mer et bateaux

Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 17:56
La météo avait déclenché une alerte rouge dans plusieurs départements dont celui de la Charente maritime. La nuit dernière, l'Île de Ré n'a pas été épargnée et a vraiment "dérouillé". En ce qui me concerne, je craignais un peu pour la toiture de ma maison, car le vent a soufflé en rafales, jusqu'à 150 km/heure. Quelques tuiles ont bougé, mais rien de bien grave.

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Par contre, le port de La Flotte a bien souffert.

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Le Parking  sous terrain du Clos Biret était sous l'eau.

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les accès du parking sous-terrain étaient sous l'eau
Tous les commerces du quai Sénac ainsi que ceux  de la rue Charles de Gaulle, celle  qui mène du port au marché,  ont été inondés.


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magasin de vêtements, bureau de tabac et maison de la presse gravement endommagés par l'eau

Il y a eu plus d'un mètre d'eau entrée à l'intérieur de certaines échoppes, qui ont subi de très importants dégâts.

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les pieds dans l'eau...
Seul l'enseigne de cette crêperie du bord de mer, était de circonstance.

Toute l'île a souffert de chutes d'arbres   et d'inondations et l'on dénombre malheureusement deux victimes, à La Flotte . Le village du Bois-Plage semble avoir été épargné par la tempête. Celui de Saint-Clément-des-Baleines  n'est plus protégé par les digues et, avec les forts coéfficients de marée actuels,  il risque d'être envahi par la marée montante, deux fois par jour. Déjà en pleine nuit de ce 28 février 2010, il fallut évacuer tous les habitants de l'un de ses hameaux, qui était menacé par la mer.
Au total, il y aurait près de 10 kms de digue à reconstruire sur l'Île de Ré.

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l'Océanide a été projeté par la houle, sur le quai du port de Saint-Martin-de-Ré

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Tous les ports ont eu des soucis et la houle a projeté sur le quai de Saint-Martin-de-Ré, l'un de ses plus gros bateau de pêche.
Je n'ai pas pû faire le tour de l'île, mais ayant entendu à la radio que la digue du Martray avait "explosé" la nuit  dernière, sous les coups de boutoir de la tempête, je me suis rendu sur place. De nombreuses routes et rues étaient coupées et des déviations avaient été mises en place.
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rue d'un quartier de La Couarde inondée
Pour me rendre au Martray, j'ai été contraint de passer à l'intérieur de La Couarde où, alors qu'il était  déjà 15 heures, les rues d'un quartier étaient encore sous l'eau.

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deux heures avant que la marée soit haute, ce qui est habituellement un parking, était déjà envahi
par l'eau de mer, sous l'effet de la houle.



Arrivé sur place, j'ai pu constater que la digue du Martray avait, malheureusement, bien "explosé" la nuit dernière, à l'endroit le plus étroit de l'île. Des pelleteuses étaient en action pour essayer de la reconstituer provisoirement.

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les vacanciers  étaient venus cueillir des gerbes d'écume de la mer en colère

Il y avait foule et la mer qui ne semblait pas troublée par cette affluence, lançait ses gerbes d'écume.

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une de ces gerbes d'écume

Les rétais retiendront que durant  cette terrible nuit  du 28 février 2010, au clair de lune, Xynthia et la mer ont découpé notre île en trois morceaux, la ramenant peu ou prou, à la configuration... qui était la sienne jusqu'au XIIème siècle !  Après que la puissante Xynthia ait créé des brèches dans la digue du Martray, la mer a envahi les terres et coupé les villages d'Ars,  de Saint-Clément et des Portes, de ceux du sud de l'île. Le village de  Loix, quant à lui, bloqué entre l'océan et  les marais, avec sa route submergée,  se retrouvait isolé aussi. D'après les anciens Rétais, il faut remonter à 1941 pour retrouver semblable situation.

Voilà mes amis un point sur la situation dans l'Île de Ré mais, par rapport à ce qui s'est passé en Vendée, dans les villages gravement endeuillés  de l'Aiguillon -sur-Mer et de La Faute-sur-Mer, nous aurions  pu connaître pire encore.


     Pich
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 18:14
Pour tout vous dire, il faut le découvrir pour savoir qu'il y a un carrelet sur l'Île de Ré. Il est installé à Rivedoux-Plage, à l'entrée de l'île donc, mais du côté pertuis Breton.

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Il est visible du fort de la Prée ou à bord d'un bateau.   Sinon, il faut marcher sur la grève jusqu'à lui.



   Pich
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 17:34
Cet article est un voyage dans le temps qui nous emmène sur les bancs de Terre-Neuve, dans l'océan atlantique nord, où des  milliers de terre-neuvas en bavèrent vraiment...!

En 1627, Fécamp  dénombrait près de 20 vaisseaux qui partaient  chaque année sur les bancs de Terre-Neuve pour pêcher la morue.
Les guerres de Louis XIV brisèrent cet essor, qui reprendra progressivement au 18ème siècle. Lors d’un dénombrement effectué en 1764, sur les 36 navires à quai,   6 furent armés pour le commerce des îles (Cayenne, Antilles), 12 pour le cabotage,      2 pour Terre-Neuve et 16 pour le hareng et le maquereau (archives de Fécamp).

À la veille de la Révolution, 14 navires fécampois furent "armés" pour la pêche morutière sur les bancs de Terre-Neuve. À cette époque, la morue était pêchée avec de simples lignes à mains, directement filées à partir du bord du navire par les marins, installés dans des tonneaux, à l’extérieur du bastingage.

C'est en 1789, que le capitaine dieppois Sabot eut le premier, l’idée de remplacer ces lignes à mains par des lignes dormantes ou lignes de fond. Appelées également "harouelles", ces lignes très longues, garnies d’un grand nombre d’hameçons étaient tendues au fond de l’eau , maintenues par des plombs.
Bien que d’un rendement supérieur, cette nouvelle méthode de pêche fut d’abord décriée, jugée dangereuse pour les matelots. Elle  ne s’imposa définitivement que vers 1830-1840. Pour déposer les lignes et les relever, deux lourdes chaloupes, longues d'environ huit mètres  étaient ulilisées, montées chacune par un équipage de six à huit hommes. Encombrantes et difficiles à manier, ces embarcations pouvaient être terriblement meurtrières. En  cas de perte, c’était  près de la moitié de l’équipage qui disparaissait d’un seul coup !

Le Doris vit le jour aux Etats-Unis dans les années 1850-1870, pour être utilisé par les goélettes américaines, pour la pêche à la morue sur les côtes du Labrador. En 1876, des capitaines fécampois ramenèrent de Terre-Neuve quelques exemplaires de doris, petites embarcations à fond plat, construites avec des bordages à clin.

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Trois-mâts barque fécampois en pêche à Terre-Neuve
On voit bien les deux dorissiers entrain de jeter les morues sur le pont du navire,
à l'aide de leur piqueux, grand bâton terminé par une pique

(aquarelle gouachée signée DROY)

En 1877,  4 armateurs décidèrent de l’essayer et 4 ans plus tard, l’ensemble de la flotte morutière en fut équipé.

L’utilisation du doris présentait effectivement de nombreux avantages. Léger, ne mesurant que sept mètres de long, le doris était empilable et aisément transportable. Sa mise à l’eau quotidienne, pour aller tendre les lignes de fond puis les relever, et son remontage à bord du voilier pour la nuit, s’en trouvaient facilités.
Au temps des chaloupes, deux seules lignes de fond étaient mises à l’eau. L’utilisation de doris, au nombre d’une douzaine par navire, élargit considérablement le territoire de pêche et accrut la production morutière industrielle.
Auparavant, quand une chaloupe était perdue, c’était un équipage de huit hommes qui disparaissait. Avec deux hommes par doris, le risque se trouva minimisé.
C'est pourquoi des centaines de doris furent construits chaque année,  d'autant que la législation imposait alors de les changer, après deux campagnes sur les bancs.

Pour la pêche en doris,  deux tirages au sort avaient lieu sur le navire. Le premier, juste après le départ de Fécamp, pour l’attribution des doris à chaque équipage ; le second, sur les bancs, pour la répartition des "aires de vent", position des doris par rapport au voilier. Puis les dorissiers tiraient au sort leur aire de vent. La rose était divisée en douze sections égales, l’un recevait le nord, un autre le nord-est, etc… Chacun de son côté, telle était la règle invariable. » (Marcel Ledun, 1963)
Après avoir « boëtté », c’est à dire pêché le bulot, principal appât de la morue, les hommes partaient à bord des doris en fin d’après-midi, pendant plusieurs heures, pour poser les lignes dans les aires de vents.
« L’aventure des dorissiers étaient quotidiennement une aventure dangereuse. Ils n’étaient jamais plus de deux à bord : le patron et son « avant ». Parfois, les hommes devaient ramer deux, trois ou quatre heures entières dans un milieu particulièrement hostile : tempêtes, icebergs, cachalots, et surtout... la brume, si dense   que du bord, on ne voyait même pas les hautes vergues ; le tintement de la cloche était la seule sécurité des dorissiers sur la route du retour. (...) Il arrivait par fort vent contraire que le tintement ne fût pas entendu. (...) La plupart des pêcheurs qui ne sont jamais revenus de Terre-Neuve, ont péri de cette façon ». (Marcel Ledun, 1963)

À l’aube, les pêcheurs quittaient à nouveau le navire pour le relevage des lignes qui durait de 4 à 6 heures, suivant l’état de la mer.

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Relevage des lignes à bord d'un doris
(photo Assosciation Fécamp Terre-Neuve)

Les terre-neuvas entassaient les morues dans chaque doris, souvent au risque de le faire chavirer ! Revenus près du voilier, les dorissiers jetaient les poissons sur le pont du navire à l’aide d’un piqueux, bâton terminé d’une pique. Commençait ensuite le travail du poisson...

Je tiens à dire un grand merci à l'Association Fécamp Terre-Neuve, grâce à laquelle j'ai pu publier cet article. Je vous mets ci-dessous,  un lien, pour que vous puissiez  vous rendre, sur le site  très intéressant, de cette association.

Cliquez sur link
     
Sources:
Marie-Hélène Desjardins
Conservateur du musée des Terre-Neuvas & de la pêche.
© Musée des Terre-Neuvas de Fécamp.


     
Pich
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 20:37
Vendredi 18 septembre 2009, veille  des Journées Européennes du Patrimoine, Maxime BONO, Député de Charente-Maritime, Maire de La Rochelle et Patrick  SCHNEPP, Directeur-Conservateur du Musée Maritime de la ville, avaient convié la population rochelaise et celle des environs, à assister à la remise à l'eau du remorqueur Saint-Gilles, et au lancement des journées "Alors, raconte !". Malgré un temps gris et nuageux, la foule répondit massivement à cette invitation. 

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le Saint-Gilles à flot... 

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entouré par la foule sur les quais

Toutes les personnes présentes purent constater qu'après avoir été libéré du "cordon ombilical" qui le reliait encore au slipway, la marée montante aidant, le  Saint-Gilles   flottait de nouveau.

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du pont du remorqueur Saint-Gilles, Patrrick  SCHNEPP, directeur du Musée Maritime s'adressait à la foule des spectateurs, en compagnie de Maxime BONO, député et maire de La Rochelle, à ses côtés.

Construit en 1958  par les Ateliers et  Chantiers de La  Rochelle-Pallice, le "Saint-Gilles", remorqueur portuaire et de haute mer, commença sa carrière au port de Saint-Nazaire. Ensuite et durant treize ans,  il exerça en rade de Brest de 1967 à 1980. Il termina sa carrière au port de La Pallice, où il fut désarmé en 1989, il y a déjà... vingt années.


Image Hosted by ImageShack.us  C'était le 28 février dernier, le "Saint-Gilles" installé sur le slipway
au bassin des Chalutiers
, se refaisait une beauté

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C'était mercredi matin dernier: d'ultimes soins lui étaient donnés

En plus de sa mission de  remorquage des bateaux dans les ports où il fut affecté, il  remplit de nombreuses missions d'assistance, par mauvais temps, au large et vers l'Île de Ré, lors de sa dernière affectation.

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le Saint-Gilles, vu d'en haut du slipway

Le "Saint-Gilles" peut se targuer d'avoir participé, le 11 mai 1960, au lancement du paquebot FRANCE à Saint-Nazaire. En 1963, il participa au long remorquage du croiseur "Tourville", de Brest à Toulon.

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une bien belle coque, que celle du Saint-Gilles !

Classé monument historique en 1995, le "Saint-Gilles",   est la propriété du Musée maritime de La Rochelle, depuis 1989.  Rendu de nouveau apte à la navigation, il a été remis à l'eau, comme prévu, ce vendredi 18 septembre 2009.
La flotte patrimoniale du Musée Maritime de La Rochelle est riche de 8 navires, dont 6 sont classés: la frégate météorolique France 1, le remorqueur Saint-Gilles, la vieille drague TD6,  le Joshua compagnon de route du mythique navigateur Bernard Moitessier, les chalutiers Angoumois et  Manuel Joël.

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la frégate météorologique "France 1"

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le chalutier de pêche Angoumois

Il convient d'y ajouter 2 navires non classés: la vedette Duperré  Canot Major et Capitaine de Frégate Leverger, canot de la SNSM.

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Capitaine de frégate Leverger,  canot de la SNSM

Pour prendre connaissance des récits de marins dans la rubrique "Alors, Raconte !", sur le site du Musée Maritime de La Rochelle...
Il vous suffit de cliquer sur link
Vous y pourrez lire notamment, dans la rubrique : Alors raconte la pêche rochelaise, le récit de campagne de pêche hauturière de mon ami Jean-Pierre Morin, à bord de l'Evel. Par la même occasion, vous ferez connaissance avec les oeuvres d'un peintre talentueux.
   
       Pich
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 14:48
En ces temps pascaux où il ne fait pas forcément bon mettre tous ses oeufs dans le même panier, où vous avez besoin de décompresser, de rompre avec le quotidien, je vous invite à aller vous rafraîchir en mer, à bord de somptueux voiliers. En effet, la communauté "Reportages marins" que j'ai créée il y a quelques mois, regorgent de splendides images. Prenez donc le temps de les découvrir pour en profiter.

Sur les 33 blogs que compte la communauté, je vais aujourd'hui vous en faire découvrir seulement deux et vous mettre les liens correspondants, pour vous y rendre d'un simple clic. Je vous souhaite de belles images et de belles balades en mer.

Ces photos ont été prises par Bjorn, lors de la Bucket 2005. Elles sont au nombre de 74 et gardent toute leur fraîcheur.

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La Bucket 2005 par Bjorn

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La Bucket 2005 par Bjorn

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La Bucket 2005 par Bjorn

Et puis, n'hésitez surtout pas à les regarder en utilisant l'affichage plein éc
ran.
Retrouvez-les en cliquant ci-dessous sur link.



Les trois qui suivent, ont été prises par Patrick Hanez, lors des Régates royales de Cannes 2008. Vous en avez 54 autres  à voir.


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Régates royales de Cannes 2008  (photo Patrick Hanez)


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Régates royales de Cannes 2008  (photo Patrick Hanez)

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Régates royales de Cannes 2008  (photo Patrick Hanez)

Bien que "renversantes", ces quelques images ne sont que du bonheur pour les yeux !

Retrouvez la galerie de photos  des régates royales de cannes, en cliquant, ci-dsssous, sur link.


         Pich
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 17:48
Il semble bien que rien n'arrête les pirates somaliens qui redoublent d'activité et font des prises de bateaux de plus en plus gros. La semaine dernière, après la capture du Tanit, voilier de 14,50 mètres de long , ils ont arraisonné le  MV Buccaner, un remorqueur de 75 mètres de long, avec 16 hommes d'équipage à bord. Et en ce début de semaine, toujours au large de la Somalie, par un beau clair de lune, au cours de la nuit de lundi à mardi, ils se sont emparés du Irene EM, un vraquier de 35.000 tonnes, battant pavillon de Saint-Vincent et Grenadines, avec à son bord 22 membres d'équipage. Dans la journée de mardi, c'était au tour du Sea Horse, un autre cargo battant pavillon togolais, d'être pris.

Image Hosted by ImageShack.usTanit, voilier de 14,50m de long, battant pavillon français, avec 5 passagers à bord
(album photo du blog tanit)

Image Hosted by ImageShack.us le MV Buccaner, remorqueur battant pavillon italien, avec 16 membres d'équipage à bord
(Reuters/Microperie Marine Contractors)

Image Hosted by ImageShack.usl'Irene EM, vraquier  battant pavillon deSt-Vincent et Grenadines, avec 22 membres d'équipage à bord (AP)

Il est vrai que cette route maritime qui permet d'accéder au canal de Suez, en évitant le contournement de l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, est l'une des plus fréquentées au monde. Par cette route stratégique transitent, le tiers du pétrole brut mondial et un peu plus de 10% du commerce maritime. C'est pourquoi une vingtaine de bâtiments de guerre  chargés de patrouiller et d'escorter des  convois de navires, ont été déployés  par de nombreux pays, dont les États-Unis et des membres de l'Otan. Par l'opération Atalante, l'Union européenne,  y participe pour la première fois, mettant en commun des forces aéronavales.
Les actes de piraterie sont en constante augmentation, au large des 3 000 km de côtes somaliennes. Les pirates sont lourdement armés et s'aventurent de plus en plus loin de leurs ports, sur de petites embarcations  très rapides.
Actuellement, ce sont près de 300 marins et pas moins de 18 navires, allant du bateau de pêche au porte-conteneurs, en passant par le vraquier, qui sont  détenus par différents groupes de pirates. Selon le Bureau maritime international, 140 navires  ont été attaqués au large de la Somalie en 2008, soit quatre fois plus qu'en 2007.  Et à ce que l'on peut consater, 2009 démarre très fort ...

Le président américain Barack Obama s'est dit déterminé à lutter contre la piraterie, en traduisant en justice les auteurs de ces "crimes".
Le président français Nicolas Sarkozy  agit de même, puisque les trois pirates somaliens arrêtés le 10 avril 2009, au cours de l'opération militaire française pour libérer les otages du Tanit, viennent d'arriver en France pour y être jugés. Transférés mardi soir à Rennes, ils ont été placés en garde à vue. Ils encourent  une peine de  réclusion criminelle à perpétuité. Douze autres pirates sont détenus dans les prisons françaises, suite aux prises d'otages en 2008, au large de la Somalie de deux autres voiliers:  le Ponant et le Carré d'As.

Aujourd'hui mercredi, le ministère français de la Défense  a annoncé que la marine française avait arrêté onze pirates somaliens. L'opération se serait déroulée à quelque 900 km à l'est de Mombasa. L'hélicotptère de la  frégate de surveillance Nivôse avait répéré les pirates, mardi soir. Sa présence avait d'ailleurs permis de déjouer l'attaque des  pirates, contre un pavillon Libérien.  Les flibustiers naviguaient sur un bateau mère (embarcation longue de 10 mètres transportant, entre autres, 17 fûts  de carburant) et sur deux speed-boats d'assaut.

Image Hosted by ImageShack.usla frégate de surveillance Nivôse
(photo Marine nationale)

Patrouillant dans le cadre de l'opération  européenne Atalante, la frégate Nivôse a pisté discrètement les embarcations,  toute la nuit, puis est intervenue au lever du jour. Les onze bandits des mers, après avoir  été arrêtés, ont été transférés sur la frégate Nivôse.

       Pich

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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 23:22
Hier après-midi les rescapés du voilier Tanit retrouvaient le sol français, en atterrissant sur le tarmac de l'aéroport militaire de Villacoublay, où les attendait  Hervé Morin, le ministre de la Défense.   Le Falcon qui avait été spécialement affrêté pour le rapatriement des ex-otages par le ministère de la Défense,  atterrit alors qu'il était presque 17 heures.   Il venait de Djibouti.

Le retour des ex-otages intervenait  quarante huit heures après l'assaut des commandos de marine. Florent Lemaçon aurait eu le  réflexe et le temps de protéger des tirs son épouse Chloé et son fils Colin avec un matelas, avant qu'il ne soit mortellement touché.

Sur le blog que  tenait  Chloé, ce sont plus de 600 messages de soutien et de condoléances qui  ont été adressés à l'épouse de Florent, à son fils Colin, à ses parents, ses beaux-parents et à tous ses proches.

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Florent Lemaçon, le skipper de la Tanit


Malgré la douleur et le chagrin immense,  le père de Florent a rendu à son fils, le plus beau des hommages:

" Avec son sens de la morale, un pacifiste est mort,
   Avec son amour des Africains, de l'Afrique, un voyageur est mort,

   Avec le rejet du confort, du monde l'argent, un rêveur est mort,
   Avec une grande passion et connaissance de la mer, un marin est   mort,
     Avec le goût de la liberté, un philosophe, un musicien est mort."
 
C'est vrai que beaucoup de marins rêvent de voyages au long cours, sans oser franchir le pas. Mais, tout  marin sait bien que dès qu'il part, il prend des risques et pas uniquement celui... de la piraterie ! Il suffit de se reporter au dernier Vendée Globe par exemple ou bien encore à la Grande Traversée Atlantique, pour s'en convaincre.

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La Tanit,
barrée par Forent Lemaçon, un pacifiste, voyageur rêveur
 et musicien,  un marin mais avant tout, un homme.

Florent Lemaçon, lui a osé.



      Pich

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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 22:10
Dorian, Steven, Chloé Lemaçon et son petit Colin, les quatre rescapés du voilier Tanit, libérés vendredi, au large de la Somalie par l'armée française, rentreront demain en France. Ils étaient samedi à Djibouti.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a déclaré qu'une autopsie serait pratiquée, pour déterminer si Florent Lemaçon, l'otage mortellement blessé lors de l'assaut, a été tué par un tir français ou par les pirates. L'avion qui les rapatriera doit atterrir dimanche, en fin d'après-midi à l'aéroport militaire de Villacoublay,  dans les Yvelines. Le ministre de la Défense, Hervé Morin les accueillera.

Quant au corps de Florent Lemaçon, il arrivera ultérieurement en France où il sera autopsié. Le ministre de la Défense a précisé sur Europe 1, qu'il y aurait une enquête judiciaire, donc une autopsie, car il ne pouvait pas  être exclu, que dans l'échange de tirs entre les pirates et les commandos français, le tir soit français.

Les deux pirates capturés vont être amenés en France pour faire l'objet d'une procédure judiciaire.
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  le Tanit aux mains des pirates (photo armée française-ecpad)

Voici, rapporté par le ministère de la Défense, le déroulement de l'opération de libération de vendredi:

"15h30,heure de Paris: Trois pirates présents sur le pont sont neutralisés par des tireurs d'élite. Deux sont tués sur le coup et un tombe à l'eau. Trente secondes plus tard, huit fusiliers-commando en zodiac, sont au niveau du Tanit, sur lequel ils montent, deux à l'avant, deux à l'arrière, le reste au centre. Deux otages à l'avant du bâtiment et deux à l'arrière sont immédiatement sécurisés sains et saufs. Mais au moment même où les commandos arrivaient sur le Tanit, il y a eu des tirs de Kalachnikov effectués par les pirates, et c'est en descendant dans le carré, qu'il y a eu un échange de tir et que Florent Lemaçon a été mortellement touché".

Le commandant Boutet précisait aujourd'hui  sur France-Inter, que les quatre otages rescapés avaient été transportés à bord de la frégate l'Aconite, quelques minutes après l'assaut, extrêmement marqués, touchés, très attristés par le décès de Florent Lemaçon.

Au moment de l'assaut, le voilier en panne de moteur  dérivait vers les côtes du Puntland, au nord-est de la Somalie. Il n'était plus qu'à 20 milles nautiques  de Ras Hafun, localité située à environ 160 kilomètres au sud du cap Guardafui, à l'extrémité de la Corne de l'Afrique, à l'entrée du golfe d'Aden.

Le ministre de la Défense indiquait  cet près-midi que 15 bateaux étaient encore détenus dans la région du golfe d'Aden, dont certains depuis plusieurs mois, et que 243 otages se trouvaient entre les mains des pirates.

Lesquels pirates n'arrêtent plus d'arraisonner des bâtiments... encore un aujourd'hui, le MV Buccaner,  remorqueur américain de 75 mètres de long, battant pavillon italien avec 16 membres d'équipage à bord (10 Italiens, 5 Roumains et 1 Croate), arraisonné dans le golfe d'Aden.

Image Hosted by ImageShack.usPropriété de Micoperi Marine Contractors, le MV Buccaner arraisonné samedi dans le golfe d'Aden
(Reuters/Microperi Marine Contractors)


Les pirates somaliens, qui font de leur activité criminelle l'une des plus florissantes et lucratives d'un pays en guerre civile depuis 1991, ne cessent d'étendre leur rayon d'action, au nez et à la barbe des navires de guerre,  déployés  par les grandes puissances
dans la région, qui est devenue une zone de non-droit.

Pour celles et ceux qui croient que l'injustice économique  existante entre l'Occident et l'Afrique, serait le moteur de ces pirates, je leur conseille de prendre connaissance du reportage qui a pu être réalisé, au coeur du fief de la piraterie en Somalie: 

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/11/19/01006-20081119DIAWWW00614-somalie-ces-bandits-des-mers-qui-defient-le-monde.php

Dans ce reportage, vous découvrirez le groupe des "gardes-côtes " fort de 350 hommes, composé d’anciens miliciens et de pêcheurs désoeuvrés qui ont commencé à rançonner les navires, il y a quelques années, pour protester contre la pêche intensive des chalutiers étrangers dans les eaux somaliennes. Lourdement armés, ces pirates sont aujourd’hui hors de contrôle. Mais à la tête de cette armée de pirates, leur chef gagne 350.000 dollars par an.

Ces pirates ne sont autres, que des bandits des mers qui n'hésitent pas à aller de plus en plus loin des côtes, pour commettre leurs forfaits. Ils n'ont à mes yeux, aucune excuse.
Continuez d'apporter par vos messages, votre soutien à Chloé, au petit Colin et à leur famille, en laissant un commentaire sur le blog de Tanit que tenait Chloé.
Pour ce faire, cliquez ci-dessous sur link.

Merci pour eux.


       Pich

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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 22:58
Cruel dénouement et terrible nouvelle,  que celle de la mort du papa de Colin, à bord du Tanit, aujourd'hui vendredi 10 avril, veille du week-end pascal. Ce soir, tous les marins du monde et les voileux en particulier, sont en deuil. Nos pensées vont à Chloé l'épouse de Florent, aux parents de Florent, à sa famille, à sa belle-famille, sans oublier Colin le petit bonhome de marin.

Image Hosted by ImageShack.usFlorent Lemaçon, le skipper de Tanit

Une opération militaire pour libérer les cinq navigateurs capturés, samedi dernier par des pirates, a été lancée aujourd'hui vendredi 10 avril 2009. Malheureusement, elle s’est soldée par la mort d’un des otages français, Florent Lemaçon, le skipper de Tanit, âgé de 28 ans. Deux pirates ont également été tués et trois autres capturés par les militaires français. Les quatre autres otages sont sains et saufs.

"La France ayant une politique constante qui est de refuser les actes de piraterie et d’éviter que ses ressortissants ne soient conduits à terre comme otages", l’intervention aurait été décidée après l’échec,  jeudi, de négociations directes entre les pirates et la marine française. La crainte était dès lors, que les pirates déposent leurs otages sur la côte, ce qui aurait rendu malaisée, voir impossible, toute intervention armée.

Florent Lemaçon aurait été mortellement touché, lors d'un échange de tirs entre pirates et forces spéciales.

J'adresse mes plus sincères condoléances à Chloé son épouse, aux parents de Florent à sa famille et à sa belle famille, en mon nom personnel et  pour la communauté  toute entière de "Reportages marins". Je ne saurais oublier d'avoir une pensée pour Steven et Dorian, les amis du couple Lemaçon, présents à bord de Tanit.

Si vous souhaitez en faire autant, rendez-vous sur le blog tenu par Chloé. Malgré le chagrin et la peine immense,   vos marques de sympathie lui seront certainement d'un précieux réconfort moral, quand elle en prendra connaissance.

Cliquez sur link ci-dessous  et laissez votre message, sous forme de commentaire.


Merci.

     Pich
Par Pich - Publié dans : mer et bateaux - Communauté : Reportages marins
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 11:02
Nous attendons tous de recevoir de bonnes nouvelles en provenance du bord de Tanit. Dans cette attente, il m'a semblé opportun de rappeler les motivations de Florent et Chloé Lemaçon qui les ont conduits à entreprendre ce voyage, pour une nouvelle vie.
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Florent à la barre, son épouse Chloé et leur petit Colin posaient, juste avant le départ
(source le blog de tanit:http://tanit.over-blog.fr)

Voilà ce que Florent et Chloé disaient avant leur départ:

"Pour nous, partir, c'est en fait juste vivre autrement...
Nous ne voulons pas devenir riche et célèbre, nous ne voulons pas nous enfermer dans le quotidien de la vie occidentale, nous voulons cesser de consommer à tout va...c'est pourquoi ce voyage nous correspond.
Vivre ensemble, travailler pour le nécessaire, partager avec les peuples rencontrés, profiter de la vie tout simplement !"


Image Hosted by ImageShack.usTanit quittait Berder pour un long périple (Photo blog Tanit)

Leur bateau "Tanit " est un ferro-ciment de construction amateur datant de 1976.  Et  malgré les quelques petites modifications apportées, c'est un plan Joshua. Le premier propriétaire a supprimé le mât d'artimon après une transatlantique. Cotre norvégien, Tanit mesure 12,33m (14,50m hors tout) de long, pour 3,68 m de large et pèse 15 tonnes en charge. Sa réserve de carburant est de 150 litres. Celle en eau douce est de 500 litres, stockée dans deux réservoirs de 200 litres et cinq jerricans.

C'est ainsi que le 26 juillet 2008 à 14 heures, Tanit et son équipage quittèrent Berder dans le golfe du Morbihan, pour un très long périple.

Retrouvez toutes les étapes  effectuées par Tanit, sur leur blog (qui fait partie des 33 blogs de la communauté "Reportages marins" que j'anime), et continuez de les soutenir, en leur laissant un message,  dans les commentaires. Ils seront certainement très heureux de les trouver, dès qu'ils pourront les lire.


Pour accéder à leur blog , cliquez ci-dessous sur link.

Merci pour eux.
     
          Pich



Par Pich - Publié dans : mer et bateaux - Communauté : Reportages marins
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Profil

  • Pich
  • Et...passer le pont!
  • Homme
  • Photo Nature Peinture Mer Bateaux
  • Artiste-peintre, photographe,je peins des marines et imprime certaines de mes photos sur toile, devenant de vrais tableaux. J'aime la mer et l'île de Ré où j'habite.J'anime la communauté "Reportages marins" regroupant 74 blogs à découvrir.

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