Mercredi 7 février 2007
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Le déchargement du
Rokia Delmas continue
Tout semble calme
...
Vu de loin, tout semble calme... et pourtant, les opérations de déchargement continuent, sur le
Rokia Delmas.
Les six derniers containers, dont l'accès sous
le chateau sur le pont 4, était bloqué par un groupe electrogène, ont pu être
enlevés. Le bois en palettes entreposé sur le pont 3, après avoir été monté sur le pont 4, a été transféré sur les barges et évacué.
Celui qui était entreposé au pont 2 a dû être hissé manuellement au pont 3. Dur, dur...
La présence d'hydrogène sulfurée ayant été détectée, des ouvertures ont été pratiquées au niveau pont 3 et 2, pour ventiler les locaux.
Seule la barge Missing Ling reste sur place, pour effectuer les opérations de transfert de la cargaison, car il reste des palettes de bois aux ponts 3
et 2. Le pont 2 est plus ou moins inondé. C'est selon les marées.
Pour que le bois puisse être remonté, d'un pont à l'autre, des ouvertures d'accès, par découpe, ont été réalisées. Une découpe au pont 4 permet
d'accéder au pont 3 et celle effectuée sur le pont 3 donne accès au pont 2.
On voit bien la
découpe du pont 4 qui permet à un chariot élévateur d'accéder au pont 3 pour remonter le bois
(Photo Marine Nationale)
Les palettes de bois entreposées sur le pont 4, proviennent du pont 3 et attendent d'être évacuées. Et, lorsque la météo
est clémente, il est possible, comme on le voit ci-dessous, de charger directement la barge La Brion depuis le pont 4 du Rokia Delmas.
Chargement direct, du pont 4 du navire sur la barge La Brion
quand les conditions météorologiques le permettent
(Photo Marine Nationale)
Mais, le plus souvent le déchargement de la cargaison se fait d'abord sur la barge-grue Missing Link.
Le Rokia Delmas et la barge-grue Missing Link
Puis, le transfert est effectué sur La Brion qui attend au large. Cette barge
autopropulsée de 80 mètres de long, achemine ensuite son chargement au port de La Pallice.
Barge "La Brion", conçue spécialement pour le transport
des éléments de l'Airbus A380, en attente au large
De la plage des Golandières,
on peut apercevoir comme un bandeau blanc sur le côté bâbord de la
proue de La Brion. A la jumelle on peut lire A380.
La Brion (Photo Marine Nationale)
Le plan de prévention est en place. Deux grands filets de rétention ont été installés.
Ils ont été placés sur bâbord et tribord du porte-conteneurs, pour contenir tous les débris ou les pièces de bois qui pourraient s'échapper, en cas de
fissure de la coque du Rokia Delmas.
Chalutier équipé d'un filet anti-pollution
(Photo Marine Nationale)
Un chalutier équipé d'un filet anti-pollution est à poste sur zone, prêt à
intervenir.
Pich
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Mardi 6 février 2007
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00:00
Les Galettes Bretonnes
et les biscuits Troy
Après la perte de 200 tonnes d'hydrocarbure qui se sont déversées du MSC Napoli, dans la Manche, ce sont 24 plages situées
entre Perros-Guirec et Morlaix qui ont été souillées par cette pollution.
La commune de Locquirec dans le Finistère a été
la plus touchée. Près de 5 tonnes de boulettes ont été récupérées. Des militaires de la sécurité civile, basés à Nogent le Rotrou, sont venus apporter leur aide en se déployant sur le
littoral.
Le MSC Napoli remorqué
par l'Abeille Bourbon et l'Abeille Liberté
(Photo de la Marine Nationale)
Les hydrocarbures se sont échoués sous forme de
boulettes. Des centaines de paquets de biscuits portant la marque Troy, ont également été retrouvés. Ils proviennent des deux containers de 20 tonnes chacun, qui sont tombés en mer, alors que
le MSC Napoli dérivait au large de la côte bretonne.
Le MSC Napoli échoué en baie de Lyme
(Photo de la Marine Nationale)
Il a été confirmé après analyse des
échantillons de fioul, prélevés sur la côte nord de la bretagne, par le Laboratoire d'Analyses de Surveillance et d'Expertises de la Marine, que les boulettes venues souiller les plages bretonnes, provenaient bien du MSC Napoli, actuellement échoué sur la côte britannique.
Je me permets de rappeler que
les frais d'affrêtement de nos remorqueurs de
sauvetage, qui interviennent aussi bien en Manche et Mer du Nord que sur la façade Atlantique, coûtent chaque jour, quelque soixante mille euros à l'Etat Français, donc à nous
contribuables.
Souvenons-nous également que plus de 90% des navires qui ne font pas escale dans l'un de nos ports, transitent par la Manche.
C'est pour cette raison, que les risques de pollution des côtes bretonnes, sont très importants.
Pich
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Dimanche 4 février 2007
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Le Fier d'Ars en Ré
22ème site Ramsar
J'ai entendu ce matin sur France Bleu La
Rochelle, que le banc du Bûcheron, banc de sable qui s'étend, au sortir du Fier d'Ars, avait avancé de 500 m en direction du fier, en 60 ans. Cette constatation a été faite par comparaison de
photos aériennes récentes, avec des vues prises en 1946, à l'occasion de la journée mondiale des zones humides.
Le Fier d'Ars est le 22ème site RAMSAR inscrit sur la liste mondiale des zones
humides, pour son écosystème remarquable.
Vue
aérienne du Fier d'Ars
(Photo Michel Le Collen)
Comme on le voit sur cette photo aérienne d'Ars en Ré, le chenal qu'empruntent les navigateurs ,
au sortir du port, débouche dans le fier d'Ars.
C'est une baie ouverte sur la mer et le Pertuis Breton, dont on découvre toute l'étendue, à marée basse. Elle est entourée de marais. Dans sa partie nord,
elle abrite la réserve naturelle de Lilleau des Niges.
Cette réserve naturelle, qui s'étend sur près de 200 hectares, a été créée en 1980 sur des
polders du nord de l'Île de Ré.
La présence de deux milieux, la caractérise. On a des vasières qui sont recouvertes au gré des marées par l'océan atlantique et des anciens marais
salants, qui sont protégés par des digues, et gérés hydrauliquement.
Bernaches
cravant
Cette alternance de zones humides ainsi que la situation géographique de l'Île de Ré, font
de cette réserve naturelle, l'un des tous premiers sites, pour l'hivernage des bernaches cravant et d'autres espèces d'oiseaux limicoles, dans notre pays.
La Spatule blanche, espèce limicole.
Il ne faut pas oublier que notre île est située au carrefour des grandes voies de migration des polulations d'oiseaux d'eau. Qu'elles viennent d'Europe ou
d'Afrique.
Au fil des saisons, ce sont plus de 300 espèces d'oiseaux qui se succèdent. Et, pour ce qui concerne les bernaches cravant , elles sont plusieurs milliers
à hiverner sur l'Île de Ré.
Un groupe d'Ibis sacrés d'Egypte
photographié cette semaine sur l'Île de Ré
Alors qu'il est beaucoup question d'écologie, et au lendemain de la
publication du rapport des experts de l'ONU, qui ont lancé un avertissement sans précédent, sur l'ampleur du changement climatique et sur la responsabilité de l'homme dans le réchauffement de
notre planète, je reconnais humblement que j'ignorais l'existence-même, de cette journée mondiale pour la préservation des zones humides.
C'est pourquoi, j'ai jugé utile de vous en reparler un peu plus longuement aujourd'hui.
Adoptée en 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, la Convention sur les zones humides est entrée en vigueur en 1975. C'est le seul traité mondial
sur l'environnement qui traite d'un écosystème en particulier. Les zones humides sont au coeur du développement durable, tant elles concernent, à la fois, la conservation et
l'approvisionnement en eau.
Vue partielle des nombreux marais à Loix
La convention utilise une définition large des types de zones humides qui peuvent être placés sous son égide. Nous avons les marais et les marécages,
les oasis, les lacs et les rivières, les prairies humides et les tourbières. Mais aussi , les estuaires, les deltas, les zones cotidales* ainsi que les étendues marines proches du rivage, les
mangroves et les récifs coralliens.
La liste en sera presque exhaustive, quand nous y aurons rajouté les zones humides artificielles que sont, les bassins de pisciculture, les
réservoirs, les rizières et les marais salants.
Aujourd'hui, la convention Ramsar dénombre 1600 sites, pour
une superficie proche de 150 millions d'hectares, dans 153 pays différents.
Pich
* cotidale: se dit d'une
courbe passant par tous
les points où la marée a lieu à la même heure.
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Vendredi 2 février 2007
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14:00
Journée mondiale
des Zones Humides
Les marais salants de l'île de ré
Chaque année, le
deuxième jour du mois de février est consacré à la journée mondiale pour la préservation des zones humides.
De quoi s'agit-il ?
Voilà 21 ans, la France adhéra à la convention de Ramsar. Cette convention porte le nom de cette ville d'Iran, où elle vit le jour, en
1971.
Sur l'Île de Ré , les zones humides s'étalent de part et d'autre du Fier d'Ars . Elles se situent essentiellement, dans la
partie Nord de l'île et couvrent, je crois plus de 500 hectares.
claire
Les zones humides englobent bien sûr
tous les marais salants, exploités ou non.
l'exploitation de 80 aires saunantes est nécessaire
à un saunier, pour qu'il puisse vivre de son activité
Le choix d'une zone humide se fait selon des
critères précis, comme la présence d'espèces végétales ou animales, en danger ou en grand nombre, mais également, sur son rôle prépondérant au maintien des populations humaines.
En 2005, une trentaine de sauniers se sont installés
dans le Fier d'Ars et la plupart ont adhéré
à la coopérative salicole
Cette désignation ne constitue pas une protection réglementaire, ni une mesure contraignante. Bien au contraire, c'est un label, qui vaut une reconnaissance
internationale.
Pilots de sel
Cependant, ce label met en évidence la nécessité du maintien des caractéristiques écologiques et des ressources de ces zones, par une utilisation rationnelle des
ressources, tout en les préservant.
Pour chaque site Ramsar, un comité de suivi oriente et coordonne la gestion de la zone en question, afin de
pouvoir concilier ses activités sociales et économiques.
Pich
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Mercredi 31 janvier 2007
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00:00
Une petite Fugue en Ré
à Saint-Martin
Dans le dédale des ruelles, au coeur du bourg ancien de Saint-Martin, se cachent de
véritables merveilles.
Nul doute que ce nom de rue, témoigne de l'importante activité viticole de l'Île de
Ré.
"le bon vin réjouit le coeur de l'homme"
Dans le quartier ouest de l'église, dans le vieux bourg de Saint-Martin-de-Ré, des maisons très anciennes ont traversé les siècles.
C'est notemment le cas de la Maison de la Vinatrie, vraisemblablement construite au 17 ème siècle.
J'ai choisi volontairement de vous en montrer d'abord les détails.
Une frise ornée de grappes de raisin sépare les deux niveaux,
surmontée de cette enseigne sculptée dans le bois
Nul besoin d'être devin ou Bourguignon, pour subodorer l'activité qu'exerçèrent, ceux qui firent construire cette maison et l'habitèrent.
Voilà une bâtisse, qui s'élève sur deux niveaux en encorbellement. Les murs latéraux sont en pierres de taille. Ils débordent en saillie de la façade à
pans de bois, avec pignon sur rue. Son rez-de chaussée est fait de moellons.
Façade à pans de bois .
Jolie "croisée"
Ne serait-ce pas de là, que viendrait l'expression argotique:
" En avoir un petit coup dans les carreaux "
Cette maison appartient aujourd'hui, à des particuliers. Elle est classée depuis
2002.
derrière les petits carreaux...
En voici la façade typique, qui donne dans la rue Mérindot.
Maison de la Vinatrie
Pich
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Mardi 30 janvier 2007
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00:00
Mon petit
Prix d'Amérique
(séquence souvenirs)
Photo Scoop Dyga publiée par ParisTurf, le quotidien du cheval
Place aux jeunes trotteurs...
Une semaine après que le championnat du monde des trotteurs montés, le Prix de Cornulier ait été remporté par un mâle de 5 ans One du Rib entraîné par Joël Hallais, c'est encore un 5ans qui a remporté le Prix d'Amérique dimanche.
Et cela me fait très plaisir, que ce soit Pierre Levesque qui ait gagné avec Offshore Dream, trotteur ayant rejoint son écurie, l'année dernière.
Offshore Dream a été 12 fois au départ sur l'hippodrome de Vincennes. Il fut les 12 fois à l'arrivée avec 5 succès à la clé, dont le Critérium Continental des 4 ans, couru à Vincennes, la veille de Noël.
En grand champion, il a remporté la 86 ème édition du Prix d'Amérique, couvrant les 2700 mètres de la grande piste, sur le pied de 1'12", battant au passage le record que détenait Késaco Phédo.
Pierre Levesque n'avait que 6 ans lorsque son grand-père, Henri Levesque remporta son unique Prix d'Amérique, en 1967, avec la célèbre jument Roquépine.
Pour Pierre Levesque, qui est dans le métier depuis 25 ans, c'était dimanche sa première victoire aussi dans cette grande épreuve, en tant qu'entraîneur-driver.
Bravo "Pierrot" et félicitations.
J'ai toujours aimé les chevaux et j'ai connu, à un moindre niveau, les joies que peuvent apporter les succès de chevaux dont on a été propriétaire, ou éleveur, ou les deux. J'ai connu aussi les soucis qui vont avec. Une médaille a toujours son revers. Mais, n'ayant pas souhaité mourir complètement idiot ou rempli de regret, j'ai toujours essayé de faire des choses, qui me passionnèrent. Même si ce ne fut pas toujours facile...
Ainsi, dans les années 80, je m'intéressai de très près aux trotteurs. Je fis tout d'abord l'acquisition d'Olibrius, un mâle qui était encore foal. Je finis de l'éléver chez moi à la campagne, puis il partit chez un entraîneur pour le débourrage.
Ce ne fut pas un crack, mais j'eus quand même la satisfaction de le voir finir second à La Capelle et de le voir gagner à Paray le Monial.
Souvenir...souvenir, c'était le 23 mai 1983.
drivé par Michel Govignon, Olibrius remportait sous mes couleurs,
le Prix de Bad Durkeim, avec une confortable avance
Je me rendis vite compte, après cette première expérience, que ce qui me plaisait le plus en fait, c'était d'être au contact des chevaux, de les nourrir, de les soigner, de les élever quoi.
Je fis ensuite l'acquisition d'une poulinière lors d'une vente aux enchères. Elle était pleine et mit au monde, un joli petit poulain, que j'appelai Rocco Boy.
Rocco-Boy au premier plan avec sa mère
Votre bloggeur sur le chemin
Rocco-Boy, une fois sevré
Rocco-Boy ne fut pas un trotteur pécoce. Qualifié à l'âge de 3 ans il ne commença à courir qu'à l'âge de 4 ans. Il lui fallait deux ou trois courses pour pouvoir retrouver la forme.
Après quoi, il était régulièrement placé ou gagnant.
Rocco-Boy, remportant le Grand Prix du Courrier Picard
sur l'hippodrome d'Amiens, sur le pied de 1'15"
Le 11 août 1990, le poulain que j'avais élevé, remporta en nocturne le Grand Prix du Courrier Picard, sur l'hippodrome d'Amiens. Les courses se déroulaient pendant que nous dînions avec mon épouse , ma fille Aline et Christophe son mari, au restaurant panoramique de l'hippodrome. Ce fut une merveilleuse et inoubliable soirée.
Pour moi, ce fut comme si le poulain que j'avais élevé, venait de remporter mon petit Prix d'Amérique.
Pich
NB: Désolé pour ma médiocre qualité des documents publiés, mais je n'ai pu que scanner mes phos.
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Lundi 29 janvier 2007
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00:00
La Sécurité Maritime
en question...
Sur l'île de Ré, nous avons toujours, échoué sur nos côtes, le
Porte-conteneurs Rokia Delmas. Heureusement que les soutes de fuel lourd ne crevèrent pas, lorsqu'il talonna, et s'échoua au large de la plage des Golandières au Bois-Plage, le 24 octobre
2006.
le Rokia Delmas, mercredi
dernier
Mais depuis, un autre porte-conteneurs s'est trouvé en "perdition" au large d'Ouessant, le MSC Napoli, transportant près de 2400 containers. Nos
remorqueurs l'Abeille Bourbon et l'Abeille Liberté, le remorquèrent dans les eaux britanniques, où les autorités l'échouèrent volontairement, en baie de Lyme.
Une de nos plages bretonnes a hérité, ce week-end, de paquets de biscuits et de galettes de mazout qui pourraient provenir du MSC Napoli.
la barge "le Brion" sur zone,
près du Rokia Delmas, mercredi
Puis le 23 janvier dernier, ce fut au tour du "Maersk Deuton" de s'échouer au large du Havre , transportant plus de 4000 containers , je crois. Il y
eu plus de peur que de mal, mais tout de même...
Souvent, de fausses manoeuvres sont à l'origine de ces accidents. Marin est un métier difficile qui n'a pas la faveur des jeunes. Cette désaffection
se traduit, dans le monde entier, par une pénurie importante d'officiers et de marins. C'est pourquoi, près de la moitié des cargots qui sillonnent les mers, par manque d'effectif, pratiquent
le quart de nuit en passerelle avec un seul officier, sans matelot de veille. Ce qui, soit-dit en passant, est interdit par les règlements au niveau international. Le manque d'équipages
suffisants et expérimentés est donc très préjudiciable à la sécurité maritime.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les échouements, voire les collisions se multiplient.
Quand la mer est déchaînée, rien ne l'arrête...
La mer bien formée, quand elle "tape", elle "frappe"...
La mise en service récente, d'un super porte-conteneurs de 13000 containers qui peut être armé par un équipage de seulement 13 membres, interpelle
vraiment.
Depuis les catastrophes de l'Erika et du Prestige, l'Europe a pris conscience de la gravité des problèmes que pose le transport maritime.
Il va bien falloir que l'Union Européenne se dote des moyens nécessaires à la conduite d'une politique intégrée de sécurité
maritime.
l'Abeille Bourbon, un de nos remorqueurs
Les frais d'affrêtement de nos remorqueurs de
sauvetage, qui interviennent aussi bien en Manche et Mer du Nord sur 870 kilomètres de côtes, que sur la façade Atlantique sur 2500 kilomètres, coûtent chaque jour, quelque soixante mille
euros à l'Etat Français.
Trois milliards cinq cents millions de tonnes de marchandises sont chargées et déchargées dans
les ports de l'Union Européenne. Le port de Rotterdam, à lui tout seul, traite
l'équivalent des tonnages qui entrent et sortent des ports de France, soit environ trois cent cinquante millions de tonnes.
Quand on sait que plus de 90% des navires qui transitent par la Manche, ne font pas
escale dans un de nos ports, il serait tout de même normal que l'Union Européenne, apporte son aide financière à notre pays, qui est le plus exposé, de par sa configuration
géographique.
Source: Marine marchande
Pich
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Vendredi 26 janvier 2007
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00:00
Grand Prix de l'Elysée
deux favoris et deux outsiders se détachent
Sourions un peu...
Alors comme cela, au pays du cheval, des droits de l'homme et de la démocratie, 40 participants pourraient être au départ de la grande grande course. Désormais, le Grand Prix de l'Elysée, la grande course d'obstacles, se court tous les 5 ans.
Seuls, ceux ayant recueilli 500 signatures de parrainage, pourront prendre le départ. Aucun concurrent ne pourra être supplémenté. Cette course se déroulera en deux batteries. La première se courra le 22 avril 2007 et la météorologie nationale prévoit déjà... un terrain lourd.
La lice sera mise à zéro pour la batterie finale du 6 mai 2007. Le personnel chargé de l'entretien des pistes, aura ramassé à la pelle, toutes les petites phrases, qui joncheraient encore le gazon.
A la consultation du tableau des partants, avant la déclaration des premiers forfaits, nous devrions avoir deux favoris: Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. C'est du moins, l'avis de l'ensemble des pronostiqueurs.
Une particularité cependant, ce sera la première fois qu'une représentante de la gent féminine, sera au départ de la grande course, avec une première chance de l'emporter. Entraînée par le PS, elle portera les couleurs de la célèbre casaque à la rose.
Ségolène Royal
(Photo PS)
Tous mes confrères de la presse spécialisée lui oppose Nicolas Sarkozy, qui sera l'autre favori . Entraîné par l'UMP, il portera les couleurs de la casaque classique, bleu et rouge.
Nicolas Sarkozy
La lutte dans la ligne d'arrivée, jusqu'au passage du poteau, devrait être de toute beauté. Ségolène Royal devra redouter cependant, les qualités de terrible finisseur, de Nicolas Sarkosy, lors du sprint final. Ils sont, pour l'instant, proposés tous les deux, à la cote de 2/1.
Mais, une compétition reste une compétition, et souvent, un ou plusieurs outsiders viennent bousculer la logique du papier.
Un de mes confrères atypique de province, m'a dit le plus grand bien, de François Bayrou, un concurrent repéré, pendant le meeting de Pau.
François Bayrou
( Photo UDF)
Entraîné par l'UDF, il portera les couleurs de la casaque orange.
En région parisienne, Jean-Marie Le Pen, autre outsider a été repéré à Saint-Cloud.
Jean-Marie Le Pen
(Photo AP)
Entraîné par le Front National, il portera les couleurs de la casaque ornée d'une flamme tricolore. Certains confrères le place devant François Bayrou, dans leur pronostic.
Dans l'ordre du programme, trois de ces quatre concurrents : Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont les plus chargés en gains, puisqu'ils paient l'ISF.
Bien sûr, la Grande Course à l'Elysée sera retransmise en direct, sur toutes les chaînes de Télévision.
Tous les titulaires d'une carte d'électeur, pourront parier, mais il n'y aura pas de super-cagnotte. Les tickets de jeu seront mis à leur disposition, dans chaque Point Mairie Urne, pour validation.
Ne dit-on pas, que le cheval est la plus noble conquête de l'homme..? Mais que ne dit-on pas !
Pich
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Lundi 22 janvier 2007
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13:14
Respect
Mon Père !
Comme tous les Français, j'ai appris ce matin, la triste nouvelle... Celle de votre départ pour un monde, sans nul doute meilleur, que celui d'ici bas.
Je suis triste, et j'ai beaucoup de peine.
L'Abbé Pierre
(Photo du Journal La Croix)
Vous allez cependant beaucoup nous manquer, car des hommes de votre trempe, il en manque.
L'Abbé Pierre - Huile de Eve Clair
Dieu merci, vous appartenez à l'humanité toute entière.
Alors, je m'en vais de ce pas à l'église de mon village, priez pour vous.
Mon père
Quand je fus arrivé près de l'autel
De la nuit soudain jaillit une étincelle
Qui, par magie cette flamme alluma
Celle de vous l'apôtre qui toujours brillera
Adieu, mon père
Pich
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45
Lundi 22 janvier 2007
1
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00:00
Le MSC Napoli
échoué... la Cata ?
Le porte-conteneurs
MSC Napoli, tiré par les remorqueurs français Abeille Bourbon et Abeille Liberté, à l'approche
des côtes anglaises
Le MSC Napoli, remorqué par nos deux remorqueurs, devait l'être, jusqu'au port de Portland en Angleterre. Mais les conditions
météorologiques de la nuit de vendredi à samedi furent très mauvaises. Les larges fissures sur les deux flancs du cargo s'étaient agrandies au cours de la nuit, et la poupe du navire
s'enfonçait de plus en plus dans l'eau.
Redoutant que la coque du porte-conteneurs ne se casse en deux , les autorités britanniques prirent alors la décision d'échouer le navire, à environ 2
kilomètres de la côte, à Branscombe, une petite station balnéaire à l'est de Sidmouth, dans le Devon, sur la côte sud-ouest de l'Angleterre.
Le MSC Napoli et sa cargaison
(Photo Alain MONOT)
Ce lieu d'échouage, a été choisi pour limiter l'impact de toute pollution, et pour favoriser le bon déroulement des opérations de sauvetage du porte-conteneurs et de sa cargaison.
Après la rupture d'une salle des machines, près de deux cents tonnes de carburant se
sont échappées. Les barrages anti-pollution qui avaient été mis en place autour du bateau, ont dû être retirés provisoirement, pour éviter qu'ils soient endommagés par les containers, qui se
détachaient du porte-conteneurs et tombaient à l'eau.
De telle sorte , que le carburant s'est dispersé. Au cours de cette même nuit, de l'huile s'est échappée de l'une des fissures. Mais apparemment, les
autres réservoirs seraient restés intacts. Des traces d'huile auraient été repérées sur le rivage, et deux oiseaux retrouvés, le plumage couvert d'huile.
Près de cent containers seraient tombés à l'eau.
Deux d'entre eux contiendraient des matières dangereuses. Parfum et acide pour batterie pour l'un, éléments
d'airbags contenant des composants gazeux et autres petites pièces détachées, pour l'autre.
Une quarantaine de containers auraient été localisés, échoués le long de la côte. D'aucuns auraient "atterri" sur un plage proche, certains étaient
éventrés.
Le
porte-conteneurs échoué à 2 km de la côte, à Branscombe
Parmi les containers à la dérive , deux contiendraient des "meules" BMW et des
pièces détachées d'automobiles, deux autres, des fûts de chêne.
Ces containers, sont tombés à la mer samedi dans la nuit, mais il a fallu attendre le lever du jour, pour pouvoir intervenir.
Les opérations de nettoyage ont commencé et des barrages anti-pollution ont été déployés sur le rivage.
Dès demain lundi, les opérations de pompage devraient pouvoir commencer.
Merci à tous les sauveteurs mais , vraiment pauvre mer...!
Source: Orange actualité et Nouvel Obs
Pich
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