mer et bateaux

Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 23:22
Hier après-midi les rescapés du voilier Tanit retrouvaient le sol français, en atterrissant sur le tarmac de l'aéroport militaire de Villacoublay, où les attendait  Hervé Morin, le ministre de la Défense.   Le Falcon qui avait été spécialement affrêté pour le rapatriement des ex-otages par le ministère de la Défense,  atterrit alors qu'il était presque 17 heures.   Il venait de Djibouti.

Le retour des ex-otages intervenait  quarante huit heures après l'assaut des commandos de marine. Florent Lemaçon aurait eu le  réflexe et le temps de protéger des tirs son épouse Chloé et son fils Colin avec un matelas, avant qu'il ne soit mortellement touché.

Sur le blog que  tenait  Chloé, ce sont plus de 600 messages de soutien et de condoléances qui  ont été adressés à l'épouse de Florent, à son fils Colin, à ses parents, ses beaux-parents et à tous ses proches.

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Florent Lemaçon, le skipper de la Tanit


Malgré la douleur et le chagrin immense,  le père de Florent a rendu à son fils, le plus beau des hommages:

" Avec son sens de la morale, un pacifiste est mort,
   Avec son amour des Africains, de l'Afrique, un voyageur est mort,

   Avec le rejet du confort, du monde l'argent, un rêveur est mort,
   Avec une grande passion et connaissance de la mer, un marin est   mort,
     Avec le goût de la liberté, un philosophe, un musicien est mort."
 
C'est vrai que beaucoup de marins rêvent de voyages au long cours, sans oser franchir le pas. Mais, tout  marin sait bien que dès qu'il part, il prend des risques et pas uniquement celui... de la piraterie ! Il suffit de se reporter au dernier Vendée Globe par exemple ou bien encore à la Grande Traversée Atlantique, pour s'en convaincre.

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La Tanit,
barrée par Forent Lemaçon, un pacifiste, voyageur rêveur
 et musicien,  un marin mais avant tout, un homme.

Florent Lemaçon, lui a osé.



      Pich

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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 17:48
Il semble bien que rien n'arrête les pirates somaliens qui redoublent d'activité et font des prises de bateaux de plus en plus gros. La semaine dernière, après la capture du Tanit, voilier de 14,50 mètres de long , ils ont arraisonné le  MV Buccaner, un remorqueur de 75 mètres de long, avec 16 hommes d'équipage à bord. Et en ce début de semaine, toujours au large de la Somalie, par un beau clair de lune, au cours de la nuit de lundi à mardi, ils se sont emparés du Irene EM, un vraquier de 35.000 tonnes, battant pavillon de Saint-Vincent et Grenadines, avec à son bord 22 membres d'équipage. Dans la journée de mardi, c'était au tour du Sea Horse, un autre cargo battant pavillon togolais, d'être pris.

Image Hosted by ImageShack.usTanit, voilier de 14,50m de long, battant pavillon français, avec 5 passagers à bord
(album photo du blog tanit)

Image Hosted by ImageShack.us le MV Buccaner, remorqueur battant pavillon italien, avec 16 membres d'équipage à bord
(Reuters/Microperie Marine Contractors)

Image Hosted by ImageShack.usl'Irene EM, vraquier  battant pavillon deSt-Vincent et Grenadines, avec 22 membres d'équipage à bord (AP)

Il est vrai que cette route maritime qui permet d'accéder au canal de Suez, en évitant le contournement de l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, est l'une des plus fréquentées au monde. Par cette route stratégique transitent, le tiers du pétrole brut mondial et un peu plus de 10% du commerce maritime. C'est pourquoi une vingtaine de bâtiments de guerre  chargés de patrouiller et d'escorter des  convois de navires, ont été déployés  par de nombreux pays, dont les États-Unis et des membres de l'Otan. Par l'opération Atalante, l'Union européenne,  y participe pour la première fois, mettant en commun des forces aéronavales.
Les actes de piraterie sont en constante augmentation, au large des 3 000 km de côtes somaliennes. Les pirates sont lourdement armés et s'aventurent de plus en plus loin de leurs ports, sur de petites embarcations  très rapides.
Actuellement, ce sont près de 300 marins et pas moins de 18 navires, allant du bateau de pêche au porte-conteneurs, en passant par le vraquier, qui sont  détenus par différents groupes de pirates. Selon le Bureau maritime international, 140 navires  ont été attaqués au large de la Somalie en 2008, soit quatre fois plus qu'en 2007.  Et à ce que l'on peut consater, 2009 démarre très fort ...

Le président américain Barack Obama s'est dit déterminé à lutter contre la piraterie, en traduisant en justice les auteurs de ces "crimes".
Le président français Nicolas Sarkozy  agit de même, puisque les trois pirates somaliens arrêtés le 10 avril 2009, au cours de l'opération militaire française pour libérer les otages du Tanit, viennent d'arriver en France pour y être jugés. Transférés mardi soir à Rennes, ils ont été placés en garde à vue. Ils encourent  une peine de  réclusion criminelle à perpétuité. Douze autres pirates sont détenus dans les prisons françaises, suite aux prises d'otages en 2008, au large de la Somalie de deux autres voiliers:  le Ponant et le Carré d'As.

Aujourd'hui mercredi, le ministère français de la Défense  a annoncé que la marine française avait arrêté onze pirates somaliens. L'opération se serait déroulée à quelque 900 km à l'est de Mombasa. L'hélicotptère de la  frégate de surveillance Nivôse avait répéré les pirates, mardi soir. Sa présence avait d'ailleurs permis de déjouer l'attaque des  pirates, contre un pavillon Libérien.  Les flibustiers naviguaient sur un bateau mère (embarcation longue de 10 mètres transportant, entre autres, 17 fûts  de carburant) et sur deux speed-boats d'assaut.

Image Hosted by ImageShack.usla frégate de surveillance Nivôse
(photo Marine nationale)

Patrouillant dans le cadre de l'opération  européenne Atalante, la frégate Nivôse a pisté discrètement les embarcations,  toute la nuit, puis est intervenue au lever du jour. Les onze bandits des mers, après avoir  été arrêtés, ont été transférés sur la frégate Nivôse.

       Pich

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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /2009 14:48
En ces temps pascaux où il ne fait pas forcément bon mettre tous ses oeufs dans le même panier, où vous avez besoin de décompresser, de rompre avec le quotidien, je vous invite à aller vous rafraîchir en mer, à bord de somptueux voiliers. En effet, la communauté "Reportages marins" que j'ai créée il y a quelques mois, regorgent de splendides images. Prenez donc le temps de les découvrir pour en profiter.

Sur les 33 blogs que compte la communauté, je vais aujourd'hui vous en faire découvrir seulement deux et vous mettre les liens correspondants, pour vous y rendre d'un simple clic. Je vous souhaite de belles images et de belles balades en mer.

Ces photos ont été prises par Bjorn, lors de la Bucket 2005. Elles sont au nombre de 74 et gardent toute leur fraîcheur.

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La Bucket 2005 par Bjorn

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La Bucket 2005 par Bjorn

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La Bucket 2005 par Bjorn

Et puis, n'hésitez surtout pas à les regarder en utilisant l'affichage plein éc
ran.
Retrouvez-les en cliquant ci-dessous sur link.



Les trois qui suivent, ont été prises par Patrick Hanez, lors des Régates royales de Cannes 2008. Vous en avez 54 autres  à voir.


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Régates royales de Cannes 2008  (photo Patrick Hanez)


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Régates royales de Cannes 2008  (photo Patrick Hanez)

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Régates royales de Cannes 2008  (photo Patrick Hanez)

Bien que "renversantes", ces quelques images ne sont que du bonheur pour les yeux !

Retrouvez la galerie de photos  des régates royales de cannes, en cliquant, ci-dsssous, sur link.


         Pich
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 20:37
Vendredi 18 septembre 2009, veille  des Journées Européennes du Patrimoine, Maxime BONO, Député de Charente-Maritime, Maire de La Rochelle et Patrick  SCHNEPP, Directeur-Conservateur du Musée Maritime de la ville, avaient convié la population rochelaise et celle des environs, à assister à la remise à l'eau du remorqueur Saint-Gilles, et au lancement des journées "Alors, raconte !". Malgré un temps gris et nuageux, la foule répondit massivement à cette invitation. 

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le Saint-Gilles à flot... 

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entouré par la foule sur les quais

Toutes les personnes présentes purent constater qu'après avoir été libéré du "cordon ombilical" qui le reliait encore au slipway, la marée montante aidant, le  Saint-Gilles   flottait de nouveau.

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du pont du remorqueur Saint-Gilles, Patrrick  SCHNEPP, directeur du Musée Maritime s'adressait à la foule des spectateurs, en compagnie de Maxime BONO, député et maire de La Rochelle, à ses côtés.

Construit en 1958  par les Ateliers et  Chantiers de La  Rochelle-Pallice, le "Saint-Gilles", remorqueur portuaire et de haute mer, commença sa carrière au port de Saint-Nazaire. Ensuite et durant treize ans,  il exerça en rade de Brest de 1967 à 1980. Il termina sa carrière au port de La Pallice, où il fut désarmé en 1989, il y a déjà... vingt années.


Image Hosted by ImageShack.us  C'était le 28 février dernier, le "Saint-Gilles" installé sur le slipway
au bassin des Chalutiers
, se refaisait une beauté

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C'était mercredi matin dernier: d'ultimes soins lui étaient donnés

En plus de sa mission de  remorquage des bateaux dans les ports où il fut affecté, il  remplit de nombreuses missions d'assistance, par mauvais temps, au large et vers l'Île de Ré, lors de sa dernière affectation.

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le Saint-Gilles, vu d'en haut du slipway

Le "Saint-Gilles" peut se targuer d'avoir participé, le 11 mai 1960, au lancement du paquebot FRANCE à Saint-Nazaire. En 1963, il participa au long remorquage du croiseur "Tourville", de Brest à Toulon.

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une bien belle coque, que celle du Saint-Gilles !

Classé monument historique en 1995, le "Saint-Gilles",   est la propriété du Musée maritime de La Rochelle, depuis 1989.  Rendu de nouveau apte à la navigation, il a été remis à l'eau, comme prévu, ce vendredi 18 septembre 2009.
La flotte patrimoniale du Musée Maritime de La Rochelle est riche de 8 navires, dont 6 sont classés: la frégate météorolique France 1, le remorqueur Saint-Gilles, la vieille drague TD6,  le Joshua compagnon de route du mythique navigateur Bernard Moitessier, les chalutiers Angoumois et  Manuel Joël.

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la frégate météorologique "France 1"

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le chalutier de pêche Angoumois

Il convient d'y ajouter 2 navires non classés: la vedette Duperré  Canot Major et Capitaine de Frégate Leverger, canot de la SNSM.

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Capitaine de frégate Leverger,  canot de la SNSM

Pour prendre connaissance des récits de marins dans la rubrique "Alors, Raconte !", sur le site du Musée Maritime de La Rochelle...
Il vous suffit de cliquer sur link
Vous y pourrez lire notamment, dans la rubrique : Alors raconte la pêche rochelaise, le récit de campagne de pêche hauturière de mon ami Jean-Pierre Morin, à bord de l'Evel. Par la même occasion, vous ferez connaissance avec les oeuvres d'un peintre talentueux.
   
       Pich
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 17:34
Cet article est un voyage dans le temps qui nous emmène sur les bancs de Terre-Neuve, dans l'océan atlantique nord, où des  milliers de terre-neuvas en bavèrent vraiment...!

En 1627, Fécamp  dénombrait près de 20 vaisseaux qui partaient  chaque année sur les bancs de Terre-Neuve pour pêcher la morue.
Les guerres de Louis XIV brisèrent cet essor, qui reprendra progressivement au 18ème siècle. Lors d’un dénombrement effectué en 1764, sur les 36 navires à quai,   6 furent armés pour le commerce des îles (Cayenne, Antilles), 12 pour le cabotage,      2 pour Terre-Neuve et 16 pour le hareng et le maquereau (archives de Fécamp).

À la veille de la Révolution, 14 navires fécampois furent "armés" pour la pêche morutière sur les bancs de Terre-Neuve. À cette époque, la morue était pêchée avec de simples lignes à mains, directement filées à partir du bord du navire par les marins, installés dans des tonneaux, à l’extérieur du bastingage.

C'est en 1789, que le capitaine dieppois Sabot eut le premier, l’idée de remplacer ces lignes à mains par des lignes dormantes ou lignes de fond. Appelées également "harouelles", ces lignes très longues, garnies d’un grand nombre d’hameçons étaient tendues au fond de l’eau , maintenues par des plombs.
Bien que d’un rendement supérieur, cette nouvelle méthode de pêche fut d’abord décriée, jugée dangereuse pour les matelots. Elle  ne s’imposa définitivement que vers 1830-1840. Pour déposer les lignes et les relever, deux lourdes chaloupes, longues d'environ huit mètres  étaient ulilisées, montées chacune par un équipage de six à huit hommes. Encombrantes et difficiles à manier, ces embarcations pouvaient être terriblement meurtrières. En  cas de perte, c’était  près de la moitié de l’équipage qui disparaissait d’un seul coup !

Le Doris vit le jour aux Etats-Unis dans les années 1850-1870, pour être utilisé par les goélettes américaines, pour la pêche à la morue sur les côtes du Labrador. En 1876, des capitaines fécampois ramenèrent de Terre-Neuve quelques exemplaires de doris, petites embarcations à fond plat, construites avec des bordages à clin.

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Trois-mâts barque fécampois en pêche à Terre-Neuve
On voit bien les deux dorissiers entrain de jeter les morues sur le pont du navire,
à l'aide de leur piqueux, grand bâton terminé par une pique

(aquarelle gouachée signée DROY)

En 1877,  4 armateurs décidèrent de l’essayer et 4 ans plus tard, l’ensemble de la flotte morutière en fut équipé.

L’utilisation du doris présentait effectivement de nombreux avantages. Léger, ne mesurant que sept mètres de long, le doris était empilable et aisément transportable. Sa mise à l’eau quotidienne, pour aller tendre les lignes de fond puis les relever, et son remontage à bord du voilier pour la nuit, s’en trouvaient facilités.
Au temps des chaloupes, deux seules lignes de fond étaient mises à l’eau. L’utilisation de doris, au nombre d’une douzaine par navire, élargit considérablement le territoire de pêche et accrut la production morutière industrielle.
Auparavant, quand une chaloupe était perdue, c’était un équipage de huit hommes qui disparaissait. Avec deux hommes par doris, le risque se trouva minimisé.
C'est pourquoi des centaines de doris furent construits chaque année,  d'autant que la législation imposait alors de les changer, après deux campagnes sur les bancs.

Pour la pêche en doris,  deux tirages au sort avaient lieu sur le navire. Le premier, juste après le départ de Fécamp, pour l’attribution des doris à chaque équipage ; le second, sur les bancs, pour la répartition des "aires de vent", position des doris par rapport au voilier. Puis les dorissiers tiraient au sort leur aire de vent. La rose était divisée en douze sections égales, l’un recevait le nord, un autre le nord-est, etc… Chacun de son côté, telle était la règle invariable. » (Marcel Ledun, 1963)
Après avoir « boëtté », c’est à dire pêché le bulot, principal appât de la morue, les hommes partaient à bord des doris en fin d’après-midi, pendant plusieurs heures, pour poser les lignes dans les aires de vents.
« L’aventure des dorissiers étaient quotidiennement une aventure dangereuse. Ils n’étaient jamais plus de deux à bord : le patron et son « avant ». Parfois, les hommes devaient ramer deux, trois ou quatre heures entières dans un milieu particulièrement hostile : tempêtes, icebergs, cachalots, et surtout... la brume, si dense   que du bord, on ne voyait même pas les hautes vergues ; le tintement de la cloche était la seule sécurité des dorissiers sur la route du retour. (...) Il arrivait par fort vent contraire que le tintement ne fût pas entendu. (...) La plupart des pêcheurs qui ne sont jamais revenus de Terre-Neuve, ont péri de cette façon ». (Marcel Ledun, 1963)

À l’aube, les pêcheurs quittaient à nouveau le navire pour le relevage des lignes qui durait de 4 à 6 heures, suivant l’état de la mer.

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Relevage des lignes à bord d'un doris
(photo Assosciation Fécamp Terre-Neuve)

Les terre-neuvas entassaient les morues dans chaque doris, souvent au risque de le faire chavirer ! Revenus près du voilier, les dorissiers jetaient les poissons sur le pont du navire à l’aide d’un piqueux, bâton terminé d’une pique. Commençait ensuite le travail du poisson...

Je tiens à dire un grand merci à l'Association Fécamp Terre-Neuve, grâce à laquelle j'ai pu publier cet article. Je vous mets ci-dessous,  un lien, pour que vous puissiez  vous rendre, sur le site  très intéressant, de cette association.

Cliquez sur link
     
Sources:
Marie-Hélène Desjardins
Conservateur du musée des Terre-Neuvas & de la pêche.
© Musée des Terre-Neuvas de Fécamp.


     
Pich
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 18:14
Pour tout vous dire, il faut le découvrir pour savoir qu'il y a un carrelet sur l'Île de Ré. Il est installé à Rivedoux-Plage, à l'entrée de l'île donc, mais du côté pertuis Breton.

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Il est visible du fort de la Prée ou à bord d'un bateau.   Sinon, il faut marcher sur la grève jusqu'à lui.



   Pich
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 17:56
La météo avait déclenché une alerte rouge dans plusieurs départements dont celui de la Charente maritime. La nuit dernière, l'Île de Ré n'a pas été épargnée et a vraiment "dérouillé". En ce qui me concerne, je craignais un peu pour la toiture de ma maison, car le vent a soufflé en rafales, jusqu'à 150 km/heure. Quelques tuiles ont bougé, mais rien de bien grave.

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Par contre, le port de La Flotte a bien souffert.

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Le Parking  sous terrain du Clos Biret était sous l'eau.

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les accès du parking sous-terrain étaient sous l'eau
Tous les commerces du quai Sénac ainsi que ceux  de la rue Charles de Gaulle, celle  qui mène du port au marché,  ont été inondés.


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magasin de vêtements, bureau de tabac et maison de la presse gravement endommagés par l'eau

Il y a eu plus d'un mètre d'eau entrée à l'intérieur de certaines échoppes, qui ont subi de très importants dégâts.

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les pieds dans l'eau...
Seul l'enseigne de cette crêperie du bord de mer, était de circonstance.

Toute l'île a souffert de chutes d'arbres   et d'inondations et l'on dénombre malheureusement deux victimes, à La Flotte . Le village du Bois-Plage semble avoir été épargné par la tempête. Celui de Saint-Clément-des-Baleines  n'est plus protégé par les digues et, avec les forts coéfficients de marée actuels,  il risque d'être envahi par la marée montante, deux fois par jour. Déjà en pleine nuit de ce 28 février 2010, il fallut évacuer tous les habitants de l'un de ses hameaux, qui était menacé par la mer.
Au total, il y aurait près de 10 kms de digue à reconstruire sur l'Île de Ré.

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l'Océanide a été projeté par la houle, sur le quai du port de Saint-Martin-de-Ré

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Tous les ports ont eu des soucis et la houle a projeté sur le quai de Saint-Martin-de-Ré, l'un de ses plus gros bateau de pêche.
Je n'ai pas pû faire le tour de l'île, mais ayant entendu à la radio que la digue du Martray avait "explosé" la nuit  dernière, sous les coups de boutoir de la tempête, je me suis rendu sur place. De nombreuses routes et rues étaient coupées et des déviations avaient été mises en place.
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rue d'un quartier de La Couarde inondée
Pour me rendre au Martray, j'ai été contraint de passer à l'intérieur de La Couarde où, alors qu'il était  déjà 15 heures, les rues d'un quartier étaient encore sous l'eau.

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deux heures avant que la marée soit haute, ce qui est habituellement un parking, était déjà envahi
par l'eau de mer, sous l'effet de la houle.



Arrivé sur place, j'ai pu constater que la digue du Martray avait, malheureusement, bien "explosé" la nuit dernière, à l'endroit le plus étroit de l'île. Des pelleteuses étaient en action pour essayer de la reconstituer provisoirement.

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les vacanciers  étaient venus cueillir des gerbes d'écume de la mer en colère

Il y avait foule et la mer qui ne semblait pas troublée par cette affluence, lançait ses gerbes d'écume.

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une de ces gerbes d'écume

Les rétais retiendront que durant  cette terrible nuit  du 28 février 2010, au clair de lune, Xynthia et la mer ont découpé notre île en trois morceaux, la ramenant peu ou prou, à la configuration... qui était la sienne jusqu'au XIIème siècle !  Après que la puissante Xynthia ait créé des brèches dans la digue du Martray, la mer a envahi les terres et coupé les villages d'Ars,  de Saint-Clément et des Portes, de ceux du sud de l'île. Le village de  Loix, quant à lui, bloqué entre l'océan et  les marais, avec sa route submergée,  se retrouvait isolé aussi. D'après les anciens Rétais, il faut remonter à 1941 pour retrouver semblable situation.

Voilà mes amis un point sur la situation dans l'Île de Ré mais, par rapport à ce qui s'est passé en Vendée, dans les villages gravement endeuillés  de l'Aiguillon -sur-Mer et de La Faute-sur-Mer, nous aurions  pu connaître pire encore.


     Pich
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 18:34
En vertu d'un arrêté interministériel, les communes des départements de Vendée, des Deux-Sèvres,  de la Vienne et de Charente-Maritime, ont été placées en état de catastrophe naturelle, à compter d'aujourd'hui.
C'est donc le cas pour celles de l'Île de Ré.

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le danger venu de là, est loin dêtre apparent, n'est-ce pas !

Le soleil ayant laissé la place au ciel gris de deuil d'hier lundi, aujourd'hui est une très belle journée, consacrée au pompage, au nettoyage et aux constats des dégâts par les experts des sociétés d'assurance. Rien que dans mon village de La Flotte, ce serait quelque 240 maisons d'habitation et commerces, qui auraient été sinistrés par Xynthia.

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l'entrée du parking du Clos Biret réservé aux véhicules, telle qu'elle était vers 17heures aujourd'hui

La moto-pompe continuait sans relâche à aspirer l'eau qui avait rempli le parking sous-terrain du Clos Biret, parking  abritant une cinquantaine de véhicules, qui ont été complètement submergés par l'eau de mer.

Comme je le disais avant hier, tous les commerces du Quai de Sénac ainsi que ceux de la rue Charles de Gaulle, qui va du port au marché, ont été inondés et ont subi de graves dommages.
 
Mais derrière le port, en contrebas, les rues Charles Biret, André Favreau et toutes les ruelles ou venelles adjacentes à ces deux rues, ont été inondées. Il y a eu jusqu'à 1,40 m d'eau dans certaines habitations.

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Ce matin, nombreuses étaient les maisons ouvertes, pour laisser entrer les rayons du soleil. Meubles et literies sèchaient sur le trottoir, pendant que leurs occupants nettoyaient l'intérieur.

Autres secteurs du village touché, celui jouxtant la base nautique ainsi que tout à fait à l'opposé,  en direction de Rivedoux, celui du Marais. Les habitations  qui longent le chemin de la côte, qui mène à la Pointe des Barres, sont situées en contrebas de la digue, ainsi que celles de la rue du Marais et de l'impasse du même nom.

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La digue ayant été submergée, toutes ces maisons ont été inondées.

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le mur de cette entreprise ostréicole a été mis à terre par la mer
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les traces laissées par la mer dans les terres qui entourent l'entreprise ostréicole

Pour vous donner une idée de la force de l'eau de mer, sachez que le mur en dur, de l'entreprise ostréicole  située à droite du parking de la Pointe des Barres, a été couché et l'on voit d'ailleurs bien, dans le champ environnant, jusqu'où la mer est allé dans les terres,  laissant une trace marron bien visible.

Le village de La Flotte a perdu deux de ses habitants, vivant seuls et retrouvés noyés dans leur maison, en plein centre bourg.

Alors que Xynthia faisait des siennes durant cette redoutable nuit du 28 février, à  Sainte-Marie-de-Ré, les 86 résidents (clientèle et personnel logeant sur place) de l'hôtel Atalante, furent évacués,  grâce  au concours de leurs collègues travaillant à la maintenance. L'un d'entre eux est allé chercher une barque et les clients de l'hôtel ont pu être embarqués, en les faisant passer par une fenêtre du premier étage, pour être conduits en lieu sûr.

À la Noue, les maisons du bord de mer ont souffert.  Un de mes amis, Jérome, a été contraint, en pleine nuit, de se réfugier avec ses gamins, au deuxième étage de la maison de l'un de ses voisins.  Et nombreux furent les habitants, qui durent se réfugier sur les toits, en attendant les secours.

À La Couarde-sur-Mer, le maire du village se retrouva bloqué par une vague d'eau, dans son 4x4. Un de ses adjoints dut avoir recours à un tracteur, pour le sortir de là, car les digues de la commune avaient cédé en plusieurs points, laissant l'eau s'engouffrer dans les brèches.

À Loix la situation ne fut guère  plus brillante, car bon nombre de maisons dont celle, de Lionel Quillet, président de la communauté de communes de l'île, furent presque recouvertes, à marée haute, par les eaux. Il  fallut d'ailleurs évacuer près de 80 habitants pour les mettre à l'abri dans le camping municipal.

Je n'ai pas encore pû aller dans le nord de l'île, mais dès que possible, je  m'y rendrai.

Comme vous le voyez,  l'Île de Ré a vraiment "dérouillé". Et, comme le dit Renaud dans sa chanson: "- C'est pas l'homme qui prend la mer, mais la mer qui prend l'homme...!"


      Pich
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 09:32

Chose promise, chose due. Je vous disais mardi dernier, que dès que je le pourrai, j'essaierai de me rendre dans le nord de l'îleCe que je fis hier matin, mercredi 3 mars.
Ayant appris que tout le secteur  de Trousse-Chemise,  aux Portes, avait été envahi par les eaux, je pris la route  principale de l'île,  espérant pouvoir  rejoindre le  petit bois de Trousse-Chemise. En chemin, je rencontrai de nombreux pompiers affairés, ça et là, au pompage de l'eau de mer. Je croisai et doublai, de nombreux camions et fourgons, de la SAUR,  des équipes d'ERDF, de la gendarmerie, de la police municipale  et des personnels des services techniques municipaux. Le premier constat visuel que je fis, c'est que partout, il y avait encore beaucoup d'eau, dans les vignes et dans les champs, aux alentours des villages. Mais, je pus continuer, sans encombre mon périple, jusqu'à la patte d'oie où l'on tourne à gauche, pour aller visiter le Phare des Baleines. Là, les tuyaux de pompage barraient la route, mais les pompiers  avaient mis en place ce qu'il fallait pour que les véhicules puissent passer, les gendarmes étaient présents à leur côté, pour régler la circulation. Je continuai ma route jusqu'à destination et garai mon véhicule, sur le parking de Trousse-Chemise. Il n'y avait personne. La mer s'était donc retirée, d'autant que c'était marée basse.

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l'allée balisée conduisant à la plage de Trousse-Chemise

J'empruntai le chemin balisé conduisant à la plage.

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Du sable à perte de vue, et la mer au loin.


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Mais, toujours le même spectacle désolant, de pins ou de chênes verts couchés, victimes des assauts de l'océan, qui grignote petit à petit, le célèbre petit bois.

Je pris le chemin du retour et décidai de faire une halte dans le secteur du Martray, la mer étant à marée basse, pour voir de plus près, les dégâts occasionnés par Xynthia, à la digue du Martray, et l'état d'avancement des travaux de sa reconstitution provisoire.

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cette partie-ci de la digue avait complètement été éventrée, dans la nuit du 28 février 2010

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Quelle force pour remuer ainsi un tel bloc !


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et derrière la digue, les bancs à huîtres du Martray
 
Après cet arrêt, je repris la route, bien décidé à vérifier, avant de rentrer à La Flotte, si le beau village de Loix était toujours isolé du monde ?

Bien m'en prit. Certes l'eau,  partout, était encore omnipésente, mais il était possible d'arriver jusqu'au village. L'accès au port par la route qui y conduit, était barré. Les  champs de culture,  la vigne et l'oliveraie étaient toujours sous les eaux.

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l'accès au port par la route était fermé, mais en continuant sur la gauche, on pouvait accéder au village


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les cèpes de vigne avaient encore les pieds dans l'eau

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les champs et prés étaient toujours inondés

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les oliviers  avaient aussi les pieds dans l'eau
salée

Au retour, une déviation avait été mise en place, justement, avant la route qui conduit au Phare des Baleines. Je l'empruntai  puis, tournai  ensuite à gauche, traversai  un quartier de Saint-Clément et  rejoignis la route principale.
En arrivant à la hauteur de la station Total   précédant le carrefour de La Couarde, je vis en passant que  bien que les pompiers étaient en pleine action de pompage, les rues  de La Couarde, proches de ce carrefour,  étaient toujours inondées.
Néanmoins, je rentrai quelque peu rassuré, ayant pu mesurer combien était grande la solidarité face au raz-de-marée qui a submergé notre île et combien nous devions à tous les services de secours et à ceux et celles qui les ont organisés.

En effet, dès lundi matin déjà, une dizaine de véhicules des pompiers de l'unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile de Brignoles dans le Var, forte de 50 hommes, étaient à pied d'oeuvre dans les ports de La Flotte et de Saint-Martin-de-Ré. Venue de Mont-de-Marsan dans les Landes, une équipe des services de secours et d'incendie était également à pied d'oeuvre à Ars-en-Ré. Quant aux pompiers de l'Île de Ré, ils sont intervenus dans toutes les communes de notre île et continuent à le faire.  Les équipes de la sécurité civile ont contribué à l'installation de nombreux groupes électrogènes, épaulées par celles des services d'ERDF.  A tous, un grand coup de chapeau et un grand merci de la part de tous les Rétais.

Il faudra encore du temps, pour que les affres de Xynthia aient disparu, et il ne faut pas oublier tous ceux qui ont tout perdu. D'ailleurs, je me suis arrêté à la mairie de La Flotte, pour déposer des vêtements  préparés par mon épouse, qui  pourront servir à  quelques-uns de ceux ou de celles, qui n'ont même plus rien à se mettre sur le dos.
      Pich
Par Pich - Publié dans : mer et bateaux - Communauté : Île de Ré
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