantier ne sera pas terminé, des fuites, même de faible ampleur, peuvent toujours se produire. Entré dans sa phase finale, le chantier est aussi dans une phase critique, même si tout risque majeur de pollution semble écarté.

Heureusement que  les 560 tonnes  d'hydrocarbures que contenait le Rokia Delmas,  ont été pompées à la fin de l'année dernière. Mais , comme on le voit, il n'a pas été possible de les pomper jusqu'à la dernière goutte...il en reste toujours un peu.

Vivement  pour Ré la Blanche, que ce chantier titanesque, soit enfin terminé.

       Pich




 
  
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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /Nov /2007 22:41
Sigrid Longeau à Bahia
Viva la vida
Viva la fiesta

Hier soir vendredi 2 novembre à Salavador de Bahia,   Jacques-Arnaud Seyrig  coupait la ligne d'arrivée, alors qu'il était 23 heures 21 au Brésil.

L'arrivée du 83ème et dernier skipper en lice,  mettait un terme à la Transat 6.50 La Rochelle/Bahia-2007. Les skippers se retrouveront à Salavador de Bahia,  mercredi 7 novembre, pour la remise officielle des prix.

Entre temps un certain nombre de rendez-vous et d'animations sont prévues pour les marins. Dès demain dimanche une régate en savero, le bateau brésilien traditionnel, les réunira.

Après la solitude et  l'effort,  place à la convivialité, à la fiesta, au réconfort.

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Sigrid accueillie à son arrivée à Bahia

Photo Pierrick Garenne /Grand-Pavois


Arrivée  lundi 29 octobre 2007, Sigrid Longeau n'a pas encore vraiment réalisé que c'était fini...!

Elle termine à la 63ème place au classement général sur 83 et à la 27ème place des voiliers de série sur 41 à l'arrivée. Bravo à Sigrid, pour sa première transatlantique, car il y a eu six abandons.

Elle  remercie  tous ceux et toutes celles qui l'ont  soutenue, car franchement dans les moments difficiles, cela la aidée  énormement. Et forcément  les petits mots que  nous lui avons écrits et qu'elle a lus à bord, lui ont fait le plus grand bien, même si certains,  l'ont  même fait pleurer. 

Car elle a rencontré quelques soucis: un étai qui tenait à peine depuis le départ de Madère, plus de capteurs de vent depuis le Cap vert, une bastaque qui tenait par miracle depuis l'Equateur. Et puis pour terminer, plus d'énergie à bord,  durant les 5 derniers jours de course.

Comme elle le dit:"ça n a pas toujours été rose, mais je crois que c'est pour cela que c'est aussi bon !!! Maintenant il faut profiter du coin et des caipis, on en a parle de ces caipis, une grosse carotte pour arriver toujours plus vite !!! "

Et pour commencer jeudi soir 1er novembre, caipi party organisée sur un bateau puis départ pour visiter une île proche de Salvador.

Sans doute nous le confirmera-t-elle, mais, il doit s'agir d'Itaparica, l'île située en face de Salvador da Bahia.

La Caipirinhade  est le Cocktail brésilien traditionnel, populaire et préféré partout dans le pays, et surtout au bord des plages.

A base  de cachaças (eaux de vie),  ce cocktail accompagné de quelques "amuse-gueules",  crée une atmosphère détendue. C'est également le compagnon inséparable de la "feijoada", un plat typique brésilien, qui est servi le mercredi et le samedi, dans la plupart des restaurants brésiliens.

La cachaça est une eau-de-vie brésilienne obtenue par fermentation du vesou, le jus de canne à sucre. Alcool paysan par excellence, la cachaça,  distillée à 40° est immédiatement embouteillée, contrairement au rhum agricole, qui lui est distillé à 65-75° et veilli en foudres de chêne, puis ramené aux degrés souhaités, par adjonction d'eau de source.

C'est bien entendu, au Brésil qu'on boit les meilleures caipirinhas pour deux raisons : la technique et la qualité des cachaças.

La technique consiste à couper le citron en 9 tel les traits du jeu du morpion après en avoir coupé les deux extrémités (c'est rapide) et la partie blanche centrale responsable de l'amertume.

Les meilleures cachaças, telles que "velho barreiro", "magnifica", "rochinha", "gotas de minas", se trouvent facilement au Brésil. Les meilleures sont celles qui ont vieilli (les gold), dont l'arôme est encore plus fruité. Aussi,  est-il important d'utiliser du sucre en poudre, car grâce au pilon, il devient un bon "abrasif" pour l'écorce du citron, et permet d'en optimiser le prélèvement de l'arôme.

Acidulé et sucré, c'est délicieux et l'on ne sent pas sa puissance. Mais, c'est une dangereuse gourmandise qui fait tourner très vite la tête...!

Mais , comme le prétend  la population du Sud du Brésil, les Bahianais ne penseraient qu'à la fête...!

Toujours est-il que Salavador de Bahia, capitale artistique et musicale du pays n'a pas manqué d' offrir une soirée  Bahiatursa aux skippers de la transat.

En voici quelques tourbillonnants extraits.


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Quel beau groupe, n'est-ce pas ?

Un grand merci à Pierrick Garenne pour ces superbes photos.

Source: Transat6.50/Bahia

      Pich
      
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 10:05

Salvador da Bahia
accueille les skippers
de la Transat 6.50

Capitale de'Etat de Bahia, Salvador est une ville du Brésil qui abrite aujourd'hui quelque 2 740 000 âmes. Depuis mardi soir 23 octobre, elle accueille un à un, les skippers de la transatlantique, partis de La Rochelle le 18 septembre dernier.


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Vue sur la Baie de tous les Saints

La croix tombée a été construite en 1998, au-dessus du port.
C'est une oeuvre de Mario Cravo

De 1548 à 1763, Salvador de Bahia fut la première capitale du Brésil. Elle fut également un lieu de rencontre des cultures européennes, africaines et amérindiennes.

La colonie fut fondée en 1549, par Tomé de Sousa (qui avait peut-être bien des valises en carton...?). Rapidement, elle devint un centre de la culture de la canne à sucre. Les besoins importants en main d'oeuvre et sa proximité avec les côtes africaines, en firent vite une plaque tournante de l'esclavage d'africains.

Les Hollandais prirent possession de la ville qu'ils pillèrent en mai 1624, mais les Portugais la reprirent  au mois d'avril de l'année suivante.

Beaucoup plus près de nous, dans les années 1990, le quartier historique du Pelourinho fut nettoyé et restauré. Ce quartier très populaire  a été inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'Humanité. Pelhourino signifie "petit pilori" car, c'est dans ce quartier, que les esclaves étaient punis.


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le quartier du  Pelourinho

avec sa façade bleue, l'église Notre Dame du Rosaire des Noirs


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Elevador Lacerda est le nom de l'ascenseur qui relie l'ancienne  ville haute, à la nouvelle ville en bord de mer. Il date de 1899 et nous rappelle qu'il fut un cadeau du Danemark à la ville.


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la route du coco

Dans les environs proches  de la ville, les plages magnifiques attirent les touristes. Grâce  à la création  de la route du coco,  axe qui longe la côte, le littoral Nord a été ouvert au tourisme.

Aujourd'hui, Salvador de Bahia est sans conteste, la capitale musicale et artistique du pays.


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Gilberto Gil, l'actuel ministre de la culture du Brésil, y a vu le jour, le 26 juin 1942.

La majorité de la population comporte une ascendance africaine, ce qui se traduit notemment par une nourriture épicée, les rites vaudou, la danse dont la samba et un carnaval de rue très coloré.

D'après ses habitants, Salvador est une ville bien moins dangereuse que celles du Sud , telles que Rio ou Sao Paulo. Pour la population du Sud , les Bahianais ne penseraient qu'à faire la fête...!

Quoiqu'il en soit, la ville de Salavador de Bahia se modernise inexorablement. L'industrie automobile s'y est installée, Ford y a construit une grande usine d'assemblage. D'autres usines et d'autres chaînes de  montage y voient le jour. Le tissu industriel s'étoffant, il attire par milliers les gens des campagnes.

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Aussi, les gratte-ciel  qui poussent comme des champignons  menacent de disparition les quartiers anciens. Ce sera certainement bientôt le sort qui pourrait être réservé aux maisons sur pilotis, ô combien pittoresques mais, ô combien insalubres.

Je crois que Sigrid Longeau, une fois après avoir franchi la ligne d'arrivée de sa première transat,  ne manquera   certainement pas, d'aller voir de près pour la remercier, Yemaya,   la déesse de la mer.

c
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Car c'est du nom de cette déesse, dont la statue se trouve près du marché au poisson, dans le quartier Rio Vermelho, que Sigrid a baptisé son voilier.

       Pich

PS:Amis bloggeurs qui me rendez visite, profitez de ma page d'accueil pour  aller découvrir de merveilleux paysages sur les 8 sites de la communauté "Reportages marins", communauté que j'ai créée il y a peu de temps (module communautés, en haut , à gauche de ma page d'accueil).

Des carrelets de la presqu'île de Fourras que vous découvrirez à bicyclette sans craindre les moustiques quand ils sont occupés...vous pourrez  longer les côtes bretonnes à pied ou à bord d'un petit voilier du nom de Nordet. Vous pourrez ensuite survoler et  découvrir Makemo, le troisième atoll de l'Archipel des Tuamotu,  à moins que vous ne préfériez faire un saut jusqu'à l'Île de la Réunion afin d'y voir le Piton de la Fournaise en éruption. Et...peut-être qu'en suite,  vous souhaiterez embarquer à bord de Croque Pomme, un fier voilier de 12 mètres, pour découvrir d'autres contrées merveilleuses.

Et, si vous êtes des admirateurs de l'Îe de Ré, qu'à cela ne tienne! Cliquez sur la communauté du même nom et bonne visite de l'Île de Ré.

Bon voyage et bon vent !
        

                 Pich


 
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 21:39
 
Yves Le Blevec
remporte la transat 6.50

Charente-maritime/Bahia

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Yves Le Blevec, le visage rayonnant de bonheur à son arrivée.
( Photo Pierrick Garenne/Grand Pavois)



A 42 ans, Yves Le Blevec  remporte aujourd'hui, mardi 23 octobre 2007, cette 30ème édition de la transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia, en franchissant la ligne d'arrivée, devant le fort de Bahia. Il était  19heures et 53 minutes (heure française).

Rendons hommage à la performance du sportif,  à l'expérience du technicien et à celle du marin, dont la passion pour la mer est restée intacte.

C'est aussi une belle revanche sur la précédente édition de 2005, au cours de laquelle, après avoir démâté au beau milieu du parcours, Yves rallia Salvador de Bahia sous gréement de fortune.

Et pourtant, ce fut moins une...!

En effet, à la date du 10 septembre dernier, ils étaient 84 concurrents dont les candidatures avaient été retenues par les organisateurs. Et, Yves Le Blevec ne figurait pas au nombre de ceux-ci.

Mais, pour le trentième anniversaire de cette Transat, Benoît Parnaudeau mit gracieusement à la disposition de l'organisation, pour toute la durée de l'épreuve, son 60 pieds monocoque Max Havelaar. De sorte que ce bateau-accompagnateur suppléméntaire, permit à la Direction de la course de pouvoir accepter 5 skippers de plus...dont Yves Le Blevec.

Né à Palaiseau le 15 juillet 1965, Yves Le Blevec passa le plus clair  de son enfance, le regard fixé vers le large. Durant les vacances  familiales à la voile, il découvrit sa passion pour la mer et la navigation. 

Dès qu'il le put, là où il se trouva, il multiplia les occasions de naviguer en mer, fut-ce sur une planche à voile ou sur un voilier. Alors qu'il était encore adolescent,  enthousiasmé par les récits des premières Route du Rhum et des Transats en double, il eut le coup de foudre pour la course au large.

Pour lui: "les marins qui vivaient de pareilles aventures"  étaient "des skippers extra-terrestres". Mais, à l'époque, il était loin de penser qu'il en ferait partie un jour.

Durant ses deux dernières années au lycée à La Rochelle, Yves entama un cursus de moniteur de voile.  Il passa ses vacances scolaires en travaillant au chantier Pinta où il apprit à construire des bateaux . Ses découvertes le conduisirent à la Trinité sur Mer où il fit la connaissance de Charlie Capelle. Ce marin aguerri  lui apprit son métier.

Yves Le Blevec navigua,  mais gagna sa vie à terre en construisant ou en préparant des bateaux.  Il acquit ainsi beaucoup d'expérience,  se forgea une solide réputation,  avant que de pouvoir accéder à son rêve, courir à haut niveau.


Image Hosted by ImageShack.usLors du prologue de cette transat qui se déroula  au large de Fort-Boyard


2001 fut sa première saison  sur le cricuit Mini 6.50.  Mais, au cours de ces six dernières années, Yves Le Blevec courut une saison Figaro Bénéteau, trois saisons Mini 6.50. En 2005, Yves devint double co-détenteur du Trophée Jules Verne, sur le Maxi Catamaran-Orange 2.

Comme vous pouvez le  constater, que ce soit en "Maxi" ou bien en "Mini", Yves Le Blevec,  fait toujours le maximum ! 

Un grand bravo pour cette superbe performance.

  son site:www.yvesleblevec.com

  
Source: Transat 6.50/Bahia


PS:Amis bloggeurs qui me rendez visite, profitez de ma page d'accueil pour  aller découvrir de merveilleux paysages sur les 8 sites de la communauté "Reportages marins", communauté que j'ai créée il y a peu de temps (module communautés, en haut , à gauche de ma page d'accueil).

Des carrelets de la presqu'île de Fourras que vous découvrirez à bicyclette, vous pourrez  longer les côtes bretonnes à pied ou à bord d'un petit voilier du nom de Nordet. Vous pourrez ensuite survoler et  découvrir Makemo, le troisième atoll de l'Archipel des Tuamotu,  à moins que vous ne préfériez faire un saut jusqu'à l'Île de la Réunion afin d'y voir le Piton de la Fournaise en éruption. Et...peut-être qu'en suite,  vous souhaiterez embarquer à bord de Croque Pomme, un fier voilier de 12 mètres, pour découvrir d'autres sites merveilleux.

Et, si vous êtes des admirateurs de l'Îe de Ré , qu'à cela ne tienne, cliquez sur la communauté du même nom.

Bon voyage et bon vent !

         Pich



 
Par pich - Publié dans : mer et bateaux - Communauté : Reportages marins
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 20:53







Transat 6,50
Honneur
aux femmes marins

Isabelle Joschke...et de 5
Sophie Gueroult... et de 6
Le compte sera bon ! J'aurai "fait le tour" des six skippers femmes, en course dans cette transatlantique.




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Isabelle Joschke




Skipper de profession, Isabelle Joschke est née le 27 janvier 1977.

Elle a tiré ses premiers bords en optimist sur un lac en Autriche… loin de la mer. Sa passion pour la mer est venue plus tard, pendant ses études. C'est à l'issue d'une traversée de l'Atlantique qu'elle  franchit le pas. Isabelle commença alors à travailler en tant que skipper en Méditerranée, puis aux Antilles et aux Etats-Unis, parcourant de nombreux milles.

Ensuite, elle entendit parler de la Mini, une vraie aventure qui l’attirait. Aussi, dès qu'elle eut assez d’argent de côté, elle se lança. Ce devint vite  une véritable passion, pour laquelle elle  consentit beaucoup de sacrifices...

L'aventure que représente cette transat, Isabelle y a déjà pris part en 2005,  elle renouvelle l'expérience et s'en explique.

"Sur la Transat 2005, j’ai eu des problèmes d’énergie durant la première étape,  qui m’ont obligé à barrer jour et nuit pendant, 8 jours, sans repos. Physiquement, c’était dur, mais moralement, c’était bien pire encore : un projet de deux ans dont les ambitions s’effondrent au deuxième jour, il faut l’encaisser…

Je me suis rattrapée sur la deuxième étape, mais le résultat final n’était pas celui que j’espérais. D’où l’envie d’y revenir en 2007. Et puis après avoir couru durant 3 saisons sur un prototype d’ancienne génération, j’ai eu envie de pouvoir me mesurer aux meilleurs, avec les mêmes armes qu’eux. Avec l’ancien bateau, finir dans les 5 était déjà super, mais je ne pouvais pas vraiment rêver de gagner.


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Isabelle Joschke, à la barre de son proto  Degrémont Synergie.
(Photo Stéphanie Gaspari)


De là est né le projet de constructi
on d’un nouveau voilier. Ce bateau est une valeur sûre côté dessin et un bijou côté construction. Il est à la fois solide, fiable et très léger. Quitte à avoir un nouveau bateau, autant qu’il ait toutes les qualités !"

C’est ainsi qu'elle en  fit la démonstration, à la barre de  Degrémont-Synergie, remportant le 24 septembre dernier,  la première étape de la présente transat.


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 L'arrivée victorieuse d'Isabelle Josche à Funchal
(Photo Yves Bonnet)

Elle parcourut les 1100 milles qui séparent La Rochelle  de Funchal dans l'archipel de Madère, en 5 jours, 15 heures, 33 minutes et une poignée de secondes,  à la vitesse moyenne  horaire de 8,11 noeuds.

Elle devança le second, Samuel Manuard sur Sitting Bull, de 4 heures et 24 minutes.

Comme elle le confie: "Sur l’eau, je suis capable de me dépasser, voire de m’étonner moi-même, c’est mon point fort. Mais je suis consciente du facteur chance qui intervient dans une traversée en solitaire: une baleine, un billot de bois, et tout est fini… "

C'est bien exact que le facteur chance est important...!

Trois jours après le départ de la seconde étape, alors qu'elle occupait la 3ème place au classement général, le 9 octobre dernier,  elle passa en quelques heures de la 3ème place à la huitième puis pointa à la 57ème, le lendemain matin.

De tout évidence Isabelle rencontrait un problème sur son proto. Un  bateau accompagnateur alla à sa rencontre qui la contacta par VHF. C'est ainsi que nous avons appris que depuis les Canaries, elle avait eu à déplorer la rupture  du pivôt du bout dehors de son bateau. Après avoir remplacé le pivot cassé par  un neuf, qu'elle avait au nombre de ses pièces de rechange, celui-ci cassa à son tour lors d'un départ en vrac.


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Arrivée d'Isabelle à Mindelo au Cap-Vert, dimanche 14 ocobre 2007
(Photo Poltikitak-Bateau accompagnateur)


Isabelle fut contrainte à une escale technique de 12 heures dimanche dernier à Mindelo au Cap-Vert. Après que le pivot et le bout dehors furent changés, Isabelle reprit la course dimanche soir à 22 heures, plus motivée que jamais.

Après  quatre jours passés, sans pouvoir mettre le spi, elle est repartie de Mindelo, "gonflée à bloc", à "fond la caisse", bien  décidée à rallier Salvador de Bahia, en  remontant le plus de bateaux  possible.

Aujourd'hui jeudi, à midi, Isabelle après 12 heures d'arrêt à Mindelo au Cap-Vert, était remontée à la 53ème place au classement, passant devant Sigrid Longeau qui était à la 55ème place.

Faut-il le rappeler, mais ils étaient 89 au départ de La Rochelle et sont encore 83 en course.

son site:

Bonne fin de transat et bon vent Isabelle !




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 Sophie Gueroult

Ingénieur naval, Sophie Gueroult est née le 30 mai 1981.

Née en Haute-Savoie, Sophie n’était pas vraiment prédestinée à la course au large. Toute jeune, elle faisait déjà de l’optimist sur le lac d’Annecy, en vrai marin d’eau douce. C'est sur ce magnifique plan d'eau qu'elle  attrapa le virus et qu'ensuite elle passa ses week-ends à s'entraîner.

Elle participa aux Championnats de France Espoirs, puis passa en 420, puis brièvement en Europe, pour finir en match-racing. La voilà  qui était lancée sur les océans, les vrais, ceux où l’horizon n’est pas fermé par une montagne… ou alors, une montagne...d’eau !

S'en suivirent quelques croisières aux Glénans ou entre amis, au Fastnet par exemple. Puis, en 2003,  ce fut   sa première participation à une course au large : Skippers d’Islande.

Mais, rapidement, Sophie se lassa des navigations en équipage car, selon ses propos: "C’était une trop grosse machinerie". Aussi, c'est tout naturellement, après avoir goûté aux plaisirs du Mini, en navigant avec deux ministes sur un Pogo,  que lui vint l’envie  de naviguer en solo. Car naviguer sur des gros bateaux avec des sorties à la journée, des équipages jamais complets et entraînés... ne lui convenait plus. 


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Sophie et son Felibre, lors du Prologue couru au large
de Fort-Boyard, le dimanche 16 septembre 2007.


Du coup, elle choisit le Mini, plus abordable et plus simple à mettre en place.  Et puis confie-t-elle: "Qui plus est,  professionnellement, je disposais de pas mal de temps libre, donc je sautai sur l’occasion ! 


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Sophie Gueroult à la barre de Felibre, son Mini

Et voilà, je fais maintenant partie de la famille fort sympathique des ministes, ces petits furieux qui décident un jour de traverser l’Atlantique en solitaire sur leur coquille de noix de 6,50m !"

Pour Sophie comme pour la plupart des Ministes, traverser l’Atlantique est un rêve, qu’elle est en train de réaliser.

son site:

Bonne fin de course Sophie et bon vent !

 

Quelque soit leur classement dans cette transat, bravo à ces six femmes marins, qui méritent admiration et respect.


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A l'instar de se lever de soleil,  vu du Max Havelaar.
(Photo Max Havelaar-Bateau accompagnateur)


Bravo à ces femmes marins qui ont osé "mettre les voiles". Pour conclure, je dirais, qu'elles sont toutes les six, des "fées ministes" (jeu de mots)  reconnues.

Source: Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia
www.transat650.org

            Pich 
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 23:30






Transat 6,50

Honneur
aux femmes marins

 

Ingénieur spatial pour Ariane, Véronique Loisel est née le 18 avril 1973. Elle "pointe" ce soir,  à la 47ème place au classement général. 

Véronique 
a longtemps passé toutes ses vacances à Saint-Briac, au bord de la mer en Bretagne. La mer là-bas, c’est un peu comme un jardin dit-elle. Elle a tiré ses premiers bords dans la baie, sur le petit voilier familial, avec déjà l’envie furieuse d’aller voir ce qui se cache de l’autre côté de l’horizon.

Elle a de qui tenir, car  jusqu’à son grand-père, la plupart de ses aïeux étaient capitaines au long cours. Véronique n’a jamais oublié ses rêves de petite fille, ni ce qui les a nourris ! En 2002, après 3 années passées en Guyane, elle a suivi la Route du Rhum en équipage sur Pen Duick VI.

Cette première expérience du grand large a été décisive et  depuis, elle a consacré tout son temps libre à naviguer comme matelot sur Pen Duick VI, puis comme second sur Pen Duick III, avant de participer aux régates du bassin Atlantique. Après sa transat sur Pen Duick VI, elle a cherché à faire une traversée en course et en double comme l’AG2R, mais sa coéquipière n’a pas pu la suivre.

C’est à ce moment là qu'elle découvrit le monde des minis.


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"Oyapock" dans le Bassin des chalutiers, à La Rochelle

Fin 2005 elle se lança et choisit le mini 480, qu'elle baptisa " Oyapock ", du nom du fleuve qui sépare la Guyane du Brésil. Elle engrangea les milles. Sa qualification fut plutôt éprouvante car elle la fit sans pilote et en essuyant 4 Bulletins Météos Spéciaux forces 7 et 8. Après ces expériences vécues, elle se sentit alors  prête à affronter l’océan et ses concurrents, en solo, et sur une "coquille de noix" !

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C'était le mardi 18 septembre dernier, Véronique Loisel quittait le port
de La Rochelle, pour se rendre au départ de la transat

Bien que le niveau soit particulièrement relevé cette année, Véronique Loisel et son "Oyapock" ne se laisseront pas impressionner !  Son Mini est un partenaire hors du commun dit-elle, taillé pour la course et pour l’aventure en solo, un voilier à sa taille, ni trop petit, ni trop grand.

C’est un bateau un peu fou pour un projet un peu fou, soit, mais c’est le solitaire qui la fait vibrer le plus : c’est dit-elle, un moyen de se donner à cent pour cent, car tout repose sur l’audace personnelle, la force de caractère pour tenir l’effort et la capacité à maîtriser ses nerfs en cas de pépin.

Et, au-delà de la recherche de la performance, ce qui nous fait avancer, Oyapock et moi,  avoue-telle, c’est avant tout le plaisir de naviguer et l’ambiance du monde " Mini ", faite d’entraide et de passion. A coup sûr, tout comme ces 2 ans de préparation intense, cette Transat 6,50 s’annonce comme une belle leçon de vie !

Pour Véronique, l'aventure se prolongera au-delà de la course, car cette transat  a été aussi l’occasion de lancer un projet éducatif "De l’espace pour la mer ", avec le soutien du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et du département de l’Essonne. L’objectif étant d’initier les jeunes de l’Essonne et de Guyane à l’océanographie, à la météorologie et à la protection de l’environnement. Une fois au large, Véronique larguera une balise, qui leur permettra de travailler en classe sur de véritables données satellites. Il est également prévu de leur faire comparer la vie en milieu extrême en mer et dans l’espace, notamment avec la spationaute Claudie Haigneré qui s’est associée au projet.

Autant vous dire que cette initiative et l’engouement qu’elle rencontre dans les écoles renforcent sa détermination à mener au bout cette aventure, car son objectif est de faire une transat réussie avec le suivi des enfants.

son site:
www.veroniqueloisel.fr

 
Les  6 filles de cette transat méritent bien d'être présentées plus avant. Je vous les présente tout simplement, dans l'ordre des places respectives qu'elles occupent , au classement général.  Leurs points communs: elles ont la trentaine, des têtes bien faites et, elles en ont...du courage !





Ingénieur Télécom, Sigrid Longeau est née, le 10 novembre 1974. Ce soir, elle se trouve à la 54ème place au classement général.

Elle  commença sur optimist, alors qu'elle avait tout juste six ans, et puis elle n'arrêta plus jamais de naviguer. Etudiante, elle enseignait la voile l’été. Puis, au boulot, c’était tous les week-ends et les vacances. La voile a toujours occupé tout son temps libre.

Elle a navigué sur divers supports, mais depuis 4 ans, elle s'est  principalement axée sur le match racing à Saint Quay Portrieux.

Rien cependant ne laissait  présager que Sigrid se tournerait vers les Minis et la Transat 6.50. Pourtant, dans son esprit, cette envie a toujours été plus ou moins présente : " La Mini, ça a toujours été un rêve plus ou moins avoué. On en parlait souvent, mais comme d’un projet un peu fou" confie-telle.

Puis Fred, un de ses ami, s’est lancé en 2005 dans l'aventure. Sigrid l'a aidé à préparer son Pepito 80 pendant deux mois, durant tous ses week-ends. Elle a bien pu observer les galères techniques, financières, mais surtout, elle a goûté au bonheur de naviguer sur ces petites bombes  que sont les Minis.

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Sigrid sur son voilier, dans le Bassin des chalutiers à La Rochelle

Ce fut alors une évidence pour elle, dans deux ans, elle serait sur la ligne de départ !


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Du rêve à la réalité :
Sigrid sur 2B Consulting, se rendait sur la ligne de départ de la 30ème édition de la Transat 6,50, appelée aussi Mini-transat. Mais elle n'a de mini que le nom ! c'était le mardi 18 septembre, au petit matin, à La Rochelle.

Aussi, depuis  le début de l'année, Sigrid a tout lâché pour se lancer à fond dans cette aventure. A travers sa course, Sigrid soutient l’association Surfrider Fondation. Son 2B consulting  arbore sur son spi la sérigraphie d’une œuvre d’art réalisée par l’artiste peintre Francis Berthault, "Corsaire de Lune".

Des entreprises de l'Île de Ré figurent au nombre de ses sponsors, mais je sais qu'il lui manquait, au départ de La Rochelle, environ 10.000 euros, pour boucler son budget .

Il est toujours temps  de l'aider,   que vous soyez  dirigeant d'entreprise ou  particulier.

Pour connaître l'adresse à laquelle envoyer votre chèque, libellé à l'ordre de Sigrid Longeau, contactez Chloë Mainguy, son attachée de presse au :




son adresse email:
sigrid@yemaya650.com

Bon vent les filles !


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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 22:50

Transat 6,50  
Honneur
aux femmes marins




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Bénédicte Graulle

Avocate de profession, Bénédicte Graulle est née le  10 septembre 1975. Cette jeune femme de 32 ans, célibataire, est actuellement en tête des filles qui participent à la Transat 6,50 Charente-Maritime/ Bahia.


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Bénédicte Graulle passant devant la tour de l'horloge, à La Rochelle, pour se rendre au départ de cette transat.

Elle occupait aujourd'ui, mardi 16 octobre 2007, la 43ème place, devançant Laurence Chateau 44ème.

Bénédicte Graulle  navigue depuis son enfance et n’a jamais cessé d’être attirée par l’Océan. Sa passion, elle la doit à son grand-père qui a toujours eu un bateau. C'est avec son papy qu'elle a appris à naviguer à Granville.

Les nombreux convoyages qu'elle a effectués par la suite, lui ont permis de se familiariser avec la navigation hauturière. Ayant goûté au grand large, l’envie d’y retourner ne la plus quittée.

C’est  ainsi que le désir de traverser l’Atlantique sur un Mini, a grandi chez cette femme passionnée et déterminée. 

Avocate au Barreau de Paris depuis 5 ans, la participation à la Transat 6.50 est née de sa volonté de concilier ses deux passions : le bateau et le Barreau. 

Dès l'âge 6 ans,  Bénédicte  voulait déjà être avocate. A  20 ans, elle voulut devenir marin.

La Transat 6.50 lui est  donc apparue comme une évidence. C'est la seule course transocéanique encore accessible aux amateurs. Sa participation à la Transat 6.50 allait  donc de soi.

Cependant cette évidence s’est  heurtée à quelques difficultés, notamment de temps, et celles tenant  à   une vie professionnelle particulièrement riche et dense et tout aussi passionnante que la mer !

Grâce au Barreau de Paris, qui a accepté de la soutenir dans cette aventure, Bénédicte réalise son rêve le plus cher, celui de porter les couleurs de son Barreau de l’autre côté de l’Atlantique.


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Et autant vous dire,  combien elle est particulièrement fière et heureuse de relever ce défi.


Je dirais qu 'il est on ne peut plus naturel, qu'elle se retouve  aujourd'hui, à la barre...!

Bon vent Bénédicte.



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Laurence Chateau


Professeur de mathématiques, Laurence Chateau est née le 16 octobre 1972. Au fait, c'est son anniversaire... Alors, avant de quitter cette page de blog, allez sur le site de la transat 6,50 (lien en fin d'article), cliquez sur concurrents, puis sur messages aux skippers, rédigez votre message, elle l'aura. Et même avec un jour de retard, elle appréciera, croyez-moi !

Cette jeune femme de 35 ans occupait aujourd'hui, la 44ème place au classement général. Elle était la seconde des 6 filles en lice dans cette transat.


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Au petit matin, Laurence  quittait le port de La Rochelle  pour se rendre au départ de la transat 6,50 Charente-maritime/Salavdor de Bahia.

En ce qui  concerne Laurence Chateau, la voile a d’abord été une affaire de copains : régates étudiantes, croisières entre amis, et enfin transat en convoyage et en double. C’est d’ailleurs avec eux qu’elle a découvert le Mini, avant d’acquérir le sien et de vivre ses premières expériences en solo.

Traverser l’Atlantique en solitaire est donc une aventure toute particulière pour cette navigatrice qui dit : « Ce n’est pas forcément facile pour moi, sachant que je préfère vivre des choses fortes à deux ou plus, et partager... ».

La motivation et la détermination de Laurence sont fortes car elle  participe à cette Transat, pour achever cette période Mini, par la plus belle et la plus complète des courses. 

C'est pour elle, l'occasion  de pouvoir vivre une aventure extraordinaire  où il faut aller chercher au fond de soi-même, des choses  pour lesquelles rares sont les occasions de  les  découvrir.

Laurence est également une "mordue" de la montagne et elle compare en ces termes, les deux types d'aventure: « Je fais beaucoup de montagne et les belles courses en haute montagne, dures ou non d’ailleurs, demandent un peu le même engagement, une motivation forte, la notion de cordée et de partage, et font vivre de la même façon des trucs incroyables, difficiles, mais qui nous manquent dès qu’on redescend dans la vallée ou que l’on met pied à terre ! »

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(Photo Max Havelaar - Bateau accompagnateur)


Son objectif pour cette transat est, de se faire plaisir, d'effectuer une belle traversée en donnant tout et d'aller jusqu'au bout !

Bon  anniversaire et bon vent Laurence.
     

  Source: transat 6,50/Bahia
www.transat650.org


            Pich
    


  
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Profil

  • Pich
  • Et...passer le pont!
  • Homme
  • Photo Nature Peinture Mer Bateaux
  • Artiste-peintre, photographe,je peins des marines et imprime certaines de mes photos sur toile, devenant de vrais tableaux. J'aime la mer et l'île de Ré où j'habite.J'anime la communauté "Reportages marins" regroupant 74 blogs à découvrir.

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