mer et bateaux

Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /2007 21:39
 
Yves Le Blevec
remporte la transat 6.50

Charente-maritime/Bahia

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Yves Le Blevec, le visage rayonnant de bonheur à son arrivée.
( Photo Pierrick Garenne/Grand Pavois)



A 42 ans, Yves Le Blevec  remporte aujourd'hui, mardi 23 octobre 2007, cette 30ème édition de la transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia, en franchissant la ligne d'arrivée, devant le fort de Bahia. Il était  19heures et 53 minutes (heure française).

Rendons hommage à la performance du sportif,  à l'expérience du technicien et à celle du marin, dont la passion pour la mer est restée intacte.

C'est aussi une belle revanche sur la précédente édition de 2005, au cours de laquelle, après avoir démâté au beau milieu du parcours, Yves rallia Salvador de Bahia sous gréement de fortune.

Et pourtant, ce fut moins une...!

En effet, à la date du 10 septembre dernier, ils étaient 84 concurrents dont les candidatures avaient été retenues par les organisateurs. Et, Yves Le Blevec ne figurait pas au nombre de ceux-ci.

Mais, pour le trentième anniversaire de cette Transat, Benoît Parnaudeau mit gracieusement à la disposition de l'organisation, pour toute la durée de l'épreuve, son 60 pieds monocoque Max Havelaar. De sorte que ce bateau-accompagnateur suppléméntaire, permit à la Direction de la course de pouvoir accepter 5 skippers de plus...dont Yves Le Blevec.

Né à Palaiseau le 15 juillet 1965, Yves Le Blevec passa le plus clair  de son enfance, le regard fixé vers le large. Durant les vacances  familiales à la voile, il découvrit sa passion pour la mer et la navigation. 

Dès qu'il le put, là où il se trouva, il multiplia les occasions de naviguer en mer, fut-ce sur une planche à voile ou sur un voilier. Alors qu'il était encore adolescent,  enthousiasmé par les récits des premières Route du Rhum et des Transats en double, il eut le coup de foudre pour la course au large.

Pour lui: "les marins qui vivaient de pareilles aventures"  étaient "des skippers extra-terrestres". Mais, à l'époque, il était loin de penser qu'il en ferait partie un jour.

Durant ses deux dernières années au lycée à La Rochelle, Yves entama un cursus de moniteur de voile.  Il passa ses vacances scolaires en travaillant au chantier Pinta où il apprit à construire des bateaux . Ses découvertes le conduisirent à la Trinité sur Mer où il fit la connaissance de Charlie Capelle. Ce marin aguerri  lui apprit son métier.

Yves Le Blevec navigua,  mais gagna sa vie à terre en construisant ou en préparant des bateaux.  Il acquit ainsi beaucoup d'expérience,  se forgea une solide réputation,  avant que de pouvoir accéder à son rêve, courir à haut niveau.


Image Hosted by ImageShack.usLors du prologue de cette transat qui se déroula  au large de Fort-Boyard


2001 fut sa première saison  sur le cricuit Mini 6.50.  Mais, au cours de ces six dernières années, Yves Le Blevec courut une saison Figaro Bénéteau, trois saisons Mini 6.50. En 2005, Yves devint double co-détenteur du Trophée Jules Verne, sur le Maxi Catamaran-Orange 2.

Comme vous pouvez le  constater, que ce soit en "Maxi" ou bien en "Mini", Yves Le Blevec,  fait toujours le maximum ! 

Un grand bravo pour cette superbe performance.

  son site:www.yvesleblevec.com

  
Source: Transat 6.50/Bahia


PS:Amis bloggeurs qui me rendez visite, profitez de ma page d'accueil pour  aller découvrir de merveilleux paysages sur les 8 sites de la communauté "Reportages marins", communauté que j'ai créée il y a peu de temps (module communautés, en haut , à gauche de ma page d'accueil).

Des carrelets de la presqu'île de Fourras que vous découvrirez à bicyclette, vous pourrez  longer les côtes bretonnes à pied ou à bord d'un petit voilier du nom de Nordet. Vous pourrez ensuite survoler et  découvrir Makemo, le troisième atoll de l'Archipel des Tuamotu,  à moins que vous ne préfériez faire un saut jusqu'à l'Île de la Réunion afin d'y voir le Piton de la Fournaise en éruption. Et...peut-être qu'en suite,  vous souhaiterez embarquer à bord de Croque Pomme, un fier voilier de 12 mètres, pour découvrir d'autres sites merveilleux.

Et, si vous êtes des admirateurs de l'Îe de Ré , qu'à cela ne tienne, cliquez sur la communauté du même nom.

Bon voyage et bon vent !

         Pich



 
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 10:05

Salvador da Bahia
accueille les skippers
de la Transat 6.50

Capitale de'Etat de Bahia, Salvador est une ville du Brésil qui abrite aujourd'hui quelque 2 740 000 âmes. Depuis mardi soir 23 octobre, elle accueille un à un, les skippers de la transatlantique, partis de La Rochelle le 18 septembre dernier.


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Vue sur la Baie de tous les Saints

La croix tombée a été construite en 1998, au-dessus du port.
C'est une oeuvre de Mario Cravo

De 1548 à 1763, Salvador de Bahia fut la première capitale du Brésil. Elle fut également un lieu de rencontre des cultures européennes, africaines et amérindiennes.

La colonie fut fondée en 1549, par Tomé de Sousa (qui avait peut-être bien des valises en carton...?). Rapidement, elle devint un centre de la culture de la canne à sucre. Les besoins importants en main d'oeuvre et sa proximité avec les côtes africaines, en firent vite une plaque tournante de l'esclavage d'africains.

Les Hollandais prirent possession de la ville qu'ils pillèrent en mai 1624, mais les Portugais la reprirent  au mois d'avril de l'année suivante.

Beaucoup plus près de nous, dans les années 1990, le quartier historique du Pelourinho fut nettoyé et restauré. Ce quartier très populaire  a été inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'Humanité. Pelhourino signifie "petit pilori" car, c'est dans ce quartier, que les esclaves étaient punis.


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le quartier du  Pelourinho

avec sa façade bleue, l'église Notre Dame du Rosaire des Noirs


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Elevador Lacerda est le nom de l'ascenseur qui relie l'ancienne  ville haute, à la nouvelle ville en bord de mer. Il date de 1899 et nous rappelle qu'il fut un cadeau du Danemark à la ville.


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la route du coco

Dans les environs proches  de la ville, les plages magnifiques attirent les touristes. Grâce  à la création  de la route du coco,  axe qui longe la côte, le littoral Nord a été ouvert au tourisme.

Aujourd'hui, Salvador de Bahia est sans conteste, la capitale musicale et artistique du pays.


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Gilberto Gil, l'actuel ministre de la culture du Brésil, y a vu le jour, le 26 juin 1942.

La majorité de la population comporte une ascendance africaine, ce qui se traduit notemment par une nourriture épicée, les rites vaudou, la danse dont la samba et un carnaval de rue très coloré.

D'après ses habitants, Salvador est une ville bien moins dangereuse que celles du Sud , telles que Rio ou Sao Paulo. Pour la population du Sud , les Bahianais ne penseraient qu'à faire la fête...!

Quoiqu'il en soit, la ville de Salavador de Bahia se modernise inexorablement. L'industrie automobile s'y est installée, Ford y a construit une grande usine d'assemblage. D'autres usines et d'autres chaînes de  montage y voient le jour. Le tissu industriel s'étoffant, il attire par milliers les gens des campagnes.

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Aussi, les gratte-ciel  qui poussent comme des champignons  menacent de disparition les quartiers anciens. Ce sera certainement bientôt le sort qui pourrait être réservé aux maisons sur pilotis, ô combien pittoresques mais, ô combien insalubres.

Je crois que Sigrid Longeau, une fois après avoir franchi la ligne d'arrivée de sa première transat,  ne manquera   certainement pas, d'aller voir de près pour la remercier, Yemaya,   la déesse de la mer.

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Car c'est du nom de cette déesse, dont la statue se trouve près du marché au poisson, dans le quartier Rio Vermelho, que Sigrid a baptisé son voilier.

       Pich

PS:Amis bloggeurs qui me rendez visite, profitez de ma page d'accueil pour  aller découvrir de merveilleux paysages sur les 8 sites de la communauté "Reportages marins", communauté que j'ai créée il y a peu de temps (module communautés, en haut , à gauche de ma page d'accueil).

Des carrelets de la presqu'île de Fourras que vous découvrirez à bicyclette sans craindre les moustiques quand ils sont occupés...vous pourrez  longer les côtes bretonnes à pied ou à bord d'un petit voilier du nom de Nordet. Vous pourrez ensuite survoler et  découvrir Makemo, le troisième atoll de l'Archipel des Tuamotu,  à moins que vous ne préfériez faire un saut jusqu'à l'Île de la Réunion afin d'y voir le Piton de la Fournaise en éruption. Et...peut-être qu'en suite,  vous souhaiterez embarquer à bord de Croque Pomme, un fier voilier de 12 mètres, pour découvrir d'autres contrées merveilleuses.

Et, si vous êtes des admirateurs de l'Îe de Ré, qu'à cela ne tienne! Cliquez sur la communauté du même nom et bonne visite de l'Île de Ré.

Bon voyage et bon vent !
        

                 Pich


 
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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /2007 22:41
Sigrid Longeau à Bahia
Viva la vida
Viva la fiesta

Hier soir vendredi 2 novembre à Salavador de Bahia,   Jacques-Arnaud Seyrig  coupait la ligne d'arrivée, alors qu'il était 23 heures 21 au Brésil.

L'arrivée du 83ème et dernier skipper en lice,  mettait un terme à la Transat 6.50 La Rochelle/Bahia-2007. Les skippers se retrouveront à Salavador de Bahia,  mercredi 7 novembre, pour la remise officielle des prix.

Entre temps un certain nombre de rendez-vous et d'animations sont prévues pour les marins. Dès demain dimanche une régate en savero, le bateau brésilien traditionnel, les réunira.

Après la solitude et  l'effort,  place à la convivialité, à la fiesta, au réconfort.

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Sigrid accueillie à son arrivée à Bahia

Photo Pierrick Garenne /Grand-Pavois


Arrivée  lundi 29 octobre 2007, Sigrid Longeau n'a pas encore vraiment réalisé que c'était fini...!

Elle termine à la 63ème place au classement général sur 83 et à la 27ème place des voiliers de série sur 41 à l'arrivée. Bravo à Sigrid, pour sa première transatlantique, car il y a eu six abandons.

Elle  remercie  tous ceux et toutes celles qui l'ont  soutenue, car franchement dans les moments difficiles, cela la aidée  énormement. Et forcément  les petits mots que  nous lui avons écrits et qu'elle a lus à bord, lui ont fait le plus grand bien, même si certains,  l'ont  même fait pleurer. 

Car elle a rencontré quelques soucis: un étai qui tenait à peine depuis le départ de Madère, plus de capteurs de vent depuis le Cap vert, une bastaque qui tenait par miracle depuis l'Equateur. Et puis pour terminer, plus d'énergie à bord,  durant les 5 derniers jours de course.

Comme elle le dit:"ça n a pas toujours été rose, mais je crois que c'est pour cela que c'est aussi bon !!! Maintenant il faut profiter du coin et des caipis, on en a parle de ces caipis, une grosse carotte pour arriver toujours plus vite !!! "

Et pour commencer jeudi soir 1er novembre, caipi party organisée sur un bateau puis départ pour visiter une île proche de Salvador.

Sans doute nous le confirmera-t-elle, mais, il doit s'agir d'Itaparica, l'île située en face de Salvador da Bahia.

La Caipirinhade  est le Cocktail brésilien traditionnel, populaire et préféré partout dans le pays, et surtout au bord des plages.

A base  de cachaças (eaux de vie),  ce cocktail accompagné de quelques "amuse-gueules",  crée une atmosphère détendue. C'est également le compagnon inséparable de la "feijoada", un plat typique brésilien, qui est servi le mercredi et le samedi, dans la plupart des restaurants brésiliens.

La cachaça est une eau-de-vie brésilienne obtenue par fermentation du vesou, le jus de canne à sucre. Alcool paysan par excellence, la cachaça,  distillée à 40° est immédiatement embouteillée, contrairement au rhum agricole, qui lui est distillé à 65-75° et veilli en foudres de chêne, puis ramené aux degrés souhaités, par adjonction d'eau de source.

C'est bien entendu, au Brésil qu'on boit les meilleures caipirinhas pour deux raisons : la technique et la qualité des cachaças.

La technique consiste à couper le citron en 9 tel les traits du jeu du morpion après en avoir coupé les deux extrémités (c'est rapide) et la partie blanche centrale responsable de l'amertume.

Les meilleures cachaças, telles que "velho barreiro", "magnifica", "rochinha", "gotas de minas", se trouvent facilement au Brésil. Les meilleures sont celles qui ont vieilli (les gold), dont l'arôme est encore plus fruité. Aussi,  est-il important d'utiliser du sucre en poudre, car grâce au pilon, il devient un bon "abrasif" pour l'écorce du citron, et permet d'en optimiser le prélèvement de l'arôme.

Acidulé et sucré, c'est délicieux et l'on ne sent pas sa puissance. Mais, c'est une dangereuse gourmandise qui fait tourner très vite la tête...!

Mais , comme le prétend  la population du Sud du Brésil, les Bahianais ne penseraient qu'à la fête...!

Toujours est-il que Salavador de Bahia, capitale artistique et musicale du pays n'a pas manqué d' offrir une soirée  Bahiatursa aux skippers de la transat.

En voici quelques tourbillonnants extraits.


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Quel beau groupe, n'est-ce pas ?

Un grand merci à Pierrick Garenne pour ces superbes photos.

Source: Transat6.50/Bahia

      Pich
      
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /2007 19:33
Le Rokia Delmas
Plus d'un an... déjà !


L'année dernière, le 24 octobre 2006,  je découvris le Rokia Delmas, légèrement couché sur le flan, en face de la plage des Gollandières au Bois-Plage, sur l'Île de Ré.


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Suite à une panne machine, il avait dérivé pendant quelques heures avant de s'échouer là, vers 5 heures du matin, sur un fond marin de sable et de roches, à 2,5 kms  environ du rivage.


Battant pavillon panaméen, le porte-conteneurs  de 185 mètres de long venait d'Espagne où il avait quitté le port de Vigo, pour rejoindre celui de La Rochelle. A son bord, 26 membres d'équipage, un chargement de bois, de cacao et 378 containers.

Tôt le matin, des opérations d'hélitreuillage avaient permis à 20 des 26 membres d'équipage d'être pris en charge par la municipalité de La Couarde. La salle des   Fêtes avait été mise  à leur disposition, mais  le commandant du navire et ses adjoints, étaient restés à bord.

Un an passé après, le chantier de découpage de l'épave se poursuit, même si visuellement du rivage on ne voit guère plus que les barges-grues sur le chantier.  Malheureusement lors du découpage et du transport de l'étrave, une pollution de faible ampleur  a été constatée.

Des restes de fuel lourd ont été libérés au cours des opérations de découpage et des galettes de fioul ont été retrouvées  sur les côtes rétaises, entre les Grenettes et La Couarde. Sur les plages, on voyait bien encore, la semaine dernière, les traces des roues des quads qui ont sillonné les plages. Il s'agit de quads qui sont spécialement équipés pour se déplacer sur le sable,  afin de repérer les galettes de fioul,  pour les enlever.

Personnellement, en allant prendre les photos de ce qui restait de l'épave du Rokia Delmas, j'ai trouvé une petite galette  que je garde en souvenir.

L'étrave du porte-conteneurs, pièce énorme  de 1750 tonnes a été transférée le 11 octobre dernier, au mole d'escale de La Pallice pour y être déposée, par la mastodonte grue Rambiz.

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Tentative de dépose de l'étrave sur le quai le 11 octobre  dernier.
(Photos de la Marine nationale)

Mais arrivé sur place, ce gigantesque morceau du navire s'est avéré plus grand que prévu et les opérations de dépose, très délicates à mettre en oeuvre. Décision fut  prise alors, d'immerger l'étrave du Rokia Delmas, au fond de l'anse de Chef-de-Baie, toute proche.


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Transfert  de l'énorme étrave du Rokia Delmas
et  dépose sur la barge. C'était le 29 octobre dernier.

(Photo de la  Marine nationale)


Oui mais, dans le fond de l'anse de Chef-de-Baie, à l'endroit où l'étrave avait été temporairement immergée, du fioul s'est déposé sur les enrochements de la jetée sud, sur trente mètres environ. Des barrages anti-pollution ont été mis en place et le fioul qui restait dans l'étrave a été pompé. Quant à celui qui s'est déposé sur l'enrochement, il a été enlevé grâce à des jets d'eau chaude sous-pression.

Mais, tant que le chantier ne sera pas terminé, des fuites, même de faible ampleur, peuvent toujours se produire. Entré dans sa phase finale, le chantier est aussi dans une phase critique, même si tout risque majeur de pollution semble écarté.

Heureusement que  les 560 tonnes  d'hydrocarbures que contenait le Rokia Delmas,  ont été pompées à la fin de l'année dernière. Mais , comme on le voit, il n'a pas été possible de les pomper jusqu'à la dernière goutte...il en reste toujours un peu.

Vivement  pour Ré la Blanche, que ce chantier titanesque, soit enfin terminé.

       Pich




 
  
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 22:01

Flash-back
sur la Transatlantique
de Sigrid Longeau


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Pour Sigrid  le début de l'aventure commença le 11 février 2006. Ce jour-là, elle achetait un Pogo2 qu'elle  baptisait Yemaya, du nom de la déesse des mers et des alizés.


C'était parti pour 2 années de courses sur le Circuit Mini avec pour objectif final, la Mini Transat 2007 !

Départ de La Rochelle, arrivée à Salvador de Bahia, au Brésil.

Entre les deux ports... 8400 kilomètres, 80 concurrents, 40 jours de mer, 160 heures de sommeil, 1300 litres d'eau, 80 rations d'aliments lyophilisés, 4 tablettes de chocolat, une radio et un podcast de blagues de Chabat !

Qualifiée en septembre 2006, elle serait bien présente au départ de la transat 6.50, le 16 septembre 2007.

D'ici là, il lui restait un ultime challenge à relever : embarquer des partenaires pour foncer avec elle, acheter une nouvelle garde robe pour Yemaya, supporter les divers frais de courses, entraînements, chantier et  disputer la Mini Transat ensemble.


Laquelle Mini Transat (qui n'a de mini que le nom)  compte à son palmarès entre autres skippers devenus célèbres : Ellen Mac Arthur, Lionel Lemonchois, Isabelle Autissier, Laurent & Yvan Bourgnon.

Aussi Sigrid a la bonne idée de nous faire revivre son aventure. C'est avec grand plaisir que je lui laisse nous la narrer.


Préparation de la "bête", du 1er  au 18 septembre 2007.


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Yemaya la "bête"

"- Mercredi dernier en rentrant Yemaya dans le bassin à flot avec Fabien, je regarde les autres bateaux autour de moi et je me retrouve projetée 2 ans en arrière pour le départ de Fred et Pepíto.

 
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Fred Roux participa à la transat 2005 sur Pepito, un bateau en bois

J´avais aidé Fred à préparer Pepito les 2 mois précédant sa Transat et c´est en partie grâce à eux que j´ai décidé de me « jeter à l´eau » moi aussi.

Avec ces histoires de qualification, de jauge, de liste d´attente, de budget non bouclé, de chantier ultra long pour une novice aux 2 mains gauches comme moi, c´est donc uniquement 10 jours avant la transat que j´ai compris « ça y est ma vieille, tu vas réaliser ton rêve », bah oui je ne percute pas vite !


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Sigrid et Fabien


Mon top préparateur/pote/coproprio Fabien, m´a donné heureusement un sacré coup de main et une bonne dose de conseils pour finir de préparer Yemaya, j´ai l´impression jusqu´au départ de ne jamais être complétement prête, l´étais-je vraiment d´ailleurs ???

J´enchaîne les différents contrôles : sécurité, voiles, pharmacies, survie, rien n´est laissé au hasard. L´organisation de GPO laisse à désirer et nous met parfois dans le jus, mauvaise heure pour le baptême et notamment la visite de l´école de Laleu pour laquelle j´ai été prévenue 15 minutes APRES leur arrivée...j´espère que les enfants étaient quand même contents. Malheureusement, les enfants de l´école de Fontcouverte qui ont réalisé le dessin de ma grand voile n´ont pas pu se déplacer, j´irai donc les rencontrer à mon retour en janvier, ils m´ont envoyé des kilos de messages, plus mignons les uns que les autres, j´ai hâte de les rencontrer !

Le soir, le chapiteau de Marie la bohême, magnifique créature qui charme autant les humains que les serpents, anime nos soirées avec des concerts, des sculpteurs de bidons et spectacles de clown.

Jeudi 6 septembre, ce fut la soirée Bistrot du marin  à Saint-Martin-de-Ré, pour récolter quelques deniers avant de partir : une super réussite ! Cadre idyllique, Jean-Claude, le patron du bistrot a déplacé les foules. Gégé, une fois de plus, nous a mis le feu aux platines. Que des sourires et des gens passionnés et passionnants dont Jean Michel VEQUE qui va participer à la prochaine course rame-guyane et qui m´a fait visiter son bateau pour l´occasion, un sacré trip aussi !

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Baptême de Yemaya

Samedi 15 septembre au matin, baptême de Yemaya avec Francis Berthault, son parrain qui a paré ses flancs et son spi d´oeuvre d´art. Le magnum de champagne a eu du mal a se briser et j´ai été moi aussi largement baptisée au champagne. Comme la tradition brésilienne le veut, j´ai moi aussi honoré Yemaya en lui offrant un bouquet de roses.

Au briefing de 18h, Denis, le directeur de course nous annonça que le départ était reporté au mercredi. Pas vraiment de déception, de toute façon nous étions sûrs de partir et après l´expérience de la Transgascogne où nous avions essuyé jusqu´à 50 noeuds, personne ne râla ! Nous sortirons quand même dimanche, pour un petit prologue sans vent, décidemment éole nous en veut...!

Samedi soir, ma soeur  organisa un barbecue pour les potes, au calme, parce que sur les pontons, nous sommes souvent sollicités et pas super disponibles. Et même si nous ne partirons que mercredi, j´ai déjà partiellement la tête ailleurs, j´oublie tout, j´écoute sans entendre, je perds tout, jusqu´à mon téléphone, une organisation de ministe coiffée d´une cervelle de blonde quoi..."

 à suivre...

       Pich
 
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 20:50





La Transat de Sigrid
"Lachez les 89 fauves !"
Go to  Salavador da Bahia

Mardi 18/09 

Jour J pour Sigrid et les 88 autres skippers...

"Réveil 5h du mat, j´ai bien dormi, je rassemble mes dernières affaires à embarquer, heureuse de partir enfin. Mon neveu âgé de 3 ans et demi, mon plus grand fan, se réveille pour me donner un dernier baiser, mon coeur se crispe un peu. Il fait encore nuit sur les pontons et bizarrement il n´y a pas encore effervecence. J´embarque ma soeur pour la sortie, ça me fait vraiment plaisir de partager ça avec elle.

Tellement concentrées à monter la grand voile, on ne voit même pas le reste de la famille venue nous saluer. Voilà c´est parti, l´impression étrange de ne pas encore complétement réaliser ce qui va m´arriver ces 2 prochains mois, juste l'envie de vivre ça à fond."


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C'est parti pour la Transat 6.50 Charente-Maritime/Baihia,
qui fêtait son 30ème anniversaire.
(Photo Pierrick Garenne/Grand Pavois)


"Je prends un départ "merdique", bloquée derrière Vincent et Thomas, ma drisse de génois est coincée dans les 4 minutes, j´arrive donc en retard sur la ligne et je ne peux pas me placer comme je le souhaitais.

En fait, je crois que j´étais plus stressée que je ne me l´avoue !
Je continue sur ma lancée catastrophe et je « tricote » assez mal jusqu´à la bouée de dégagement.

Qu´importe, je fais la couverture du numéro 26  du magazine Course au large, c´est pas la classe ça ? "

 Mercredi 19/09

"Je passe l´après midi avec Bénédicte (Graulle) et la nuit je suis entourée de mes petits camarades. On essaie de glisser au sud sous spi, pour sortir le plus vite possible de la dorsale.

 
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le grand spi de Yemaya

J'aurais du renvoyer le grand spi plus tôt, j´ai perdu un peu en fin de nuit : à l´attaque !"

 Jeudi 20/09

"Ce matin, je suis passée sur un filet de pêche. Aussitôt, je me pends dans les filières mais, pas de trace de filet dans ma quille. Sous grand spi, peu de vent, je me traîne lamentablement, le spi de Garcimore passe, de l´état de point vert derrière moi, à devant.

Il y a un problème, j´affale mon spi et je saute à l´eau pour vérifier ma quille, je coupe une première partie du filet mais mon bateau avance toujours et je n´arrive pas à atteindre la quille, je remonte pour affaler aussi ma grand voile, puis je replonge pour terminer le nettoyage.

Je rage de ne pas avoir réagi plus vite. Je passe la nuit suivante sous petit spi, le bateau est plus stable et je ne perds pas en vitesse."

Samedi 22/09

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"D´après les positions données ce matin, je ne suis pas loin de Béné (Bénédicte Graulle), Véro (Véronique Loisel) et Lolo (Laurence Chateau) : tout est jouable, le couteau entre les dents.

Merci Fi pour le kilo de son dans mon ipod, ça aide à garder la pêche et à rester réveillée la nuit.

Je viens de passer Cap Ortegal, un peu sale journée niveau classement. Véro a passé la pointe en fin d´aprem et touche 20 noeuds, alors que moi, je reste dans la molle jusqu´à 20 heures. C´est drôle, tout le monde parle à la VHF et du coup, il y a pas mal d´infos pour tactiquer.

Je suis alors à 798 milles de Funchal, rien n´est joué, je compte bien attaquer cette nuit, au milieu des cargos..."

Dimanche 23/09

"Hier soir, j´ai fait une cocotte dans mon spi, une fois de plus, parce ce que je me suis énervée ! Je suis en contact VHF avec David et Jean-claude qui m´encouragent. Dans la théorie, il suffit d´empanner et de laisser les tours se défaire tout seuls en fausse panne. Mais il fait nuit noire, et je ne parviens à le défaire, qu´au petit jour.

J´ai perdu du temps. Aujourdh´hui, c´est attaque sous grand spi avec 20 noeuds à bloc dans les surfs ! Dans l´après midi, je remonte un mini sans spi, c´est Titou qui a cassé son bout dehors. Il a fait un bricolage pour renvoyer son spi, mais attend un peu moins d´air.

Le vent monte encore, je passe sous petit spi, je ne suis plus qu´à quelques milles de l´arrivée.

Le vent monte encore, mais surtout, la mer devient mauvaise... Je ne suis pourtant pas sur un plateau, je pousse encore un peu, je fais des surfs de "malade", j´avoue que je ne fais pas la maline, Yemaya saute de vagues en vagues et je "pète" mon record de vitesse avec 17,85 noeuds.

36 km/h, c´est ridicule comme vitesse, mais je vous jure qu´en mini ça fait serrer les fesses. Comment se sent-on à ce moment précis ??? On fait de l´huile. Mettre le pilote pour affaler me semble impossible, alors je m´accroche à ma barre et m´émerveille de la stabilité du bateau, de son ardeur.

Et oui, c´est pour ça qu´on a signé: un surf de 8 heures en pleine nuit, à l'approche d'une île 
paradisiaque où tous les potes nous attendent ! "


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"une île où  tous les potes nous attendent"
(Photo Pierrick Garenne/Grand Pavois)

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   Port de  Funchal, capitale de l'Île de Madère

propos rapportés par Pich

à suivre...
     
        Pich
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 09:45

La Transat de Sigrid

Arrivée à Funchal
Capitale de Madère

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Première étape de cette transat à destination de Bahia: la Rochelle/Funchal.

"L´inévitable arrive, je suis sous petit spi à fond au surf depuis bien 8 heures, je n´ai pas encore dormi, je commence à être épuisée.

J´ai fait de nombreux départs au tas car je m´endors à la barre, cela signifie que le bateau se couche, il faut relâcher le spi pour rétablir le bateau à plat et repartir.

Jusqu´à présent, j´avais assez la pêche pour récupérer le coup, mais cette fois, je ne réagis pas assez vite pour récupérer mon écoute. Le spi claque, puis s´entoure autour de l´étai, du brélage anti-cocotier que j´avais mis en place, et va même chercher la drisse de grand spi dans la descente.

En gros, ça a formé un noeud énorme, je m´acharne toute la nuit à défaire cette "saloperie" de noeud mais, avec 25 noeuds de vent et une mer démontée : IMPOSSIBLE ! Du coup, j´alterne entre siestes et détricotages de spi, en vain ! J´avance quand même à plus de 7 noeuds sous grand voile arisée seule.

Au petit matin, je peux mieux constater l´ampleur de la catastrophe... Au final, j´ai mis 12 heures à défaire ce cocotier.

Il était hors de question de rentrer au port dans cet état, c´était impossible, alors je m´acharne. J´entends maintenant de nouveau David et Beber à la VHF, je suis sûre qu´ils vont me rattrapper, tout ces efforts pour rien, je retourne une 100ème fois essayer de défaire tout ça, j´en ai les larmes aux yeux...

Je finis enfin par tout dénouer et je renvoie aussitôt le grand spi. La mer s´est calmée, le vent mollit aussi.

Je me sens super bien en mer, le souvenir des galères s´effacent à une vitesse surprenante, l´arrivée de la première étape est proche, l´archipel de Madère est magnifique, rien ne me manque sauf un peu de sommeil et, ce n´est pas ce soir, que je vais encore dormir...!


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Arrivée de Sigrid et de Yemaya à Funchal

Funchal est surprenante, des maisons colorées perchées dans les montagnes, une végétation assez aride, je vois la digue, donc la ligne d´arrivée, puis, j´aperçois mon premier sourire familier sur un zodiac, mon pote cigogne qui nous a suivi sur un bateau accompagnateur, le pouet et les black eyed peas qui résonnent tout à coup dans tout Funchal...

Quel bonheur cette arrivée, telle que je me l´imaginais ! Carole, la secrétaire de la classe mini et tous les potes  sont sur le ponton. Une bonne bière bien fraîche, des bisous, des félicitations, un magnifique bouquet de fleurs locales et c´est parti pour refaire la régate au bistrot !"

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Vous étiez hier, mardi 13 novembre 2007, plus de 60.000  à avoir visité ce blog. Merci, ça fait toujours plaisir et ça encourage pour continuer !
      
            Pich
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 21:29

La Transat de Sigrid Direction...
les Canaries


"Une escale bien méritée, mais, un peu longue à mon goût sur l´île de Madère. Je suis vraiment impatiente de repartir pour le grand saut...!

Je souffre de grosses contractures dans le dos. Heureusement, une kiné propose des séances de stretching, complétées par des massages.

La palme de la souplesse revient à Adrien sur Brossard !

En attendant, on profite un maximum: steaks de thon, fruits à gogo, piscines naturelles, randonnées, barbecues...

J´ai surestimé la quantité de nourriture à embarquer, j´en débarque une partie sur un bateau accompagnateur. La chasse au poids est importante en mini. Par contre, je garde tout le chocolat, même si j´en ai des quantités déraisonnables !

Lorsque je monte dans mon mât pour vérifier mon gréement, je m'aperçois que mon étai, le câble qui tient l´avant de mon mât, est abîmé. Je ne peux pas repartir avec un mât dans cet état. L´angoisse monte...d'autant qu'il est hors de question que je ne prenne pas le départ.

Je consulte d´autres ministes et ensemble, nous passons en revue les possibilités de réparer, sachant que le sertissage n'est pas possible à Madère et qu'il est trop tard pour pouvoir acheminer un nouvel étai de France.

Et, la seule solution qui me reste, consiste à couper la partie abîmée, et à remplacer le sertissage par un serre-câble...

Grâce à l´adorable Luis, qui s´occupe des coureurs à Madère et à l’aide d’Olivier, j´arrive à dégoter, un jour férié, un embout North, la pièce magique qui fera office de serre-câble.

Pour sûr, tout de même, j´ai une bonne étoile au-dessus de la tête ! Mais, je vais devoir lever le pied, car  cet embout reste moins solide et le risque de démâtage important.

Nous voilà repartis, tellement impatients de couper la ligne que plusieurs d´entre nous mordent la ligne de départ. C´est donc un rappel général !


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les fauves étaient de  nouveau lâchés, quittant Funchal pour Bahia
(Photo Pierrick  Garenne/Grand Pavois)

Sur le second départ, deux bateaux mordent encore la ligne, ils doivent faire demi-tour pour couper de nouveau la ligne et écopent d´une pénalité, ça ne rigole pas !

La météo prévoit encore de tous petits airs mais, pour le moment, nous quittons l´archipel de Madère sous genaker.



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superbe départ de Funchal pour Sigrid
(Photo Pierrick Garenne /Grand Pavois)

A la nuit tombée, le vent faiblit effectivement, j´ai choisi une option Est pour retrouver du vent plus rapidement.

Suivant un des conseils de Tomacho, un pote qui a couru en 1991, je ne vais pas passer dans l´archipel des Canaries, d'autant  que le vent est de nouveau établi.  Il n'est  pas nécessaire, d´aller chercher encore plus de vent, là-bas.

J´empanne donc en début de nuit et j'atterris sur la route directe vers le Cap Vert. Grand spi, 17 nœuds, tout roule même si je sais que c´est le moment où la flotte  se sépare et que je doute de mon option...

Au petit matin je vois l´île de Las Palmas, je suis à 10 milles dans son Ouest. Dans la nuit, le vent monte, mais surtout, la mer se forme, très mauvaise, mon mât va-t-il tenir?

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Je ne peux pas rester à l´intérieur, les craquements de mon bateau sont trop angoissants. Je préfère rester dehors, pour surveiller mon gréement. Je communique les infos météo à Jelmer qui n´a pas reçu le bulletin sur as BLU ce matin.

A la VHF c´est l´hécatombe, ceux passés à l’intérieur des îles touchent jusqu’à 45 nœuds... La casse est au rendez-vous, ce n’est vraiment pas fait pour me rassurer!

J’assure depuis le départ mon étai, avec mes drisses de spi, je suis sous-toilée, je suis en mode zéro risque !"


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          Pich
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 19:12




Balade en mer
à bord
de vieux gréements


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C'était à l'occasion de la fête nautique annuelle du Port de la Flotte, au cours de laquelle, de vieux gréements étaient de sortie.

Très nombreuses furent les personnes qui profitèrent de l'occasion qui leur était donnée de pouvoir  monter à leur bord, pour effectuer une balade en mer.

C'est  aujourd'hui, le sujet de mon troisième tableau.


Bon vent à tous.

         Pich


Pich
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /2007 21:09

La Transat de Sigrid :
sous spi
jusqu'au Cap Vert


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"Je suis vraiment frustrée de devoir lever le pied, mais mon objectif numéro un reste de vivre cette aventure jusqu’au bout... donc, de traverser l'Atlantique.

Pousser le bateau au-delà de ses limites et risquer la casse, ça sera pour un podium, la prochaine fois !

A la hauteur des Canaries, je me rends compte que j’ai oublié le chargeur de mon ipod à Madère. Plus de musique pour cette seconde étape,  la plus longue...

Or, je suis une grosse mordue de son et, de plus, ça aide pas mal à rester réveillée et à garder le moral…tant pis !

Passées les Canaries, le classement m’indique que j’ai perdu un peu de distance, le risque de casse m’a assez handicapé, j’ai un peu le moral dans les chaussettes...!

Le moral est vraiment lié au sommeil, alors un petit dodo, du surf sous grand spi et le gros smile revient. Je reste dans la course malgré tout, il suffit de m’accrocher et, ces moments de glisse sont tellement fabuleux !

Toute la descente vers le Cap Vert se déroule encore sous spi, le vent oscille entre 15 et 25 nœuds. Je reste collée au groupe, j’essaie d’attaquer de nuit mais, elles sont tellement noires, qu’il m’est très difficile de barrer, sans m’endormir. Je reste donc la plupart des nuits,  sous pilote.

A l’approche du Cap Vert, le catamaran accompagnateur Popol me rejoint et Amandine a pris cette belle photo  de Yemaya au coucher du soleil.


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Yemaya au soleil couchant du Cap Vert

Je ne pensais pas vivre cette course à portée VHF des autres et j’avoue avoir même coupé régulièrement le VHF pour retrouver... un peu de calme !

La casse est un élément omniprésent sur toute la course. Avant le passage du Cap Vert, je m’aperçois que la goupille de mon safran tribord est cassée. Je dois bricoler pour bloquer l’axe dans le safran, mais aussi surveiller mon étai, l’usure des drisses, des estropes de mon grand spi mal finies par DELTA.

J’entends beaucoup de concurrents avec des problèmes de pilote, Sophie Gueroult bricole ses vérins électriques à longueur de journée…je touche du bois pas de problème pour moi pour le moment !

Le vent reste nord-est, je décide donc de passer entre les 2 îles les plus à l’ouest, Santo Antao et Santo Vincente et, au milieu de la nuit, je capte de nouveau Véronique Loisel qui m’explique ses problèmes de pilote.

Les îles du Cap Vert sont hautes et il faut se méfier de la dévente des montagnes. Il y a eu encore pas mal de casse chez les protos qui se sont arrêtés dans le port de Mindelo, je parle à la VHF avec pic et Stéphane qui semblent garder le moral.


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de nuit, ce fût métallique devient un OFNI a
(objet flottant non identifiable)

Au matin à la BLU, on apprend que Tabon, le bateau de Quentin Monegier, a rencontré un objet flottant, certainement un container entre deux eaux. A cause d’une voie d’eau importante, il a dû déclencher sa balise de détresse. Il a été hélitreuillé et rapatrié sur une île du Cap Vert.

Cela vous interpelle, c’est la loterie...!

Car, nous sommes tous passés dans cette zone et, certainement, à maintes reprises, à côté de la catastrophe... sans le savoir !

C’est dingue le nombre de trucs qui passent à l’eau, les pêcheurs ne sont pas tous respectueux de l’environnement alors que la mer est leur source de revenu, pour preuve le filet de pêche que j’ai rencontré dans le golf.

J’ai croisé de nombreux déchets, même en pleine mer. Mais nous aussi avons tous perdu des objets en mer, j’ai perdu mon panneau solaire volant, lors d’un vrac sous spi, au cours de la première étape.

Pierre, Véro et de nombreux autres concurrents ont perdu des voiles, Thibault Rheinart un génois et son groupe électrogène…

Bien sûr, toutes ces pertes sont bien involontaires et, nous gardons à bord, tous nos déchets !

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          Pich

PS: Rentrée du Brésil, Sigrid sera ce week-end au salon nautique à la Porte de Versailles à Paris. J'ignore si elle sera  sur un stand? Si j'ai l'info à temps, je vous la communiquerai pour que ceux et celles qui iront au salon,  puissent aller la complimenter pour sa première transat.


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  • : Homme
  • : Photo Nature Peinture Mer Bateaux
  • : Retraité, j'adore la mer et les bateaux. J'habite sur l'île de ré et réalise des reportages-photos.Je peins quelques marines. J'anime la communauté "Reportages marins" qui regroupe 58 blogs, avec des merveilles à découvrir.

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